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Une récente étude de Deloitte révèle le manque à gagner subi par les entreprises européennes du fait de leur dépendance aux batteries pour voitures électriques en provenance d’Asie, et notamment de Chine. Une somme colossale.
La batterie concentre une part importante du coût et de la valeur d’une voiture électrique. Pourtant, malgré la multiplication des usines sur son territoire, l’Europe reste dépendante de groupes asiatiques pour produire les cellules qui équipent ses véhicules. Une situation qui ne pose pas seulement un problème de souveraineté industrielle… Elle prive aussi les entreprises européennes d’une partie des revenus générés par l’essor de l’électrique.
Selon une étude publiée par Deloitte, les fabricants européens pourraient laisser échapper 10,5 milliards d’euros de bénéfices cumulés d’ici à 2030 s’ils ne produisent pas eux-mêmes les cellules nécessaires aux voitures électriques assemblées sur le continent. Le cabinet estime que près de 28 millions de véhicules électriques pourraient sortir des usines européennes à cet horizon, avec des besoins qui approchent les 2 000 GWh.
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Comment l’Europe laisse s’envoler des milliards avec les batteries des voitures électriquesLe manque à gagner est encore bien plus important si on prend en compte l’ensemble de la chaîne industrielle. En intégrant les matériaux importés, les équipements de production ou encore les compétences techniques fournies par des entreprises asiatiques, Deloitte évalue entre 100 et 150 milliards d’euros la valeur ajoutée susceptible de quitter l’Europe d’ici à la fin de la décennie. Une manne colossale.
Le Vieux Continent dispose pourtant déjà de plusieurs sites de production de batteries pour voitures électriques. Mais leur implantation géographique ne suffit pas à garantir que la valeur créée bénéficie aux industriels européens. En 2025, l’Europe représentait 13 % des capacités mondiales de fabrication de cellules, mais 98 % de cette production était contrôlée par des groupes asiatiques. En France, on pense à AESC ou ProLogium.
Et cette dépendance a même tendance à s’accentuer. En 2025, 77 % des batteries destinées aux voitures électriques dans le monde ont été produites en Asie, contre 70 % un an plus tôt. Des groupes chinois comme CATL disposent désormais de leurs propres usines européennes, à l’image du site implanté près d’Erfurt, en Allemagne.
Les industriels européens ne manquent pas nécessairement d’ambition, mais la production de cellules exige des investissements considérables et comporte d’importants risques financiers. Au cours des dernières années, plusieurs projets ont été ralentis, reportés ou abandonnés. Impossible de ne pas citer la faillite du suédois Northvolt, pourtant soutenu par Volkswagen et BMW. Un échec qui a refroidi les investisseurs.
On apprend que notre retard concerne surtout les premières étapes de la chaîne de valeur. L’extraction et le traitement des matières premières représentent entre 50 et 60 % de la valeur ajoutée d’une batterie, contre 15 à 30 % pour la fabrication des cellules.
Aujourd’hui, l’Union européenne cherche à accélérer. Le dispositif « Battery Booster » prévoit notamment jusqu’à 1,5 milliard d’euros de prêts sans intérêt pour accompagner la montée en puissance des fabricants de cellules. Les projets retenus devront être implantés dans l’Espace économique européen et disposer d’une capacité minimale de 10 GWh. Des entreprises comme ACC, Verkor ou PowerCo devraient profiter de ce soutien.
Mais leur réussite dépendra de leur capacité à passer des effets d’annonces à une production rentable. Car au-delà de l’origine des batteries, c’est aussi la compétitivité future de toute l’industrie automobile européenne qui se joue. Et ce défi est loin d’être gagné !
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Disons qu'un ensemble décisionnaire multicéphale comme l'Europe, qui dirige l'union avec une vue court termiste d'économie de marché ne peut lutter efficacement. Elle ne peut lutter contre des pays ou les décisions stratégiques se font avec une vue de marché à 20 ans avec une seule tête pensante et autoritaire.
Pour cela, le pragmatisme des chinois n'est plus à démontrer. Ils se sont dit qu'ils ne pouvaient lutter sur le thermique, qu'ils allaient crever à petit feu tellment leur pays était pollué, donc ils ont pris des décisions réfléchies.
Comme toute stratégie, on défini l'objectif SMART à atteindre à terme et ensuite on cherche les solutions pour y arriver et on s'y tient. Nous, on met des solutions en place sans stratégie claire et surtout on change tout les 4 matins...
Les industriels deviennent fous, alors ils restent l'arme au pied car trop risqué d'investir des milliards sans garanties.
Les chinois ont commencé depuis 20 ans à mettre la main sur les mines essentielles dans le monde, mis au point le raffinage des materiaux de base, formé leurs ingénieurs, subventionné la R & D au besoin et les entreprises. Un peu la réussite de leur "plan Messmer" si on fait un // avec la France d'ingénieurs de l'après guerre dans le nucléaire.
On les a regardé avec amusement et parfois condescendance. Maintenant c'est panique à bord.
Ce qui arrive était tellement prévisible. Les chinois nous ont obligé à créer des joint venture avec leurs constructeurs locaux pour vendre dans le pays. Qu'attends t'on pour leur renvoyer l'ascenseur pour le partage de connaissances et des brevets?
Et les batteries ce n'est pas que pour le transport ne pas l'oublier. Le stockage sera clé pour les énergies renouvelables non pilotables.
Alors même si aujourd'hui on sort des usines de batteries, on sera encore très dépendant des matières premières assez verrouillées par la Chine. Comme on ne veut plus de mines chez nous, ce sera une gageure de s'en sortir et on sera toujours dependant de quelques choses pour nos transports.
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C'est que dalle ! C'est peanuts ! C'est juste une goutte d'eau !
Pour rappel, en 2025:
"Le « plus grand » accord commercial de l’histoire. Le 27 juillet, le président des
États-Unis, Donald Trump, s’est félicité d’avoir conclu un nouveau deal
avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Celui-ci impose 15 % de taxes sur la plupart des produits importés du Vieux continent jusqu’à l’autre bout de l’océan Atlantique.
L’Union européenne s’est aussi engagée à acheter 638 milliards
d’euros d’hydrocarbures en trois ans au pays dirigé par le Républicain
climatosceptique."
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Tout dépend du lieu de raffinage de la matière noire (black mass), issue du broyage et "fusion" des matériaux qui composent les batteries.
Malheureusement en Europe, les étapes du recyclage s'arrêtent à cette matière noire.
Celle-ci est envoyée ... en Chine, pour séparer les différents matériaux et les réutiliser.
En gros, retour à la case départ !
Il y a bien un moment où toute la chaîne de recyclage se fera en Europe, mais quand ?
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