Salon de l'auto de Lyon

Situé entre celui de Francfort et Genève, premier salon régional après Paris en France, le salon de l’automobile de Lyon 2011 a ouvert ses portes 8 octobre, et les a refermées ce dimanche 16 octobre. Ayant eu l’occasion de m’y rendre, voici ce que j’en ai retenu.

Ce salon présentait plus de 30 nouveautés, la plupart en première nationale, et seize constructeurs y mettaient à disposition plus de 200 modèles. Plutôt que tous les détailler, je me suis intéressé au stand des véhicules verts, où une dizaine de modèles étaient proposés en test.

Electric City

Un stand baptisé Electric City de 5000m2 était aménagé à cet effet, avec une piste intérieure et extérieure (ce qui est très juste pour tester toutes les situations de conduite). Par rapport au dernier salon de Genève, de Frankfort ou de Paris, on ne peut pas vraiment parler de nouveautés. Néanmoins, à l’approche de la commercialisation de nombre de ces modèles, on ressent un certain engouement du public (à concrétiser dans les concessions).

Hélas pour moi, la BMW i3 Active E était proposée en test mais au siège de BMW à Munich la même semaine (plus d’infos, en anglais). Néanmoins, j’ai eu le loisir d’essayer plusieurs modèles « verts », deux ont retenu mon attention : l’Opel Ampera (que je n’ai pas pu conduire) et la Smart électrique.

La Smart électrique 3ème génération, conçue « in house » entièrement par Daimler Chrysler, dispose d’une autonomie de 100km à 130km en réel (un peu plus pessimiste que les chiffres annoncés par le constructeur). Au niveau du coût, même si aucun chiffre précis n’a filtré, il n’en reste pas moins que son prix sera très certainement inférieur à 20 000 € (sur le stand, on évoquait le chiffre 16 000 €, elle est déjà disponible en location pour les professionnels).

Impression de Conduite

Coté conduite, j’ai vraiment été bluffé par la sensation de confort dans la Smart, avec zéro bruit et un couple qui arrive de suite avec une accélération linéaire. La présence du 2ème compte-tour a été remplacée par un compteur présentant le niveau de charge actuel. Lors de grosses accélérations, l’aiguille passe dans le rouge avant de basculer dans le sens opposé lors du freinage. Ce principe de récupération d’énergie peut augmenter le niveau de charge jusqu’à 10 ou 15% pour la Smart, si il est correctement utilisé.

Smart électrique

Malheureusement, pour les habitants du centre-ville lyonnais, le dispositif Car2go (des Smarts en libre-service dans le centre-ville) se fera accompagné du modèle thermique de la Smart dans un premier temps. À terme peut être une évolution pourrait être envisageable, restez connectés…

Concernant l’Opel Ampera, cousine de la Volt (cela se vérifie bien au niveau du design), avec le prolongateur d’autonomie, elle est destinée à ceux qui veulent une auto pour aller n’importe où, n’importe quand. Le représentant Opel n’a pas hésité à utiliser l’argument suivant : un plein avec une Ampera correspond à 5l pour 500KM (avec consommation de 1,2l =>100km selon les normes UN ECE R101), soit un rapport de 1/5 avec les modèles essence équivalent.

Opel Ampera

En terme de confort et de puissance (9 secondes sur le 0 à 100km/h) nous ne sommes pas dans la même catégorie que la Smart EV. Malheureusement on peut regretter qu’il n’y ait que 4 vraies places (batterie, 2 moteurs électriques à loger), avec un coffre de 300l, inferieur à la Renault Fluence. Son coût reste néanmoins encore élevé pour un véhicule de masse, sachant qu’elle combine deux factures : le coût électrique et le plein d’essence.

En résumé, la Smart EV peut être complémentaire en tant que 2ème voiture ou véhicule purement urbain. L’Ampera pourra viser un marché plus élargi et elle peut être considérée comme la voiture principale du foyer. Son arrivée dans les concessions est imminente, même si dans un premier temps son réseau de distribution se limitera à 12 concessions.

La voiture propre au salon de l’automobile à Lyon
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