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Bosch et Mitsubishi lancent une joint-venture dédiée aux solutions Battery-as-a-Service, validée par la Commission européenne. L’objectif est de développer l’échange de batteries et optimiser leur gestion à l’échelle mondiale.
La Commission européenne a donné son feu vert à la création d’une nouvelle société commune entre Robert Bosch GmbH et Mitsubishi Corporation. Les deux groupes vont unir leurs forces à parts égales pour lancer Bosch MC Battery Service Innovations GmbH, une structure spécialisée dans les solutions et services liés au “Battery-as-a-Service” (BaaS). Basée en Allemagne, cette coentreprise se positionnera sur un marché en pleine transformation, où la gestion des batteries devient centrale pour l’avenir de la mobilité électrique.
On parle beaucoup des acteurs chinois comme Nio ou CATL dans le secteur du battery swapping, mais derrière cette décision, on sent bien que les acteurs historiques de l’industrie automobile cherchent à prendre pied dans un futur où la batterie ne sera plus seulement un composant mais un véritable service. L’échange standard, la location et la gestion intelligente des accumulateurs pourraient bien redessiner le paysage de l’électromobilité.
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CATL veut développer l’échange de batteries pour les voitures électriques en EuropeLa Commission européenne a estimé que cette opération ne posait aucun problème de concurrence au sein de l’Espace économique européen. Les activités actuelles des deux partenaires sur ce segment restent limitées et leur part de marché est jugée négligeable. Le feu vert a donc été accordé dans le cadre du règlement européen sur les concentrations.
Concrètement, Bosch et Mitsubishi détiendront chacun 50 % de la nouvelle entité et partageront le contrôle opérationnel. L’ambition affichée est de proposer des solutions complètes aux acteurs qui misent sur le Battery-as-a-Service, comme les fournisseurs de leasing, opérateurs de stations d’échange de batteries, gestionnaires de flottes, et exploitants de systèmes de stockage d’énergie et compagnies d’assurance.
La société Bosch MC Battery Service Innovations se veut internationale dès sa création. Les marchés prioritaires identifiés incluent l’Union européenne, le Japon, la Chine, les États-Unis et l’Inde. Cette orientation traduit la vision que la gestion optimisée des batteries est un levier mondial, et pas seulement régional. Les clients potentiels sont nombreux, en particulier dans les zones où les flottes électriques se développent rapidement. Le Battery-as-a-Service permet de réduire le coût total de possession (TCO) en mutualisant l’usage des batteries, tout en améliorant leur durée de vie grâce à un suivi et une maintenance adaptés.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Bosch et Mitsubishi s’engagent dans le domaine du swapping. En mars 2022, les deux groupes avaient signé un protocole d’accord avec Blue Park Smart Energy (BPSE), filiale du constructeur chinois BAIC. L’objectif était de développer un réseau de stations d’échange de batteries en Chine, un pays où cette technologie connaît déjà un déploiement massif. BPSE avait mis à disposition sa plateforme d’échange, renforcée par l’entrée au capital de SK Innovation en 2021, qui avait acquis 13,3 % des parts. L’idée, déjà à l’époque, était de valider le concept en Chine avant de l’exporter à l’échelle mondiale. Bosch assurait le suivi des accumulateurs via son service “Battery-in-the-Cloud”, permettant une optimisation en temps réel grâce aux données collectées.
L’un des atouts de cette nouvelle coentreprise repose sur la capacité de Bosch à analyser et optimiser les performances des batteries grâce au cloud. Les informations collectées sur l’usage permettent d’adapter la gestion thermique, les cycles de charge et les paramètres d’exploitation. Résultat attendu : une durée de vie prolongée des cellules et un meilleur rendement global pour les flottes. Dans un contexte où le coût de la batterie représente toujours une part majeure du prix d’un véhicule électrique, ces technologies de suivi sont essentielles. Elles permettent aussi d’améliorer la confiance des gestionnaires de flottes, qui peuvent planifier leur exploitation avec davantage de précision.
Concernant la feuille de route de mise en œuvre de cette alliance, si la Commission européenne a validé le projet, de nombreuses zones d’ombre subsistent. Ni Bosch ni Mitsubishi n’ont communiqué, à ce jour, sur le calendrier de lancement, les montants investis ou les marchés pilotes qui pourraient suivre l’exemple chinois. La stratégie semble claire, mais les détails opérationnels restent encore à préciser. Lors de leurs premières annonces, il y a trois ans, les partenaires avaient évoqué un “Proof of Concept” en Chine, présenté comme une étape avant un déploiement global. Mais sans échéance claire, difficile de savoir quand l’Europe ou d’autres régions bénéficieront de services concrets.
La Commission a rappelé dans sa décision que l’initiative ne menaçait pas la concurrence mais qu’elle contribuait au développement du secteur électrique, jugé central pour la décarbonation en Europe et ailleurs. Le Battery-as-a-Service pourrait ainsi devenir un élément structurant de la transition énergétique, en rendant l’usage des véhicules électriques plus flexible et moins dépendant du coût d’achat des batteries.
Ce feu vert institutionnel peut être interprété comme un signe encourageant. L’Union Européenne reconnaît l’importance stratégique de ces nouveaux modèles économiques liés à la batterie. Reste à voir si les constructeurs automobiles et les opérateurs de mobilité seront prêts à s’approprier ce modèle et à l’intégrer dans leurs offres.
L’échange de batterie est en effet très répandu en Chine, avec déjà plusieurs milliers de stations, mais reste encore anecdotique à l’échelle européenne, et même mondiale. Rappelons à ce sujet que Tesla misait sur ce dispositif dès le lancement de la Model S en 2013, mais l’a rapidement abandonné au profit de ses stations de recharge rapide Superchargeurs.
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Il ne faut pas être naïf, ce système d'échange de batterie n'est ni plus ni moins qu'une façon, pour ceux qui la proposent, de faire le plus de profits possible sur le dos des clients...
C'est comme les leasing ou locations, on vous vend un truc que vous allez payer plus cher in finé !!! Ce qui va à l'encontre de ce pour quoi la majorité des gens achètent un VE : faire des économies à l'usage...
De plus, pour que ces systèmes puissent permettre une roulement, surtout lors des périodes de vacances, il va falloir un nombre non négligeable de batteries en sus des batteries déjà équipant les voitures.
Tout ça va dans le sens de la surconsommation voulue par les fabricants Chinois, mais qui va à l'encontre de la sobriété énergétique/écologique...
La transition écologique ne doit pas se faire à tout profits... pardon, à tout prix....
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Ce n'est pas la premiere fois que le principe du swap de batteries est mis à l'épreuve de la crédibilité, et jusqu'à présent il n'a pas réussi à s'imposer, et cela lui sera d'autant plus difficile que les temps de recharges diminuent avec les améliorations successives tant des bornes que des batteries elles-mêmes et leur BMS. Je lis dans certains commentaires que cette solution est présenté comme une alternative à la possibilité de recharger à domicile, mais cela n'a aucun sens car si un propriétaire de VE peut se déplacer spécialement jusqu'au garage spécialisé dans le swapping de batterie, il peut tout aussi bien se déplacer jusqu'au super marché dans lequel il poussera le caddi pendant que son VE se rechargera sur le parking. De plus il y a neaucoup moins de gens que ce qui est dit dans les mêmes commentaires qui ne peuvent pas recharger soit à domicile soit sur leur lieu de travail, car en vérité, à terme ce n'est qu'à peine 15% de la population, et les supermarché n'auront pas besoin de multiplier par 10 leur parc de bornes comme j'ai pu le lire dans certains commentaires.
J'ai mon appartement au second étage et mon véhicule se recharge dans mon box sur une prise ordinaire 16A+T, directement connectée sur le tableau de répartition situé dans mon appartement, à l'aide d'un chargeur 8A ..... depuis 12 ans.
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Initiative sans grand intérêt en réalité. Sauf pour une petite poignée d'usagers ultra pressés.
La temps de recharge deviennent de plus en plus court. Désormais, n'importe quelle ville de petite ou moyenne taille dispose de bornes rapides.
De ce fait, l'excuse du genre "je peux pas recharger chez moi, car j'habite en immeuble sans borne de recharge", ne tient plus.
Jusqu'à présent, personne n'a exigé la présence d'une pompe à essence juste devant sa porte !
Quand je roulais en thermique, le temps passé pour faire un détour à la station et faire le plein, c'était au moins 10 minutes. Alors au regard des économies réalisées, passer 30 minutes par semaine pour recharger sa bagnole électrique sur une borne rapide, c'est pas la mer à boire ! Car oui, sauf lieu de travail très éloigné du domicile, il est rare de faire 300 bornes par semaine pour se rendre au boulot. Pour les retraités, c'est encore moins problématique, car généralement roulant moins en semaine et disposant théoriquement de plus de temps pour recharger.
Et si comme c'est de plus en plus le cas, votre supermarché dispose de bornes de recharge, même seulement en AC, rechargez le temps de faire vos courses. Se sera déjà çà de pris en plus.
Par contre, si vous habitez dans un trou perdu, avec aucun moyen de recharge à domicile, sans aucune borne rapide à proximité et seulement une malheureuse borne AC toujours squattée (quand elle n'est pas en panne), c'est pas de bol pour vous > faut oublier les VE pour l'instant :/
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