La suite de votre contenu après cette annonce

Le logiciel d’assistance à la conduite Full Self-Driving (FSD) de Tesla est aux portes de chez nous ! La Flandre vient d’accorder son feu vert pour que des Tesla « autonomes » puissent circuler sur la voie publique. La France va-t-elle suivre ?
Le déploiement du FSD de Tesla progresse désormais jusqu’aux frontières françaises. Annick De Ridder, la ministre flamande de la Mobilité, a signé une autorisation qui permet l’utilisation du Full Self-Driving de Tesla sur la voie publique. Bien que la décision ait été prise en Flandre, elle est valable dans les trois régions du pays et ouvre donc au système l’ensemble du réseau routier belge. La Belgique devient ainsi le cinquième État membre de l’Union à l’autoriser, après les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie et le Danemark.
À lire aussi
Comment Uber espère encore remporter la course de la conduite autonomeCette validation intervient seulement quelques semaines après le début des essais menés en Belgique. Pour accélérer la procédure, les autorités flamandes ont pu s’appuyer sur les données déjà recueillies par le RDW, l’organisme néerlandais chargé de l’homologation des véhicules. Les tests belges ont donc principalement servi à étudier les différences entre les infrastructures, la signalisation et les règles de circulation dans le pays.
Malgré son appellation, le FSD ne transforme pas encore les Tesla en voitures totalement autonomes. On parle plutôt d’une « conduite assistée ». Le système peut gérer la trajectoire, maintenir le véhicule dans sa voie, effectuer certains changements de file ou adapter sa conduite à son environnement. Mais le conducteur doit rester attentif et pouvoir reprendre le contrôle à tout moment. En cas d’incident, il demeure responsable.
De son côté, Annick De Ridder estime que le dispositif devrait « améliorer la sécurité routière grâce à ses réactions parfois plus rapides que celles d’un humain ».
Le feu vert belge ne met pas fin aux interrogations des régulateurs européens. Plusieurs pays ont soulevé des questions au sujet du respect des limitations de vitesse, ainsi que sur le comportement du logiciel en cas de neige et de verglas. Sans oublier que plus le véhicule semble autonome, plus le risque de relâchement de l’attention augmente. Un ancien dirigeant de la division des voitures autonomes chez Uber a justement détruit son Model X à cause d’un excès de confiance.
Pour le moment, aucune date n’a été annoncée concernant une autorisation du FSD supervisé en France. Le feu vert accordé par plusieurs pays européens pourrait néanmoins faciliter l’examen du dossier. On imagine que les autorités françaises pourraient à leur tour étudier les données issues des essais déjà réalisés.
À lire aussi
« Même moi, je me suis fait piéger » : l’alerte d’un ancien responsable d’Uber sur la conduite autonome de TeslaTesla devra toutefois démontrer que son système respecte le Code de la route français et qu’il peut gérer les spécificités du réseau national. Ronds-points, rues étroites, priorités à droite… Autant d’éléments qui constituent des difficultés à surmonter, mais son déploiement chez nous n’a probablement jamais été aussi proche.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
La France toujours dernière partout
2
Pourquoi vous ne le testez pas au lieu de parler au conditionnel sur les ronds points, la priorité à droite et la neige et le verglas…
1
Va-t-on encore avoir droit au "grand complot contre Tesla" ?
On parle d'une machine, qui se base uniquement sur des caméras pour conduire... Pourquoi les concepteurs du FSD eux-mêmes sont-ils si méfiants ? Pourquoi la flotte de robotaxis reste embryonnaire ? Pourquoi Tesla n'assure-t-il pas lui-même les véhicules en FSD ?
Assurer des VE incapables de faire la moindre faute, ce serait le jackpot assuré !
Et, le plus surprenant, pourquoi les gens n'aiment-ils plus conduire eux-mêmes ?