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Et si la solution à la panne sèche des camions électriques consistait simplement à embarquer une deuxième batterie ? Le géant chinois CATL vient de dévoiler un système inédit associant une batterie échangeable en cinq minutes à une réserve électrique permanente. Une technologie qui promet de réduire les temps d’immobilisation des poids lourds, avec un réseau de 10 000 stations dans le viseur.
L’autonomie et le temps de recharge restent deux obstacles majeurs à l’électrification du transport routier longue distance. Pour les transporteurs, chaque minute passée à attendre une borne représente du temps perdu et potentiellement de l’argent. CATL pense avoir trouvé une réponse à cette contrainte avec une architecture qui repose non pas sur une, mais sur deux batteries complémentaires.
Présentée le 20 octobre 2026, cette technologie baptisée « Dual-Electric Range Extender » associe un imposant pack échangeable à une batterie de secours intégrée au camion. L’objectif est simple : permettre au véhicule de poursuivre sa route même lorsque sa batterie principale arrive en fin de charge, tout en limitant les immobilisations grâce à un remplacement rapide de celle-ci.
La grande nouveauté de CATL tient dans une architecture baptisée « A+B ». Derrière cette formule se cachent deux batteries aux fonctions bien distinctes, conçues pour fonctionner ensemble et éviter qu’un camion ne se retrouve immobilisé lorsque son pack principal approche de la décharge.
La batterie A constitue la principale réserve d’énergie du véhicule. Installée sous le châssis, elle affiche une capacité de 432 ou 513 kWh selon la configuration retenue. Sa particularité est d’être échangeable dans une station dédiée, sans imposer au conducteur d’attendre une recharge complète. CATL prévoit de proposer cette batterie en location. Pour les entreprises de transport, cette formule pourrait réduire l’investissement initial nécessaire à l’achat d’un camion électrique, puisque le pack principal n’aurait pas à être acheté avec le véhicule.
Mais c’est la batterie B qui apporte la dimension la plus originale au système. Fixe et intégrée au camion, elle dispose d’une capacité de 77 kWh. Son rôle ressemble à celui d’un jerrican de secours sur un véhicule thermique, à une différence près : elle contient de l’électricité plutôt que du carburant.
Concrètement, le camion peut utiliser sa batterie principale jusqu’à atteindre seulement 5 % de charge. Le système bascule alors sur la batterie d’appoint, permettant de conserver une réserve d’énergie pour poursuivre le trajet.
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Mahle ajoute un moteur thermique aux camions électriques pour dépasser 800 km d’autonomieEn Chine, l’écosystème de CATL repose en grande partie sur l’échange batterie, encore balbutiant en Europe. Le géant chinois annonce un échange de la batterie principale en seulement cinq minutes. Surtout, son réseau QiJi permet d’accompagner le déploiement ed la technollogie. Le fabricant a notamment standardisé ses batteries échangeables autour de deux formats. Le pack 260#, d’une capacité de 432 kWh, est destiné aux camions dotés d’un empattement de 3 800 mm. Le format 300#, plus imposant avec ses 513 kWh, équipe les véhicules à empattement de 4 200 mm. Indispensable, cette standardisation doit faciliter le remplacement des batteries dans les stations compatibles, tout en permettant à différents constructeurs de s’appuyer sur une infrastructure commune.

Le réseau QiJi dessert déjà cinq grands axes routiers en Chine. Le groupe prévoit 900 stations d’ici fin 2026, puis 2 000 en 2027 afin de couvrir les principaux axes autoroutiers chinois. À plus long terme, CATL ambitionne de déployer pas moins de 10 000 stations d’échange de batteries.
Si elle apparaît beaucoup moins avancée, l’Europe n’est pas pour autant mise de côté. En juin dernier, CATL et Octopus Energy ont annoncé Swaptopus, une coentreprise dédiée à l’échange de batteries pour les poids lourds. Plutôt que de simples stations isolées, le duo prévoit des méga-hubs équipés de plusieurs postes d’échange, capables d’accueillir des milliers de camions électriques chaque jour.
Le premier site doit ouvrir au Royaume-Uni dès 2027, avant le déploiement de plus de 30 hubs à travers l’Europe d’ici 2035. À terme, Swaptopus ambitionne de desservir plus de 300 000 poids lourds électriques. Comme en Chine, l’échange d’une batterie de plus de 500 kWh doit prendre environ cinq minutes, soit moins qu’un plein de gazole.
Reste un obstacle de taille : la standardisation. Là où CATL et sa filiale QiJi imposent déjà leurs formats en Chine, les constructeurs européens n’ont pas encore clairement opté pour l’échange de batteries. Sans convergence sur les formats de packs et les interfaces, le système de CATL pourrait avoir du mal à s’imposer sur le Vieux Continent.
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Actualité21 septembre 2026
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