Outre-Manche, l’autorité en charge de la déontologie sur les publicités a estimé trompeuse une mention qui indiquait que la Nissan Leaf « pouvait charger jusqu’à 80% de sa capacité totale en 40 à 60 minutes », sans autres précisions. Saisie par 3 consommateurs, l’ASA (Advertising Standards Authority) a interdit le support concerné.

Selon le quotidien généraliste britannique The Independent, qui a révélé l’affaire le 9 octobre 2018, le constructeur précisait sur son site Web dans une note de bas de page que le temps de recharge « dépendait de plusieurs facteurs, notamment la température et la taille de la batterie, la température ambiante et le type du chargeur utilisé ». Nissan a plaidé dans ce sens, rejetant le raccourci selon lequel on pourrait comprendre « que la batterie serait chargée à 80% en moins d’une heure ».

Depuis, le texte sur Internet a été modifié ainsi : « Branchez votre nouvelle Leaf sur un chargeur rapide CHAdeMO et obtenez une charge de 20% à 80% en 60 minutes environ ». Le constructeur en a profité pour désamorcer les attaques concernant le phénomène du RapideGate, en ajoutant que la nouvelle Nissan Leaf peut être recharger de façon rapide à pleine puissance une fois par jour, et que les ravitaillements suivants en énergie pourraient être plus longs, la batterie étant plus chaude après de longues périodes de conduite.

L’ASA a soutenu que la publicité n’indiquait pas clairement le degré de variabilité dans le temps au sujet de la rapidité de recharge, et que les consommateurs pouvait comprendre le texte comme signifiant qu’ils pourraient généralement augmenter la charge de la batterie de la voiture de 80%, ou près de 80%, en 40 à 60 minutes avec un chargeur rapide. De quoi induire en erreur les lecteurs.

Une publicité pour la Nissan Leaf retoquée au sujet du temps de charge
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