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L’industriel breton indique que son groupe est prêt à investir 100 millions d’euros dans un réseau national de bornes de recharge pour les voitures électriques en France et qu’il peut le déployer en 24 mois.
Le Parisien publie une interview très intéressante de Vincent Bolloré qui semble dans les starting-blocs pour déployer un réseau de bornes de recharge en France. Il explique qu’il a offert ses services au ministre du Redressement Productif et qu’il est prêt à financer les investissements nécessaires à hauteur de 100 millions d’euros.
L’industriel est conscient qu’il va se frotter à EDF et met en avant l’expertise de son groupe, qui a déployé – selon lui – 5000 bornes de recharge en France. Il explique que les deux entreprises pourraient collaborer et que « l’important, c’est que le pays soit doté de bornes ». On ne peut qu’acquiescer !
Vincent Bolloré précise « notre objectif : développer un réseau national et que l’on puisse rouler en Autolib’ de Paris à Lyon ou Bordeaux ». Ce réseau, il pense pouvoir le déployer en 24 mois, ce qui serait une belle prouesse mais surtout un vrai coup de fouet pour le développement du véhicule électrique.
Si ce projet voit le jour, on espère toutefois que Bolloré installera également des bornes de recharge rapide, bien que sa Bluecar ne soit pas compatible avec des standards comme Chademo ou Combo CS. Il faut un bon maillage du territoire et un bon mix entre bornes de recharge normale, accélérée ou rapide en fonction des emplacements.
Le patron donne également quelques informations sur le partenariat avec Renault. Il explique : « ensemble, nous pourrons équiper 5 à 10 villes par an. La signature définitive de cet accord devrait intervenir dans les prochaines semaines. Nous prévoyons, entre autres choses, de créer ensemble une voiture électrique 3 places. »
Si on croise cette déclaration avec celle de Béatrice Foucher (Renault) qui promettait « des sous » pour financer des bornes de recharge publiques, on peut se dire que les choses pourraient bouger assez rapidement et que Renault pourrait être l’un des partenaires de ce fameux réseau national.
D’après ce que je comprends de ces déclarations de Bolloré, la balle est désormais dans le camp de l’Etat dont il attend la décision pour le lancement d’un tel réseau. Espérons qu’il n’attendra pas trop longtemps…
C’est finalement assez étonnant de voir une entreprise comme Bolloré se positionner de manière aussi forte pour le déploiement d’infrastructures de recharge, là où on aurait attendu assez logiquement EDF, bien silencieux sur le sujet pour l’instant…
Plus d’infos : l’interview de Vincent Bolloré au Parisien
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J'ai discuté ce matin avec un employé d'autolib à propos de la borne 5 "véhicule tiers" de la station près de chez moi qui n'a jamais permis de recharger ma Zoé (ça coupe au bout de quelques minutes: je charge donc de 1 à 4). Il faudrait changer les cartes mères des bornes (c'est peu comme un PC ces bornes) et Bolloré ne veut pas prendre en charge le coût ...
Je ne vous rejoins pas dans la mesure où vous souhaiteriez que se substitue à Bolloré une société privée qui n'a pas un intérêt direct dans le véhicule électrique (hormis l'installation de wallbox, je m'étais renseigné sur leur site à l'époque où le mode de rechargement de la Zoe a été communiqué par Renault).
Autolib disposant d'une flotte à alimenter, la location des emplacements pour les stations, les bornes et les places de stationnement sur la voie publique se justifient par le modèle associant au service rendu une facturation permettant de couvrir des frais de fonctionnement et apparemment de continuer à développer le réseau.
Comment DBT pourrait-il développer un modèle économique qui permette d'accompagner le développement d'une infrastructure par la vente d'un service qui exploite cette infrastructure tout en finançant son entretien et son expansion ? Pour cela il faudrait une situation de monopole de manière à ce que le maigre public de conducteurs de VE déjà en circulation soit entièrement capté. En ce qui me concerne, c'est hors de question tant que mon VE pourra se recharger chez moi sur une prise standard.
Autolib est pour moi plus à même de le faire (pour l'instant), même si les formats de prise disponibles ne couvrent pas totalement le besoin.
Cette problématique des formats se rattache à la puissance requise. Je roule en MIA avec 20 chevaux sous le capot et je couvre tous mes besoins de déplacement urbains ou péri-urbains dans le périmètre que m'autorise l'autonomie.
C'est la logique "deux-chevaux" : avant de passer à des modèles plus élaborés, disposant de plus d'autonomie, il faudrait déjà adresser la partie du parc automobile qui a besoin d'une autonomie plus faible, mais également d'une infrastructure de recharge la plus proche possible des points de départ et d'arrivée du véhicule (trouver le bon équilibre entre l'autonomie accordée et la densité du maillage des points de recharge qu'elle implique).
Je pense que le développement du réseau de bornes est complexe car il correspond à peu de choses près à une logique de transport en commun : trouver la répartition optimum des points d'accès à l'énergie pour permettre une couverture maximale en termes de déplacement.
Bonjour Triphasé
suite du sujet chargeur DC 22 kW pour particulier .Je reviens sur les raisons du choix de Renault/Nissan d'avoir choisi des modes de charge de puissance différents pour ZOE (AC) et Nissan LEAF (DC)qui sont par ailleurs des véhicules comparables .Je ne comprends pas la stratégie ,sauf une erreur marketing difficile à avaler dans la conception de ZOE. On constate aujourd'hui que la plupart des constructeurs de VE optent pour la charge de puissance en DC,ce qui va dans le sens de la standardisation des bornes et type de prises de charge ,donc de mesures favorables à la vente des VE .Quel sera le système de charge de ZOE 2 ?