Hier, l’Assemblée Nationale a voté un nouvel amendement pour la mise en place de tarifs préférentiels pour les véhicules à « très faibles émissions » et le covoiturage. Une bonne nouvelle même si on attend encore des explications concrètes sur la mise en place de la mesure.

Pour l’Etat, qui a porté cet amendement dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, il s’agit de mettre en place une « différenciation dans les abonnements proposée par les concessionnaires d’autoroutes afin de favoriser les véhicules à très faibles émissions dont le poids total autorisé en charge est inférieur à 3,5 tonnes ainsi que les véhicules utilisés en covoiturage ».

Véhicules à très faibles émissions

Exit l’appellation véhicules « propre » jugée trop péjorative par les constructeurs vis-à-vis des véhicules « sales » ! Une nouvelle terminologie a donc été introduite par un amendement voté hier pour permettre de distinguer véhicules à « faibles émissions » et véhicules à « très faibles émissions ». S’il faudra attendre le vote définitif de la loi et la parution du décret pour connaitre les critères précis de ces deux catégories, quelques éléments de réponse ont déjà été donnés lors des débats en Assemblée.

« L’idée, c’est que l’expression « véhicules à très faibles émissions » désigne les véhicules électriques. Les véhicules à faibles émissions, quant à eux, émettent 95 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre – c’est l’anticipation des objectifs européens –, 60 milligrammes d’oxyde d’azote par kilomètre et 1 milligramme de particules par kilomètre » a expliqué la Ministre de l’écologie, Ségolène Royal.

« Une pastille sur le pare-brise permettra d’identifier ces véhicules et, lors des pics de pollution, par exemple, on pourra cibler les véhicules à faibles émissions ou à très faibles émissions » a ajouté la Ministre.

De nombreuses questions en suspens

Quel tarif accordé aux VE ? Quel calendrier de mise en place ? etc… de nombreuses questions restent en suspens et on attend l’application concrète de cette mesure, qui passera forcément par de longues discussions avec les sociétés d’autoroutes, avant de véritablement se réjouir. D’autant qu’il ne s’agit pas de la première annonce gouvernementale en ce sens. Déjà, en octobre 2012,  le gouvernement annonçait être entré « en négociation » avec les sociétés d’autoroutes pour la mise en place de tels tarifs. Depuis, on attend toujours… ;)