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S’il était prévu que Carlos Tavares quitte Stellantis d’ici début 2026, l’emblématique directeur général de Stellantis a présenté sa démission, avec effet immédiat au 1er décembre 2024.
Coup de tonnerre dans l’industrie automobile. Ce dimanche soir (1er décembre), via un communiqué, Stellantis annonce « que le Conseil d’administration de l’entreprise, réuni ce jour sous la présidence de John Elkann, a accepté la démission de Carlos Tavares de CEO de Stellantis avec effet immédiat ».
Dans le communiqué, Henri de Castries, administrateur indépendant sénior de Stellantis déclare : « Le succès de Stellantis depuis sa création repose sur un alignement parfait entre les actionnaires de référence, le Conseil d’administration et le CEO. Cependant, ces dernières semaines, des points de vue différents sont apparus, ce qui a amené le conseil d’administration et le CEO à la décision d’aujourd’hui ».
Après avoir brillamment relancé PSA, dont il pris la tête en 2014, puis Opel, l’homme avait fait de Stellantis une poule aux oeufs d’or, le groupe né de la fusion entre PSA et Fiat/Chrysler affichant des résultats financiers dignes de marques haut de gamme.
Mais la machine a déraillé en 2024. Le 30 septembre, Stellantis avait revu en forte baisse ses objectifs pour cette année, avec une marge opérationnelle courante entre 5,5 et 7,0 % (elle a été de 12,8 % en 2023), en raison notamment de mauvais choix stratégiques, surtout en Amérique du Nord. Mais les ventes sont aussi en berne en Europe. Stellantis a aussi complètement raté le virage de l’électrification en Chine.
Outre les derniers résultats comptables, on reproche à Carlos Tavares ses méthodes de management et sa chasse permanente aux coûts. Les économies dans la conception des véhicules peuvent poser problème. Le lancement compliqué de la nouvelle Citroën C3 électrique, entre le retard des livraisons et les nombreux bugs sur les premiers exemplaire, en témoigne.
Face à cette situation, le départ de Carlos Tavares a été grandement accéléré sous la pression du conseil d’administration. Le DG avait indiqué qu’il quitterait ses fonctions à la fin de son mandat, mais ce devait être début 2026.
Stellantis avait ainsi déjà commencé à lui chercher un remplaçant. Une mission qu’il va falloir remplir plus rapidement. Le groupe indique que « le processus de nomination du nouveau CEO permanent est en bonne voie et aboutira au cours du premier semestre de 2025 ».
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Quand on analyse le marché 2024, j'ai plutôt l'impression qu'il a fait le bon choix avec la plateforme multi énergie. Les seules marques qui enregistrent de la croissance dans l'électrique sont Stellantis et BMW (plateforme multi energie). Tesla fait des promos de fous depuis des mois et il n'est pas sur de ventre autant qu'en 2023.
Tous ça dans un contexte difficile où les ventes globales du secteur ont diminué.
Le beaucoup moins lourdes, ce n'est pas vrai car à part Renault et Tesla, les autres marques (Hyundai, Kia, VW, ...) font des plateformes dédiées aussi lourde que les plateformes multi énergie de Stellantis.
Le processus d'assemblage plus cher est compensé par les économies lié à l'agilité de l'usine (on peut à moindre cout basculer de la production d'électrique à la production de thermique).
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Pour référence : https://www.fiches-auto.fr/articles-auto/notions-techniques/s-3090-l-acyclisme-moteur-les-raisons-techniques.php
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Deux Carlos, deux ambiances. Mégalomanie, sur-production, frasques et paillettes au Château de Versailles aux frais de la boîte, arrestation au Japon, évasion dans une malle puis retraite obligée au Liban pour l'un. Pour l'autre, psychopathe du cost killing quitte à casser la production, sorties médiatiques et punchlines à répétition, un vrai amateur d'autos qui sait piloter mais une sortie de route finale avec quand même un parachute bien doré.
Et un point commun : assez détestés des salariés dans les deux cas
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