Une habitabilité très satisfaisante, un roulage électrique sur une poignée de kilomètres et une future Honda rechargeable… voici ce que nous avons appris lors de la présentation européenne de la nouvelle Jazz hybride.

Révélée au Salon de Tokyo, la quatrième génération de la Japonaise était également présente sur le sol européen. La Honda Jazz s’est rapprochée de nous, à Amsterdam (Pays-Bas), où nous avons pu la découvrir et interroger Honda sur sa stratégie électrifiée.



Très consensuel mais très habitable

Les premières photos montraient un profil proche des anciennes générations avec des lignes très en rondeurs. En réalité, le dessin semble abaisser visuellement la citadine. Cependant, il semble que la Japonaise ait choisi l’intemporel plutôt que l’agressivité moderne du restylage de la précédente mouture. Seules les optiques avant avec le U sur fond noir tranche avec les surfaces aplanies, sans relief.

A l’intérieur, la planche de bord est assez flatteuse pour le segment. Les quelques minutes passées à parcourir le système multimédia sont concluantes, l’écran étant très réactif et le système intuitif. L’espace est aussi agréable pour ce véhicule citadin. La garde au toit se révèle importante, et le coffre plutôt spacieux avec environ 350 litres selon notre estimation. De nombreux rangements poussent ça-et-là, comme les vide-poches aux extrémités de la planche de bord.

A l’arrière, les places sont en réalité une banquette sans renfoncement, et adoptent une assise très souple. Leur confort sera à étudier lors d’un essai. En contrepartie, la modularité est aisée, avec le basculement de la banquette 60-40 en quelques secondes, apportant un plancher totalement plat.

A l’arrière, cela reste une citadine, mais Honda promet plus de confort que l’ancienne Jazz

Quid du moteur hybride ?

Ce retour à l’hybride, et seulement en hybride, vient écarter la motorisation essence disponible au Japon. Une décision prise pour se plier aux normes strictes en matière d’émissions de CO2, la moyenne du secteur automobile devant passer à 95 g/km, contre 120 actuellement.

Selon les dirigeants de la marque, l’autonomie en électrique sera similaire à celle du CR-V Hybrid. La Honda Jazz, bâtie sur une plateforme inédite, sera capable de rouler « 2 à 3 kilomètres en mode 100% électrique » nous a-t-on précisé. Concernant les dimensions, nous avons pu récolter un ordre de grandeur. Elles seront « très proches » de l’actuelle, soit environ 4 mètres de longueur pour 1,7 m de large et 1,53 m de haut.

Malgré nos questions et celles des nombreux journalistes présents, Honda n’a rien lâché sur les caractéristiques. Le bloc essence semble de petite taille (1 litre ?) et le cumul de puissance devrait tourner autour des 100 chevaux. Le poids sera supérieur à l’actuelle version essence, soit plus de 1.100 kg, en raison de la batterie lithium-ion installée et des deux moteurs électriques supplémentaires.

De façon générale, le constructeur nous indique s’être focalisé sur la conduite et l’expérience au volant, le tout avec « un sentiment de sportivité ». C’est ce qui différencierait la Jazz de ses concurrentes, via sa boîte de vitesse. La Toyota Yaris a été effectivement la voiture référence pour se mesurer, mais aussi la Volkswagen Polo en termes de confort.

Ces prestations ne feront pas de l’urbaine japonaise une voiture très accessible. Il faudra compter sur un prix au-delà des 18.000 € de base à son lancement mi-2020. Aucune autre motorisation n’est envisagée, celle d’origine étant « très suffisante » selon Honda. Toutefois, la nouvelle plateforme serait capable d’accueillir des modèles électriques, bien qu’il ait été clair qu’aucune Jazz 100% électrique ne sera proposée.

D‘autres modèles à venir

Cela a été annoncé, 6 modèles électrifiés constitueront la gamme Honda fin 2022. Nous avons la Jazz, la Honda e, une autre 100% électrique, et trois hybrides. Nouvelles information, une des trois hybrides à venir sera rechargeable, et un sera un « élégant SUV ». Le futur CR-V e:HEV peut-être ?



Concernant la technologie électrique, elle restera au lithium-ion, mais les batteries « à l’état solide » sont en développement. Mais nous ne les verrons pas à court terme, contrairement à Toyota ou Fisker.

Quant à l’hydrogène, intégrée dans la stratégie à long terme de la marque, aucun mot à son sujet. La Clarity Fuel Cell, disponible en Allemagne par exemple, se refuse encore à la France pour des raison d’infrastructures limitées. Les plus récentes et séduisantes Hyundai Nexo et la nouvelle Toyota Mirai pourraient peut-être faire changer d’avis le constructeur.