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Pour Stéphane Rolland, qui réside en Ille-et-Vilaine, l’aventure Tesla a commencé en 2012, passant une précommande pour une Model S, avant même de l’avoir essayée.

Si à l’époque il utilisait une Citroën C5 diesel pour ses déplacements éloignés, cet entrepreneur dynamique disposait de 2 Renault Kangoo électriques de première génération, l’un pour effectuer ses tournées professionnelles, l’autre pour les petits parcours privés. Convaincu par l’électromobilité, notre interviewé rêvait d’une voiture qui lui permettrait d’aller loin, silencieusement et sans griller de carburant sur son passage. Plus de 2 ans après avoir reçu sa Model S P85+ Signature, la magie est intacte !



Lundi 31 décembre 2012

Stéphane Rolland se souviendra sans doute toute sa vie de cette date, le lundi 31 décembre 2012. « En souscrivant à une précommande pour la Model S jusqu’à cette date, nous pouvions bénéficier d’une ristourne de 1.700 euros et faire partie des premiers automobilistes à l’essayer sur le sol européen », se rappelle Stéphane Rolland. « Je roulais déjà en électrique pour mon activité professionnelle et je recherchais un VE de grande autonomie pour mes déplacements privés », précise-t-il.

Vendredi 8 février 2013

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En janvier et février 2013, Tesla organisait son « Get Amped Model S Tour » en Europe, mobilisant 40 personnes sur 4 mois. Pour espérer monter dans cette voiture électrique déjà mythique, il fallait faire partie de ceux qui l’avaient précommandée… ou de leurs invités. J’avais à l’époque eu la chance et le privilège d’accompagner Stéphane Rolland, à Anvers, pour essayer la Model S (Voir : http://www.automobile-propre.com/premier-contact-avec-la-tesla-model-s/), ce fameux vendredi 8 février 2013 où la neige et le verglas avaient à plusieurs reprises rendu la progression difficile vers et depuis la Belgique. Mais c’est bien dans cette ville flamande que Stéphane Rolland a découvert la formidable puissance de l’engin et le sérieux du constructeur qui avait particulièrement bien organisé l’événement.

Samedi 28 septembre 2013

A l’origine, Stéphane Rolland avait été mis par Tesla sur liste d’attente, du fait qu’il avait choisi une version « Signature ». Mais en raison d’un retard à la livraison d’environ 6 mois pour les premiers modèles, le constructeur californien avait à l’époque enregistré quelques désistements. Une situation qui a profité à notre interviewé, puisqu’il a fait partie des premiers automobilistes à recevoir en France une Model S. Informé en avril 2013 de la possibilité d’obtenir plus tôt sa berline survoltée, il a sauté sur l’occasion, l’attente devenant de plus en plus insoutenable. C’est donc le samedi 28 septembre 2013 que Stéphane Rolland a réceptionné sa Tesla Model S, acheminée jusqu’en Bretagne dans un camion fermé et banalisé. Mais pas question de s’élancer de suite sur la route avec ! Encore quelques longues semaines à attendre que la belle américaine soit en règle avec l’administration française.

53.000 km

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« Après 53.000 kilomètres réalisés en un peu plus de 2 ans, je suis toujours envoûté par la Model S », résume le chef d’entreprise, qui certifie qu’il s’agit là d’un ressenti partagé par la très grande majorité des propriétaires de la première heure de cet engin, et qu’il n’a jamais éprouvé ce sentiment pour un de ses précédents véhicules. « Elle est sortie aux Etats-Unis il y a environ 3 ans et demi, et sa ligne n’a pas pris une ride », s’enthousiasme-t-il encore. « J’ai toujours l’impression d’être dans une voiture complètement actuelle, et j’éprouve encore le même plaisir à monter dedans », détaille-t-il, en précisant que les mises à jour à distance sont régulièrement effectuées par télémétrie. « Ma voiture a toujours la même pêche », témoigne-t-il, même s’il note une perte d’autonomie d’environ 5%.

Des regrets, mais pas de défauts

Lorsqu’on interroge Stéphane Rolland sur les défauts de la Tesla Model S, il n’est trouve pas particulièrement. Ce sont plus des regrets, qu’il formulerait : « Je n’ai pas la possibilité d’obtenir la fonction ‘Autopilot’, car les premiers modèles ne sont pas conçus pour cela », regrette notre interviewé. « Avec ce dispositif, qui est aussi proposé par d’autres constructeurs comme Audi ou Mercedes, on peut rouler sur les autoroutes et voies rapides de façon plus détendue », explique-t-il. « Le conducteur a cependant l’obligation de conserver ses mains sur le volant. S’il ne le fait pas, un message automatiquement généré sur signal des capteurs répartis sur le volant s’affiche sur l’écran de contrôle », poursuit-il. « Je reste très très satisfait de ma Model S, même si, le constructeur faisant évoluer son produit, je ne bénéficie pas des dernières améliorations et fonctionnalités », conclut-il sur le sujet, en évoquant ce qui lui fait défaut : une meilleure insonorisation, la motricité intégrale, des sièges plus confortables, etc.

1.218 kilomètres en 14 heures

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« C’est en allant à Barcelone, en Espagne, que j’ai réalisé mon record d’autonomie sur une journée », se remémore Stéphane Rolland. « Pas plus de 14 heures, dont 4 pour la recharge des batteries », détaille-t-il. « Grâce aux superchargeurs, je roule avec la Model S exactement comme s’il s’agissait d’une voiture thermique », ajoute-t-il, indiquant que, depuis le Bretagne, il ne lui faut « pas plus de 4 heures pour arriver à Paris, charge comprise ». Rennes (35), Le Mans (72), Rungis (94), Auxerre (89), Mâcon (71), Chambéry (73), Narbonne (11), Senlis (60), Nîmes (30), Aix-en-Provence (13) et Chasse-sur-Rhône (38) : voilà la liste des installations Tesla que Stéphane Rolland a déjà utilisé pour recharger son engin. « J’ai chaque fois eu de la chance en arrivant devant les superchargeurs : pas de voiture branchée dessus », souligne-t-il, précisant que « les bornes donnent la priorité au premier arrivé, qui disposera toujours d’au moins les deux tiers de la puissance de charge ». Il n’a recensé aucune panne jusqu’à présent sur le maillage Tesla.



Ambassadeur Tesla

Stéphane Rolland fréquente le club Tesla motors France. C’est essentiel pour partager à fond la passion pour cette fabuleuse berline survoltée. Tous les ans, il participe à une rencontre amicale à Rennes. Au début février de cette année, il a rejoint Mâcon dans le cadre du « Rallye Superchargers » organisé par Tesla France, auquel Yoann s’était invité (voir cet article). Vingt-six Model S étaient rassemblées à l’arrivée. « Sur la route, les pouces se lèvent en signe amical lorsque je passe avec la Tesla », relate notre interviewé, qui affirme n’avoir jamais dû subir de comportements négatifs des piétons et automobilistes. « Depuis les récentes émissions présentant la Model S dans Turbo et Automoto, les gens l’identifient plus facilement qu’avant », confie Stéphane Rolland. En juin 2014, dans le cadre du Breizh mobility Tour organisé à Lohéac (35), Tesla lui a demandé de faire découvrir la luxueuse berline à des entrepreneurs et responsables de collectivités locales. « En tout, 80 personnes sont montées à bord », estime-t-il, chiffrant à 4 ou 5 les ventes de Model S pour lesquelles il a joué un rôle depuis son acquisition.

Pneus et essuie-glaces

En 53.000 kilomètres parcourus, Stéphane Rolland n’a changé que les balais d’essuie-glace et les pneus, ces derniers chez Norauto. « Une enseigne agréée pour intervenir sur les véhicules électriques », signale-t-il, avant de nous apprendre, que, « avec les jantes en 21 pouces, les pneus sont à changer autour de 35.000 kilomètres, contre le double, soit 70.000 km, avec celles en 19 pouces ». Pour être tranquille, M. Rolland a souscrit au contrat « Tesla Ranger » par lequel il dispose d’un service d’entretien mobile pendant une durée de 4 ans. Jusqu’à présent, il n’a jamais eu à subir d’immobilisation. « Le service Tesla est extra. Vous appelez n’importe quel jour et à n’importe quelle heure, il y a toujours quelqu’un au bout du fil pour vous apporter une solution », fait-il savoir. Et ce scénario, il l’a précisément testé un samedi à 21h30, en détectant un bogue informatique : « Une heure après, on m’a recontacté pour me dire que le problème avait été résolu par l’envoi d’un patch via télémétrie ».

Gardera ou ne gardera pas sa Model S ?

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« Je ne pensais pas que la voiture évoluerait autant », avoue Stéphane Rolland, pas vraiment prêt à s’écarter de son scénario de départ par lequel il compte garder longtemps sa Model S. « Tesla mène la même politique qu’Apple en faisant évoluer son produit très très vite », dit-il, songeur, déplorant des reprises trop basses. « C’est un peu à la tête du client. Moi, je perdrais entre 30 et 40% », se désole-t-il. « Ca ferait trop à remettre au bout », conclut-il sur le sujet. On l’aura compris, pas question de lâcher aujourd’hui celle qui lui procure autant de plaisir de conduire et lui permet de rencontrer tant de personnes passionnantes et passionnées.

Model X…

« La Model X est-elle trop chère pour ce quelle est ? Non, je ne pense pas ! », raisonne-t-il, en pensant aux automobiles qui préfèrent les SUV aux berlines. « Oui, au départ, le constructeur voulait que la Model X soit moins chère que la Model S. Il y a plus de matière sur la X et la parité euro / dollar a changé », explique-t-il, signalant au passage, qu’aujourd’hui, le prix d’une Model S P90D, avec toutes les options, excède les 160.000 euros. « Je suis admiratif de la Model X, sans forcément être intéressé », témoigne-t-il, dans l’attente de constater si la manipulation des portières « falcon wings » posera ou non un problème dans les parkings souterrains en France.

…et Model 3

« Si je devais racheter une voiture, ce serait de toute façon une Model S », avertit l’entrepreneur breton d’adoption. Ce qui ne l’empêche pas d’attendre avec impatience l’édition 2016 du salon de Genève, en Suisse, où la Model 3 devrait être présentée. « C’est la Tesla de ‘mass market’ attendue », confirme-t-il, indiquant respectivement 30.000 euros et 400 kilomètres pour le prix et l’autonomie. « Si Tesla réussit son coup avec cette voiture, ça lui assurera un avenir encore plus prometteur », se prend-il à rêver. « Dans un marché pas encore vraiment mature, le constructeur qui saura proposer le meilleur rapport qualité/prix avec un look sympathique emportera forcément les ventes vers le haut ! », évalue-t-il.

Automobile Propre et moi-même remercions Stéphane Rolland pour avoir bousculé son emploi du temps afin de répondre à nos questions.