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De plus en plus actif dans le domaine de la conduite autonome, Stellantis semble vouloir passer à la vitesse supérieure. Le géant automobile s’associe à Wayve et Uber pour déployer des robotaxis de niveau 4 (sans conducteur).
Après plusieurs années d’expérimentations, les robotaxis quittent progressivement les laboratoires pour rejoindre les rues de certaines grandes métropoles, en particulier aux États-Unis et en Chine. Mais leur déploiement reste complexe. Pour les constructeurs automobiles, il est extrêmement difficile d’avancer seul. Très peu s’y risquent, car il faut des véhicules adaptés, un logiciel de conduite autonome suffisamment fiable et une plateforme capable de mettre ces voitures en relation avec les passagers… Ça fait beaucoup !
Face à des acteurs spécialisés comme Waymo, les constructeurs traditionnels multiplient les alliances. Stellantis vient justement de conclure un protocole d’accord avec Wayve et Uber, avec l’ambition de développer des services de transport sans conducteur à grande échelle. Le groupe automobile sera chargé de concevoir et de produire les véhicules, Wayve apportera son système de conduite autonome fondé sur l’intelligence artificielle (IA) et Uber intégrera les voitures concernées à son application.
Stellantis s’appuiera sur des plateformes préparées pour une conduite autonome de niveau 4, sans conducteur. C’est la société britannique Wayve, déjà partenaire de Stellantis dans le domaine des aides à la conduite avancées, qui est en charge de développer cette techno. Sa technologie repose sur une approche dite « end-to-end ». Concrètement, l’intelligence artificielle embarquée analyse directement les informations fournies par les capteurs afin de prendre les décisions nécessaires à la conduite.
L’entreprise anglaise affirme que cette méthode permet d’adapter plus facilement les véhicules à de nouvelles villes. Contrairement à certaines solutions concurrentes, son système ne nécessiterait pas la création préalable de cartes détaillées pour chaque zone de circulation. Une promesse qui devra faire ses preuves lors des phases de validation.
De son côté, Uber aura pour mission de mettre les futurs robotaxis à la disposition des utilisateurs par l’intermédiaire de son application. C’est la stratégie adoptée par le groupe américain depuis plusieurs années. Actuellement, Uber a déjà noué plus de 20 partenariats mondiaux avec des acteurs en tout genre, notamment Waymo, Volkswagen, Pony.ai, Nvidia, Mercedes, etc. Uber a fait le choix de ne plus concevoir elle-même la technologie, mais de devenir une plateforme d’agrégation. C’est plutôt malin.
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Conduite autonome : Tesla a-t-il enjolivé les performances de son FSD pour convaincre l’Europe ?Pour Stellantis et Wayve, ce nouvel allié offre donc un accès immédiat à une importante clientèle potentielle, partout à travers le monde, sans avoir à développer un nouveau service de réservation. Les trois groupes envisagent des déploiements en Europe et en Amérique du Nord. Nous n’avons en revanche aucune information sur le calendrier. Cet accord reste pour l’instant au stade du protocole d’entente, mais il confirme les ambitions grandissantes de Stellantis dans le domaine de la conduite autonome.
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