Voiture électrique : les Français ont une peur exagérée du manque d'autonomie

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Selon un sondage relayé par Speedy, plus de 8 Français sur 10 ont des inquiétudes sur l’autonomie des véhicules électriques. Des réserves en bonne partie infondées.

Nouveau sondage dédié à l’automobile, cette fois réalisé par Opinionway pour Speedy. Dans celui-ci, les Français montrent encore leurs réserves sur la voiture électrique. 73 % des sondés disent douter de l’impact environnemental positif de la voiture électrique face au dérèglement climatique.

Dans les intentions d’achat, le véhicule 100 % électrique est encore loin derrière les modèles thermiques. Sans surprise, le principal frein reste le prix. Le facteur économique arrive en tête pour 9 conducteurs interrogés ici sur 10. Il est vrai que la voiture électrique tarde à se démocratiser, même si certaines marques ont lancé la guerre des prix dans les segments supérieurs, notamment Tesla. Mais pour l’entrée de gamme, il faut encore attendre pour un réel changement, avec par exemple le lancement en 2024 des Citroën C3 et Renault R5 à moins de 25.000 € hors bonus.

Il y a en revanche un résultat de ce sondage qui est nettement plus contestable. 86 % des sondés ont peur d’un manque d’autonomie des véhicules électriques. Une crainte que l’on trouve maintenant infondée.

Déjà parce que dans chaque catégorie, il y a un réel progrès. Exemple parmi de nombreux autres, selon le cycle d’homologation mixte WLTP, une Peugeot e-208 annonce désormais 410 km, une MG4 peut proposer 520 km, un Mercedes EQA dépasse 550 km, le Renault Scénic arrive avec 620 km, le Peugeot e-3008 promet carrément 700 km.

On imagine que le résultat du sondage vient de cette idée de ne pas pouvoir traverser la France d’une traite. Effectivement, un long trajet demandera un ou plusieurs arrêts pour une recharge, une autre inquiétude des Français. Dans le sondage, 82 % mettent en avant un manque de bornes de recharge.

La France est pourtant bien dotée, avec plus de 110.000 points de recharge accessibles sur le domaine public. Bien sûr, tous les Français n’ont pas une borne rapide proche de chez eux. Mais il est impossible de nos jours de faire un grand trajet sans en croiser une. Toutes les aires d’autoroute avec une station-service se doivent notamment d’avoir des bornes rapides, de plus en plus de supermarchés sont équipés. Les reportages de nos journalistes ou les témoignages de nos lecteurs montrent que traverser la France avec une électrique n’est plus une gageure en 2023.

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Ces trajets peuvent bien demander de s’adapter, faire des pauses plus longues que celle d’un simple plein d’essence, notamment avec un modèle électrique urbain qui pèche encore en autonomie face à son équivalent thermique. Mais ces parcours ne sont pas si fréquents. Cette crainte de l’autonomie concerne vraiment un usage précis de la voiture, notamment le départ en vacances. Mais on rappelle qu’en moyenne, les automobilistes français font quelques dizaines de kilomètres par jour.

Vous en réalisez si souvent des trajets de plusieurs centaines de kilomètres d’une traite ? Certains vont répondre oui, notamment ceux qui ont un usage professionnel de leur véhicule, et évidemment l’électrique n’est pas toujours adapté. Mais ce n’est pas vraiment une proportion de conducteurs qui permet d’aboutir à ce 86 % de sondés qui ont peur d’un manque d’autonomie.

Ce sondage le montre, la voiture électrique souffre encore de préjugés, d’abord sur ses caractéristiques. Mais aussi parce que les automobilistes analysent mal leurs habitudes de conduite.

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rapatoulil y a 2 ans

Aujourd'hui, les VE représentent 15% des ventes de véhicules neufs et moins de 2% du parc des véhicules. 40%,des ménages français possèdent deux voitures ou plus. D'ici à ce que tous ces ménages possèdent au moins un véhicule électrique, il faudra un paquet d'années.
Pour être propriétaire d'un VE, j'ai pu constater que l'autonomie n'est en aucun cas une préoccupation au quotidien, à condition de pouvoir recharger à domicile ou au travail. Lors de longs trajets, cela nécessite de faire des pauses de 15 à 20 minutes toutes les deux heures en moyenne. Quel pourcentage des français effectuent plus de 10 trajets de plus de 300 Km dans l'année? 40% des français ne partent pas en vacances. Ce sont souvent les plus modestes. Pour eux, les questions d'autonomie... Il faudra par contre que les collectivités, offices HLM, leur offrent des solutions de recharge économiques.
Les français pourront continuer à acheter un véhicule thermique neuf jusqu'en 2035. La problématique du coût ne se posera réellement pour eux que dans dix ans, et encore au delà de 2035 ils pourront continuer à acheter des véhicules thermiques d'occasion. Donc ils n'achèteront un VE que lorsque le prix de celui-ci leur paraitra abordable.
La densité énergétique des batteries progresse de 3% par an, les couts de fabrication baissent également chaque année grâce aux économies d'échelle.
Un véhicule électrique est intrinsèquement plus simple techniquement qu'un véhicule thermique, pour simplifier c'est une pile avec un moteur électrique. Il faut trois fois moins de temps pour assembler un véhicule électrique qu'un véhicule thermique.
Le prix des véhicules électriques est beaucoup plus bas sur le marché Chinois ou il existe une véritable concurrence entre les fabricants. On trouve des micro citadines à 8 000 Euros.
Les constructeurs Chinois vont implanter des usines en Europe, et il faudra bien que les constructeurs Européens baissent leurs prix, et leurs couts de fabrication si ils ne veulent pas disparaître.
Le coût d'achat d'un véhicule n'est qu'une composante du coût total. Il faut ajouter le budget carburant, l'assurance, les coûts d'entretien, et les coûts de réparation. Sur tous ces postes hormis l'assurance, le véhicule électrique est sensiblement moins cher.
Je comprends que les français qui ont des moyens limités restent prudent face au VE. Lorsqu'il deviendra clair qu'un VE est plus fiable, plus économique à l'usage et en entretien, ils commenceront à sauter le pas.

FranckLucasil y a 2 ans

Vous êtes bien naïfs. Oui les VE seront à terme au même coût voir moins chers que les thermiques. Mais c'est surtout parce que les coûts des thermiques deviennent tout simplement affolant. Il suffit de regarder simplement les 208, Clio et autres Corsa qui coûtaient la moitié du prix il y'a une décennie en arrière.

Si on suit votre logique de baisse drastique des coûts, en 2030 on devrait avoir des autonomies de 450-500 km WLTP avec charge rapide, ce qu'on retrouve actuellement dans des VE à 40k, dans des VE aux alentours de 20-25000 euros hors bonus. Ce qui stimulera aussi par la même occasion le marché de l'occasion avec d'excellents véhicules aux alentours de 10-15000 euros quelques années plus tard.
Sauf qu'on ne se dirige pas du tout dans cette direction, les choses évoluent trop lentement encore.

En 2030, les seuls VE abordables et un minimum potable pour la grande majorité du peuple seront des citadines d'occasion non polyvalentes ( e-C3, R5, ID2 ), car avec de faibles autonomies + usure de la batterie.

Malgré la baisse constante des coûts des matériaux, on ne sait toujours pas faire de VE abordables sans sacrifier drastiquement l'autonomie et la qualité de fabrication.

J'espère voir cela arriver le plus rapidement possible, mais au vu de ce qui se dessine actuellement, je suis beaucoup moins optimiste que vous.

braceil y a 2 ans

Avec la Tesla M3 avec une accélération de 0 à 100 en 4,4s, elle provoque d'autres sensations que d'aller d'un point A à un point B.
La conduite en montagne est également un plaisir. De plus, j'ai eu comme surprise de charger à un supercharger dans un Relais et Château.

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