Quand les nouvelles mobilités redéfinissent l’assistance automobile

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Sur invitation de la société ACTA Assistance, l’un des leaders européens de l’assistance automobile, j’ai pu découvrir ce métier et les enjeux que présentent l’arrivée des voitures électriques et l’autopartage pour l’assistance automobile.

L’assistance automobile est un métier peu connu et pourtant il se cache toute une organisation derrière la voix que vous avez au téléphone lorsque vous êtes en panne avec votre voiture.

L’entreprise ACTA Assistance, que j’ai pu visiter, propose des services d’assistance en marque blanche pour de nombreux constructeurs (notamment Tesla Motors), les loueurs et la plupart des Automobile Clubs européens. L’idée est de servir le client dès lors qu’il rencontre un souci sur son véhicule lors d’un trajet.

Comment fonctionne l’assistance ?

L’automobiliste qui appelle le service est mis en relation avec un opérateur qui prend en charge son besoin : c’est l’ouverture de dossier. Ce service est réalisé au nom du constructeur automobile ou de l’automobile club dont dépend le client.

Une fois la demande de prise en charge effectuée, c’est l’équipe technique qui intervient. Elle doit définir la meilleure façon de dépanner le client et elle a plusieurs options :

1. Dépanner le client à distance, par téléphone.
Ces cas représentent environ 5% des dossiers. L’assistance dispose d’une base de connaissances qui lui permet de guider précisément le client pour qu’il puisse repartir sans nécessiter l’intervention d’un technicien. C’est plus rapide et plus écologique ! Les cas les plus courants sont des problèmes liés à l’ouverture de la trappe à carburant ou de neiman bloqués.

2. Le dépannage sur place
Pour les petites interventions, l’assistance va privilégier l’envoi de technicien équipés d’un « patrouilleur ». Ce véhicule permet d’intervenir sur le lieu de la panne, ce qui fait gagner du temps au client et éviter de dépêcher un gros camion de remorquage.

3. Le remorquage
C’est la dernière solution. Dans ce cas, le véhicule est le plus souvent conduit chez le réparateur le plus proche mais certaines marques « premium » peuvent offrir la possibilité de remorquer le véhicule du client sur le lieu de son choix.

À titre d’exemple, le groupe ARC Europe auquel appartient ACTA Assistance possède le premier réseau d’assistance en Europe avec 7 000 patrouilleurs et 34 000 camions de remorquage. C’est considérable !

L’impact des véhicules électriques ou hybrides

Ces dernières années, les véhicules électriques et hybrides sont arrivés sur les routes. Ils représentent un vrai défi pour la filière de l’assistance : ils sont peu nombreux mais demandent une organisation spécifique.

ACTA Assistance a ainsi formé son réseau et aujourd’hui la moitié du personnel d’intervention est certifié véhicule électrique et hybrides. Cela veut dire que ces professionnels sont aptes à intervenir sur des voitures équipées d’une batterie, avec tout ce que cela demande de savoir-faire et de matériel.

Ces professionnels habilités « véhicule électrique » sont formés pour mettre le véhicule en sécurité après un accident à l’aide des équipements isolants nécessaires pour ce type d’intervention (combinaison, gants isolants). Ils possèdent également des lieux de stockage qui peuvent accueillir en toute sécurité des voitures dont la batterie serait endommagée.

Sur la question de la recharge, l’équipe d’ACTA Assistance m’a confié qu’ils n’avaient que très rarement des conducteurs qui tombaient en panne de batterie. Dans ces cas là, les véhicules sont conduits à la station de recharge la plus proche ou en concession.

L’entreprise a testé un véhicule de dépannage muni d’une station de charge intégrée mais l’idée a été abandonnée face au manque de sollicitations, à la durée de recharge et au nombre de véhicules nécessaires pour mailler le territoire afin d’obtenir des temps d’intervention raisonnables.

L’autopartage comme nouvelle opportunité

ACTA Assistance gère également la partie assistance pour de nombreux services d’autopartage dont Autobleue à Nice ou Citiz à Strasbourg. Plusieurs de ces services intègrent notamment des véhicules électriques et hybrides, ce qui demande de la pédagogie avec les utilisateurs qui n’ont pas forcément l’habitude de rouler avec ces voitures.

L’entreprise a étoffé sa gamme de services pour répondre à ces nouvelles problématiques d’autopartage :

– gestion des réservations : modification / prolongation / annulation de réservation ;
– aide à la récupération et restitution du véhicule : emplacement du véhicule, ouverture / fermeture à distance…
– aide à la prise en main du véhicule ;
– résolution des problèmes de stationnement ;
– vérification de l’état du véhicule, blocage / déblocage du véhicule à distance ;
– assistance automobile.

L’activité d’autopartage représente encore une faible part du chiffre d’affaires de l’entreprise mais est l’un de ses nouveaux relais de croissance.

L’avenir passera par le numérique

ACTA Assistance l’a bien compris, le numérique et les smarphones sont en train de révolutionner tous les secteurs, y compris l’assistance. L’entreprise travaille pour équiper son réseau du système ACT’n Diag, un boitier qui se connecte à la prise OBD du véhicule et capable de remonter en temps réel les codes d’erreur diagnostics à la plateforme technique. Elle met aussi en place des services mobiles permettant aux clients de suivre l’arrivée du dépanneur en temps réel sur une carte.

En résumé, cette présentation du fonctionnement des services d’assistance montre bien que toute la chaîne de l’industrie automobile est impactée par l’arrivée des voitures électriques ou hybrides.

Pour ma part, la seule fois où j’ai eu à appeler l’assistance avec ma voiture électrique c’était dans le cadre du tournage d’une vidéo de test d’une panne de batterie avec ma LEAF (à priori, ça n’est pas ACTA Assistance qui opérait le service). Et vous, avez-vous déjà dû appeler l’assistance avec votre voiture électrique ou hybride ? Comment cela s’est passé ?

Crédit photo : ACTA Assistance

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JPPXil y a 11 ans

Les gens ne tombent pas en panne de batterie car il y des bornes de secours partout: les prises domestiques. C'est plus convivial de demander assistance à un riverain que d'appeler l'assistance.

ChristophedeNiortil y a 11 ans

Idem
Je ne prends pas de VE quand le trajet en continu n'est pas possible avec la charge de la batterie (soit 150 km environ).
Par contre quand j'ai un déplacement sur une journée dont le km total dépasse l'autonomie réelle de la batterie et qu'il y a des bornes de recharge sur le lieu de mon déplacement, je prends un VE (mais je m'assure qu'il y a plusieurs possibilités de recharge). Évidemment je regarde en fonction de mon temps sur place, du type de bornes disponibles et de leur localisation (une borne lente ne doit pas être trop loin à pied de mon lieu de visite et mon temps sur place doit être compatible avec ce type de recharge).
A ce jeu, mon rayon d'action est actuellement d'environ 150 km autour de mon point de départ donc je peux couvrir tout le département et une partie des départements limitrophes.

ChristophedeNiortil y a 11 ans

Tout à fait d'accord, sachant que de plus l'autonomie restante est aussi fonction des précédents km parcourus (200 km sur une Zoe par exemple).
Je me suis d'ailleurs déjà fait peur avec une Zoe d'autopartage une fois. D'après mes calculs et pour avoir déjà fait le parcours une fois, cela passait haut la main.
Mais à moins de 50 km de l'arrivée, l'autonomie restante était inférieure à la distance restant à parcourir. Par contre 10 km après (fin de la légère montée et descente légère vers l'objectif), l'autonomie restante a arrêté de descendre et est restée figée à la valeur indiquée pendant les presque 40 km restants. Je l'ai ramené à la borne avec le même niveau de batterie que la fois précédente.
Tout cela parce que les utilisateurs précédents avaient réalisé des fortes conso. Du coup je n'utilise plus celle-là mais une autre sur une autre station qui est beaucoup plus utilisée sur de longues périodes et de longs km que la précédente qui était utilisée principalement en ville et en périurbain (avec la clim).

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