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Avec Polestar, Geely voulait se doter d’une nouvelle marque premium internationale. Hélas, les portes se ferment les unes après les autres et l’étoile polaire voit ses perspectives se restreindre. Le marché européen seul pourra-t-il soutenir ce constructeur ?
Le gouvernement Trump ne veut pas de voitures chinoises sur son sol, et il imagine même empêcher les voisins canadiens ou mexicains de traverser son territoire avec de tels véhicules. Sans aller aussi loin pour le moment, il s’appuie sur une loi mise en place sous le précédent gouvernement Biden pour interdire la vente de véhicules embarquant des technologies chinoises, en particulier sur le sujet délicat des services connectés et des données. Premier à en faire les frais, Polestar. La marque du groupe Geely vient ainsi de se voir interdire la vente de ses véhicules sur le sol étasunien après l’année modèle 2027.
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Mais au fait, c’est quoi exactement une voiture électrique chinoise ?Les discussions duraient depuis plusieurs semaines et viennent donc de s’achever sur un verdict sans appel. Polestar pourra juste écouler les stocks existants, s’il trouve des clients prêts à acheter les véhicules d’une marque moribonde. Pourtant, le constructeur devait être assez confiant. Son cousin Volvo, qui exploite en partie les mêmes technologies, s’est vu accorder un feu vert il y a quelques jours à peine. Son identité suédoise est sans doute mieux établie et acceptée que celle de Polestar, sous influence chinoise.
Voici donc une marque qui s’est élancée il y a quelques années en voulant vendre ses véhicules en Amérique du Nord, en Chine et en Europe et qui se retrouve chassée de Chine par les clients et chassée des États-Unis par le gouvernement. Il lui reste donc l’Europe pour survivre, avec une gamme paradoxalement assemblée en Chine et aux États-Unis !
Polestar ne conteste pas la décision étasunienne et fait son deuil de ce marché. Car en réalité, le virage vers l’Europe a été acté depuis plusieurs mois. Le constructeur mise gros sur ses trois prochains modèles, qui nous seront pleinement destinés : le Polestar 4 break, la nouvelle génération de Polestar 2 et surtout le SUV compact Polestar 7… Ce dernier sera d’ailleurs bien produit sur le sol européen. Il est très attendu pour booster des livraisons qui restent modestes sur le Vieux Continent. Seulement 17 000 modèles ont été livrés de janvier à mai en Europe.
Polestar n’est pas le seul à subir les foudres de Washington dans sa guerre contre les voitures chinoises. La meilleure vente de Lincoln est elle aussi sur la sellette. Le Nautilus a en effet le très mauvais goût d’être importé de Chine malgré son blason américain.
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Pour prétendre à de bon résultats en Europe, Polestar - banni des deux plus grandes puissances mondiales - va devoir sérieusement réviser ses prix à la baisse sinon ... l'étoile s'éteindra.
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GEELY, c’est comme STELLANTIS
niveau marques, ils en ont trop avec souvent des positionnements très proches qui
visent les mêmes clients avec des voitures qui partagent technos et plateformes
(VOLVO, POLESTAR, LYNK & CO, SMART, ZEEKR, GEELY, PROTON, LOTUS, LEVC, YUAN
CHENG, CAOCAO, TERRAFUGIA, QIANJIANG, JOMA…).
Mais au moins, ils ont une expertise
avérée dans l’électrique, ce qui n’est certainement pas le cas de STELLANTIS.
Compte tenu de la faible
notoriété de POLESTAR aux USA et d’une gamme fabriquée pour partie en dehors
des US, GEELY a certainement préféré fermer boutique ald de faire les
ajustements industriels requis.
Les VOLVO et les POLESTAR partagent
les mêmes technos et sortent parfois des mêmes chaînes d’assemblage (Caroline
du Sud pour l’EX90 et le POLESTAR 3). Rapatrier toute la production sur le
territoire US n’aurait pas été rentable pour cette petite marque qui n’y a vendu
que 5400 unités en 2025 (-58% vs 2024) contre 122 000 pour VOLVO.
Pour le marché européen, le problème de cannibalisation des marques de GEELY dont la plupart ont des notoriétés confidentielles
reste entier. Ils ont beau jeux de dire que leurs clients viennent des marques allemandes mais comment pourrait-il en être autrement pour une toute nouvelle marque comme POLESTAR qui existe officiellement depuis moins de 12 mois en France.
Plus généralement en Europe, on
frise l’overdose avec ces multiples nouvelles marques chinoises toutes plus ambitieuses
les unes que les autres. N'oublions jamais que tous ces groupes sont co-pilotés par le parti communiste chinois.
Une législation limitant le nombre
de marques serait peut-être une solution pour empêcher ce déferlement néfaste
pour notre industrie. La fabrication en Europe de ces voitures n’y changera
rien car elle se fait parfois dans des usines de fabricants locaux qui jusqu’à très
récemment ont bénéficié de subventions publiques des états ou des régions. Ex STELLANTIS
Rennes : 3,8 millions d’euros de la Région Bretagne en 2023 alors que ce
groupe a réalisé cette année-là 18,6 MILLIARDS de bénéfices.
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Fallait garder le nom Volvo, qui est du vrai premium
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