Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA), le nombre de véhicules électriques en circulation devrait atteindre au moins 145 millions d’unités d’ici à la fin de la décennie. De quoi économiser des millions de litres de pétrole.

Les voitures hybrides rechargeables et électriques ont le vent en poupe ces derniers mois. Pour les véhicules « zéro émission », la progression semble enfin lancée. Selon le « Global Electric Vehicle Outlook » publié annuellement par l’AIE, 3 millions de nouvelles voitures électriques et hybrides rechargeables ont été immatriculées en 2020, soit une augmentation de 41 % par rapport à l’année précédente. Un chiffre d’autant plus encourageant quand on connaît l’effet de la pandémie de covid-19 sur le marché automobile. Au cumul, le parc mondial de voitures branchées (BEV et PHEV) atteint désormais 10 millions d’unités. S’y ajoutent environ 1 million d’utilitaires, de camions lourds et de bus électriques.



Indépendamment des objectifs climatiques fixés par les Accords de Paris, la trajectoire empruntée semble positive. Selon l’IEA (pour International Energy Agency), la croissance actuelle mènerait à 145 millions de véhicules électriques en 2030.

En parvenant à ce chiffre à la fin de la décennie, les effets sur la consommation de pétrole seront colossaux. Avec 145 millions de voitures électriques en service, on réduirait la demande à hauteur de deux millions de barils de pétrole par jour. Forcément, les émissions polluantes liées aux industries de l’automobile et du pétrole chuteraient drastiquement. On pourrait ainsi éviter le rejet de 120 millions de tonnes de CO2 grâce à cette évolution du marché.

Peut-on dépasser les 200 millions de voitures électriques ?

Le chiffre de 145 millions de voitures électriques reste toutefois un minimum à atteindre selon la tendance actuelle. Toujours selon l’IEA, il pourrait exploser si les gouvernements respectaient les engagements climatiques mondiaux.

En encourageant la production et la vente de véhicules électriques, le marché mondial pourrait atteindre 230 millions d’unités en 2030. L’IEA explique alors que l’on pourrait économiser 3,5 millions de barils de pétrole par jour, et réduire les émissions en conséquence.

« Les tendances de ventes actuelles sont encourageantes, mais nos objectifs climatiques et énergétiques appellent à une accélération », explique Fatih Birol. Le directeur exécutif de l’IEA appelle à « des actions plus fortes de la part de tous les pays ». « Les gouvernements doivent faire le travail essentiel pour accélérer l’adoption de véhicules électriques. Ils doivent utiliser les aides économiques pour investir dans la création de batteries et le développement d’infrastructures de recharge », souligne-t-il.

L’agence révèle que les achats de véhicules électriques totalisent 100 milliards d’euros de dépenses. Un chiffre qui va augmenter à mesure que les constructeurs feront évoluer leur offre. À l’échelle mondiale, l’offre en matière de véhicules électriques se compose de 370 modèles, soit 40 % de plus qu’en 2019.