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Les dividendes versés aux actionnaires des industries fossiles sur l’année 2023 pourraient atteindre des records. Selon nos confrères du Guardian, BP, Shell, Chevron, ExxonMobil et TotalEnergies sont en train « d’arroser » leurs investisseurs comme jamais.
Selon l’IEEFA (l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis), les cinq plus grandes sociétés pétrolières cotées au monde (à savoir : BP, Shell, Chevron, ExxonMobil et TotalEnergies), versent actuellement des dividendes records à leurs actionnaires sur l’année 2023. Des versements exceptionnels, qui font suite à une année de « bénéfices records pour les grandes compagnies pétrolières et gazières ».
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COP28 : les rois du pétrole font scandaleDepuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les marchés mondiaux de l’énergie sont bouleversés. Cette guerre a déclenché une hausse du prix du pétrole et provoqué l’augmentation des prix du gaz dans toute l’Europe. Si 2022 avait déjà été une année record pour les versements des dividendes (près de 104 milliards de dollars versés) dans les industries fossiles, 2023 pourrait être encore plus impressionnante.
Pourtant, l’année 2023 a vu les prix des matières premières baisser par rapport à 2022. Cela a entraîné une diminution des bénéfices pour les sociétés pétrolières et gazières. Malgré cela, BP, Shell, Chevron, ExxonMobil et TotalEnergies comptent bien distribuer des dividendes exceptionnels à leurs actionnaires. Pour Trey Cowan, analyste à l’IEEFA, « les cinq super-majors vont dépasser les 104 milliards de dollars versés en 2022 ».
Shell prévoit par exemple de verser 23 milliards de dollars à ses actionnaires. Ce montant est six fois supérieur aux investissements de l’entreprise dans les énergies renouvelables. De quoi faire grincer des dents. La plupart des compagnies pétrolières continuent d’offrir de « généreuses ristournes à leurs actionnaires, alors que ces derniers sont soumis à une pression croissante pour céder leurs actions », selon le Guardian.
Selon Dieter Helm, professeur de politique économique à l’université d’Oxford et ancien conseiller du gouvernement britannique, ces versements records « suggèrent que l’industrie reste confiante quant à sa rentabilité future ». D’autres pensent à l’inverse que ces récompenses sont utilisées pour détourner l’attention des investisseurs des réactions de l’opinion publique contre l’industrie pétrolière.
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Le pétrole, c’est fini, et l’Arabie Saoudite l’a bien comprisEn 2023, les industries fossiles pourraient en revanche être reléguées à la deuxième place du classement des dividendes records. Les banques devraient prendre l’ascendant. Trey Cowan est convaincu que « l’industrie pétrolière commence à vider son trésor de guerre utilisé pour payer les actionnaires ». Selon lui, les futures distributions de ces sociétés devraient diminuer.
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Effectivement, le plus compliqué va être d'atterrir en douceur.
En ce moment, parmi mes amis et mon entourage, la destination de vacances la plus prisée est le Japon, c'est à dire le point le plus éloigné de nous sur la planète (ou presque). Et beaucoup sont préoccupés par le réchauffement global.
C'est là qu'on va avoir des surprises (pour le peuple j'entends) : quand il faudra réellement décarboner, en urgence, toutes ces industries qui n'auront pas pu transitionner, soit se mettront à l'arrêt (donc plus de pneus, plus de route nouvelle, plus de...), soit continueront de polluer dans les pays sans interdiction.
Ca va être coton, ou insupportable, ou la guerre civile, ou la guerre généralisée.
Le pétrole et le bois ont une particularité que n'ont ni les différents gaz fossiles, ni les ENR à vecteur électrique, ni le charbon, ni l'énergie nucléaire: en plus d'être des sources d'énergie, ils sont aussi des matières pouvant être utilisées pour créer différents matériaux, dont certains jouent des rôles essentiels dans notre vie. Imagine-t-on les vêtements de sport sans polaire, ni polyester, ni élasthane, ni gore-tex, ni polyuréthane ? Imagine-t-on nourrir 8 milliards d'êtres humains sans intrants ni biocides ? Plus difficile...
Donc oui, le pétrole devrait de plus en plus être réservé à ses usages les plus « nobles ».
L'hydrogène, quand il est à l'état naturel (hydrogène blanc) est sur un tout autre plan. Servant à produire de l'électricité dans des usines ne rejetant que de l'eau, il deviendrait une source d'énergie ne produisant pratiquement aucun GES. Il pourrait donc être l'un des principaux carburant de nos voitures électriques à batteries. Reste à prouver l'existence des réserves géologiques supposées.