Un nouveau sondage Ipsos réalisé pour le compte de l’Avere-France met au jour que 96 % des propriétaires de véhicules électriques et hybrides rechargeables sont satisfaits de leur investissement. Sept sur 10 de ces automobilistes branchés accordent même la note maximale à ces engins.

Moyen de déplacement principal…

Sur le panel de 3 643 propriétaires de véhicules électriques et hybrides rechargeables interrogés par Ipsos, 81 % font de leur voiture à régénérer sur prises et bornes leur moyen principal pour se déplacer. Les voitures électriques et Plug-In Hybrid (PHEV) coifferaient ainsi la marche (10 %), le vélo (8 %), un modèle essence ou diesel (7 %), et les transports en commun (7 %).



Leurs conducteurs assurent avoir principalement fait le choix d’un véhicule branché pour des raisons environnementales (46 %). À croiser avec une autre info révélée par l’Avere-France, mais qui n’apparaît pas dans la fiche presse : « 82 % ont adopté une conduite écoresponsable à la suite de leur achat ».

Autre motif mis en avant par les sondés pour justifier leur passage à l’électrique ou l’hybride rechargeable : réaliser des économies (25 %). Pour confirmation, le panel se dit satisfait à 84 % du coût d’entretien peu élevé de leur voiture. Dernière raison invoquée : bénéficier d’une meilleure qualité de conduite (15 %).

… même face à un modèle thermique

S’il existe dans le foyer une voiture thermique et une branchée, cette dernière est utilisée comme véhicule principal à 71 %. Pour 94 % des sondés, leur électrique ou hybride rechargeable « remplit les usages d’un modèle thermique équivalent ».

Dans le détail, 86 % des conducteurs interrogés entre le 27 juillet et le 8 septembre dernier affirment utiliser leur voiture à recharge externe pour tous les types de trajet du quotidien. Ils sont encore 83 % à exploiter ces engins pour des besoins ponctuels tels que sorties et rejoindre un événement. En revanche, seulement le tiers des répondants font confiance à leur véhicule branché pour partir en vacances ou en week-end.

La majorité (67 %) estime rouler autant qu’avec leur essence ou diesel exploité auparavant. Un quart pense même utiliser davantage leur VE ou PHEV. Seuls 9 % des personnes interrogées avouent un usage en retrait.

Si le kilométrage national moyen réalisé quotidiennement en voiture par les Français est de 29 km, 47 % des sondés se situent au-delà, totalisant entre 31 et 100 km par jour.

Recharge au domicile

Le taux de propriétaires de voitures électriques ou hybrides rechargeables pouvant les brancher au domicile est de 70 %. Ceux qui ne sont pas dans ce cas sont 43 % à mettre en avant l’absence d’une place de stationnement personnelle. Quoi qu’il en soit, les calculs réalisés à partir du panel montrent que les VE et PHEV sont mis à recharger en moyenne 3 fois par semaine.



Les infrastructures de ravitaillement en électricité sont à nouveau pointées négativement par les propriétaires de ces engins. Pour 2/3 d’entre eux, « il apparaît essentiel d’augmenter le nombre de bornes de recharge ».

Un souhait qui devrait se concrétiser avec les récentes décisions prises par le gouvernement français : déploiement de 100 000 points de recharge dans l’Hexagone pour la fin de l’année prochaine, financement Advenir via l’Avere-France de 45 000 PDR et du rétrofit d’installations antérieures à 2017, enveloppe de 100 millions d’euros pour développer la recharge rapide sur les autoroutes et autres grands axes nationaux.

2 motifs de mécontentement concernant le réseau de recharge

Ipsos a construit son panel avec des utilisateurs de véhicules branchés qui résident dans une grande ville (33 %), moyenne (21 %), petite (21 %) ou en milieu rural (25 %). Ils remontent une nouvelle fois 2 motifs de mécontentement concernant le réseau de recharge public.

Une part de 57 % de l’ensemble estime que les bornes sont trop souvent en panne. Pour faire face à cela, l’Avere-France a formulé plusieurs propositions : une intervention rapide en cas d’indisponibilité du matériel de recharge, et une information en temps réel sur sa disponibilité.

Deuxième point noir évoqué par 38 % des sondés : la mobilisation par des véhicules ventouses des places réservées à la recharge. Sur ce sujet, l’association appelle à la mise en place de sanctions.

Sa liste est complétée par 3 autres suggestions : interopérabilité systématique pour l’accès avec un badge unique aux bornes de plusieurs opérateurs, possibilité de règlement à l’acte de la recharge, et un affichage clair des tarifs pratiqués.

Source : Ipsos/Avere-France

Avis de l'auteur

Je faisais hier l’éloge d’un sondage réalisé par Ipsos pour Renault en raison des détails communiqués.

Je suis beaucoup plus nuancé pour celui présenté par l’Avere-France ne révélant qu’une sélection somme toute assez réduite des données recueillies et choisies par l’association.

De fait, certains chiffres sont difficiles à interpréter. Ainsi, par exemple, concernant les modes de déplacements principaux pour lesquels la somme des pourcentages dépasse les 100 % (113 %).

En outre, mêler les VE et PHEV dans une question concernant leur usage pour les vacances ne me paraît vraiment pas judicieux. Grâce à leur moteur essence ou diesel, les PHEV s’utilisent aussi bien que les véhicules thermiques pour les longues distances. Ce n’est pas le cas pour les VE, en fonction de leur autonomie et du réseau de recharge. Il aurait été important de scinder les résultats pour chacune des 2 catégories.

Idem pour la mise en concurrence avec une voiture essence ou diesel, le choix du véhicule pour des causes environnementales, l’avis sur les réseaux de recharge, etc.

Cette assimilation des hybrides rechargeables dans les véhicules électriques brouille les cartes. C’est dommage ! C’est dommage aussi de constater que l’Avere-France présente des résultats moins lisibles que Renault.