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La Chine supprimera dès le 1er janvier 2027 un avantage fiscal accordé depuis plus de dix ans aux hybrides rechargeables et aux modèles à prolongateur d’autonomie. Derrière une mesure financière limitée, Pékin envoie surtout un message fort : sur le premier marché automobile mondial, les hybrides rechargeables ne sont plus considérés comme la technologie à encourager en priorité.
À partir du 1er janvier 2027, les hybrides rechargeables (PHEV), les véhicules à prolongateur d’autonomie (EREV) ainsi que plusieurs utilitaires électrifiés devront de nouveau s’acquitter de la taxe annuelle sur les véhicules en Chine. Les voitures particulières 100 % électriques et les modèles hydrogène demeurent en revanche exonérés.
Sur le plan financier, l’impact est relativement limité. On parle d’une taxe située entre 360 et 660 yuans par an (43 à 79 euros environ) selon les provinces. Mais l’enjeu est ailleurs. Pour la première fois depuis plus d’une décennie, Pékin retire un avantage dont bénéficiaient les véhicules équipés d’un moteur thermique, même lorsqu’il ne sert qu’en appoint.
A préciser que cette évolution touche également les véhicules déjà immatriculés. Leurs propriétaires devront eux aussi payer cette taxe à partir de 2027.
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En Chine, le véritable gagnant de la voiture électrique s’appelle CATL !La justification du gouvernement est simple : les aides ont rempli leur rôle. Les véhicules électrifiés représentent désormais 62,9 % des ventes de voitures particulières dans le pays, contre moins de 5 % il y a seulement quelques années.
Autrement dit, la Chine estime que la transition est suffisamment avancée pour ne plus soutenir de la même manière les hybrides rechargeables. Résultat : les modèles 100 % électriques concentrent les mesures de soutien, tandis que les PHEV retrouvent progressivement un statut plus proche de celui des véhicules thermiques.
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Voitures hybrides rechargeables : quelles sont leurs vraies consommations ?Cette décision pourrait avoir des conséquences bien au-delà des frontières chinoises. Des constructeurs comme Li Auto, dont toute la gamme repose sur la technologie EREV, voient leur avantage compétitif se réduire sur leur marché domestique. Même constat pour BYD. Si ses hybrides rechargeables DM-i continuent d’occuper une place importante, ce changement pourrait accélérer le développement de son offre 100 % électrique en Chine.
Les marques européennes ne sont pas épargnées. BMW, Mercedes-Benz ou Volkswagen commercialisent elles aussi de nombreux hybrides rechargeables sur le marché chinois. En perdant cet avantage fiscal, ces modèles deviennent un peu moins attractifs face aux véhicules 100 % électriques.
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