Cette transformation a été réalisée pour célébrer les 10 ans d’un rassemblement de passionnés de Renault anciennes. Baptisé « 4L International », il se tenait encore cette année à Thenay (41), entre le 19 et le 21 juillet 2019, exactement au même moment que la manifestation des 100 ans de Citroën. Une histoire qui se répète…

Merci au Twizy

Renault Classic qui gère le fonds historique des modèles de la marque, et Renault Design qui s’active d’ordinaire à créer les engins de demain, ont réalisé un très beau travail en intégrant des éléments du quadricycle Twizy sur une base de 4L.

Déjà au niveau du tableau de bord, anachronique par rapport à la diffusion de la Plein Air transformée par le spécialiste de la transmission 4×4 Sinpar, entre 1968 et 1970. Sur la e-Plein Air, on retrouve la toute dernière version de cet équipement, montée jusqu’au début des années 1990.



C’est un excellent choix. L’afficheur (vitesse, kilométrage, etc.) et le sélecteur de sens de marche à boutons y trouvent parfaitement leur place.

Quelle autonomie ?

Avec une batterie d’une capacité énergétique de 6,1 kWh, l’autonomie de la 4L e-Plein Air ne doit pas excéder de beaucoup les 70 kilomètres réels. Qu’importe pourrions-nous dire, puisqu’il s’agit avant tout d’un engin commémoratif, d’un modèle clin d’œil.

Sur le Twizy 80 qui a fourni son pack, le rayon d’action est donné pour 100 km selon le cycle mixte NEDC. Mais cette version lourde du quadricycle électrique ne pèse que 473 kilos, contre 590 pour la Plein Air du siècle dernier.

Certes, la banquette arrière a disparu au profit d’une élégante et moins lourde malle en osier sanglée. Le moteur à essence et la boîte de vitesses ont été démontés, mais il a fallu ajouter une centaine de kg de cellules lithium-ion. On peut donc estimer le poids du nouvel engin entre 600 et 650 kilos.

L’éternelle compétition

Au-delà du symbole, le choix d’électrifier une 4L Plein Air est excellent. Cette voiture plaisir et de loisirs bénéficie d’un véritable capital sympathie, est facile à transformer, très équilibrée visuellement, et pèse peu sur la balance. Concurrente directe de la Méhari sortie par Citroën à quelques heures d’intervalle, elle n’a cependant pas connu la même destinée.

Il est curieux de constater comment la compétition perdure entre les 2 marques, avec des ponts historiques parfois invraisemblables qui ramènent invariablement de l’une à l’autre. Et ce, depuis les jeunes années de leur fondateur respectif Louis Renault et André Citroën.

Présentée à Thenay le week-end dernier, la e-Plein Air aura sans doute reçu moins de visiteurs qu’un samedi-dimanche plus calme. A environ 170 kilomètres de là, à la Ferté-Vidame (28), se déroulait une gigantesque manifestation organisée pour les 100 ans des Chevrons.

Un pont entre les 2 événements ? Oui, la Renault 4 transformée pour le film « Rien à déclarer », exposée et en action à côté de la e-Plein Air, et qui cache une architecture de Citroën BX GTI.