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Après avoir convertis des millions d’automobilistes européens au TDI, le géant Volkswagen prépare l’avenir grâce à l’hybride rechargeable. Objectif : devenir le leader européen du zéro émission tout en continuant à entretenir le culte du toujours plus…
La technologie hybride telle qu’on la connait sous le capot d’une Toyota Prius ou d’une Peugeot 508 a beau offrir de nombreux avantages en milieu urbain, force et d’admettre que pour rouler vite et/ou accélérer fort, elle ne fait pas mieux que les technologies plus classiques que l’on retrouve jusqu’à présent sous le capot des (grosses) berlines allemandes. Les constructeurs allemands cultivant plus que tous les autres réunis le mythe du toujours plus, jusqu’à présent, ils n’ont pas fait preuve de beaucoup d’imagination ni de volontarisme pour orienter leurs clients vers l’hybride plutôt que le TDI surpuissant.
Avec l’hybride rechargeable, la donne n’est plus tout à fait la même. Dès lors que le moteur électrique seul permet à l’auto de rouler en mode zéro émission sur plusieurs dizaines de kilomètres batterie pleine, le moteur thermique qui lui est associé n’a pas nécessairement besoin de se montrer aussi sobre que celui qui équipe un véhicule hybride classique. Résultat : les champions allemands du premium vont pouvoir continuer à offrir à leurs clients des véhicules affichant des performances de tout premier plan tout en vantant leur capacité à rouler en mode zéro émission sur une bonne partie des trajets du quotidien.
Tous les constructeurs automobiles en ont conscience : il est beaucoup plus facile de placer des technologies de pointe sur des produits orientés haut de gamme plutôt que sur le segment hyper-concurrentiel des citadines et berlines compactes qui constituent le coeur du marché automobile européen.
Pas d’inquiétude à avoir donc quant aux capacités des acheteurs potentiels de véhicule premium à débourser jusqu’à 10 k€ de plus pour s’offrir le nec plus ultra de la technologie hybride, surtout lorsque celle-ci permet de s’offrir une meilleure conscience écologique (sur le papier au moins…).
Après avoir introduit le TDI en version 4, 6 voire 8 cylindres sous le capot de leur bolides dans le but de limiter leur consommation de carburant, les constructeurs allemands s’apprêtent à leur offrir une ou plusieurs motorisations hybride rechargeable. À des prix pas nécessairement beaucoup plus élevés que les modèles les plus chers déjà disponibles au catalogue.
En y ajoutant les avantages fiscaux réservés jusqu’à présent à ces véhicules, les adeptes du haut de gamme allemand pourraient assez rapidement troquer leur gros turbo diesel contre une version hybride rechargeable…
Il faut aller au moins une fois de l’autre coté de la frontière pour comprendre que chez nos voisins allemands, la vitesse n’est pas prête d’être mise au rang des interdits. Même si la part des tronçons d’Autobahn « no limit » n’est plus aussi importante que par le passé, l’attache culturelle à cette exception germanique reste forte. Vouloir sa suppression, c’est un peu comme demander aux français de renoncer au vin et au fromage à l’occasion d’un bon repas. C’est culturellement difficile.
Et puis, l’Autobahn « no limit », pour les ingénieurs motoristes allemands shootés aux 6 en ligne, c’est du pain béni pour continuer à affirmer le caractère indispensable du moteur à pétrole sous le capot des productions maisons. Car pour relier Berlin à Munich à 160 km/h minimum au compteur, il faut beaucoup d’énergie. Il en faut tellement que même un propriétaire de Tesla S préférera lever le pied plutôt que de filer sur la file de gauche au milieu des bolides made in Germany…
Disons le tout de suite : même avec la meilleure volonté du monde, il est peu probable que le géant Volkswagen puisse reproduire avec l’hybride rechargeable, le succès commercial rencontré par ses motorisations TDI au cours des 2 dernières décennies. Même en poussant à fond la logique des plateformes et du modulaire, l’hybride rechargeable dans sa définition actuelle reste une solution technologique très difficile à placer sur des véhicules d’entrée de gamme. De plus, pour les gros rouleurs, la technologie hybride rechargeable n’est pas toujours synonyme d’économie à l’usage comparativement à une motorisation diesel à haut rendement. C’est par exemple le cas des longs parcours autoroutiers.
Sur les futures versions hybrides rechargeables des berlines haut de gamme et autres SUV en revanche, pas impossible que le succès soit assez rapidement au rendez-vous. Autre facteur qui pourrait accélérer l’élargissement des gammes de véhicules zéro émission : la restriction d’accès des centres villes aux véhicules 100 % thermique.
Rendez-vous à intervalles réguliers sur ce blog pour suivre l’évolution des ventes des premiers modèles hybrides rechargeables « made in Germany »…
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Tout simplement dans son sens général défini dans le Littré (voir aussi économe).
Pas seulement des économies au sens sonnantes et trébuchantes qui rapporte uniquement à l'argent.
On peut être économe de son temps par exemple.
Est-ce être économe au sens large que prendre sa voiture pour faire un déplacement de 3 km ?
Bonjour à tous,
bonjour Christophe,
j'essaie de vous suivre… pouvez-vous détailler sinon "la vraie écologie c'est l'économie au sens large"… merci… je suis très très attaché au sens profond des mots qui sont tant galvaudés ce jour… et tant dévoyés… avec tous les problèmes que cela engendre.
Quand vous dites économie au sens large, ce sont les économies sonnantes et trébuchantes ou c'est la science économique dont vous parlez ?
Parce que si vous ne parlez que d'économies d'argent, vous êtes dans le scénario que je pourfend depuis longtemps à savoir celui du toujours MOINS donc de la déflation généralisée dans laquelle on s'enfonce, avec tout son cortège d'idées NÉGATIVES… = MOINS de salaires = MOINS de redistribution… alors qu'il faut aller dans la trajectoire inverse à savoir celle du PLUS, du POSITIF, et ce par exemple dans le cadre de l'éco2nomie et de son cercle vertueux et du LOW CO2ST à l'opposé du LOW COST qui détruit tout et dont la seule part variable à la baisse ce jour reste le salaire et le salarié avec un carburant fossile structurellement cher et de plus en plus rare… la fameuse compétitivité galvaudée alors que l'on ne doit viser que l'éco2mpétitivité.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Écologie
L'écologie est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux.
Le terme écologie vient du grec oikos (maison, habitat) et logos (science) : c'est la science de la maison, de l'habitat. Il fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, biologiste allemand pro-darwiniste. Dans son ouvrage Morphologie générale des organismes, il désignait par ce terme
"la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence. »
Une définition généralement admise, particulièrement utilisée en écologie humaine, consiste à définir l'écologie comme étant le rapport triangulaire entre les individus d'une espèce, l'activité organisée de cette espèce et l'environnement de cette activité. L'environnement est à la fois le produit et la condition de cette activité, et donc de la survie de l'espèce.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Économie
"L’économie (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer ») est une activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services." ...
Bonjour Murier,
Je pense que globalement nous sommes en phase !
Vos arguments sont intéressants parce qu'ils battent en brèche ceux des pro-VE ou hybride rechargeable.
Ce qui me choque dans leur démarche, c'est que systématiquement on répond à un problème par une solution technique sans même s'apercevoir que le problème peut disparaître en remettant en cause l'existence même de la chose à l'origine du problème.
La vraie écologie c'est l'économie au sens large.