La suite de votre contenu après cette annonce

Le recyclage des batteries des voitures électriques devient un véritable enjeu pour les constructeurs. C’est pour cela que Tesla a amélioré ses performances à ce niveau en 2021.
C’est dans son Impact Report 2021 que Tesla a annoncé une bonne nouvelle quant au recyclage des matériaux de batteries de ses voitures. Avec les critiques sur l’utilisation de minerais rares autour de la voiture électrique, c’est devenu un enjeu crucial.
Et en 2021, Tesla a progressé dans le traitement de ses batteries, avec le recyclage de 92 % des matériaux au total. Le taux de recyclage a légèrement augmenté, mais les quantités de matériaux recyclés sont nettement supérieures.
La marque a ainsi traité 1 500 tonnes de nickel, contre 1 300 l’année précédente. Le recyclage du cobalt est passé de 80 tonnes en 2020 à 200 tonnes en 2021, tandis que celui du cuivre a baissé, de 400 tonnes à 300 tonnes.
À lire aussi
Reportage : comment va être recyclée votre voiture électrique et quels sont les risques particuliers ?Si ce recyclage concerne les matériaux issus de la fabrication, Tesla s’attend bientôt à recycler des vieilles batteries. En effet, avec les dix ans de la Model S, la firme va pouvoir récupérer les packs des premières générations en plus grand nombre.
Ainsi, Tesla prévoit de mettre en place une économie circulaire et promet de recycler 100 % des batteries. « Aucune de nos batteries mises au rebut ne terminera dans une décharge », peut-on lire.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
Les "Anti" sont très actifs dans le champ médiatique alors que les véritables acteurs mondiaux sont dans l'action et non dans la communication. Les enjeux économiques sont énormes et de très gros acteurs industriels oeuvrent dans la discrétion pour prendre le contrôle de ce marché.
Ce sont soit des spécialistes des filières de recyclage parce qu'il en maîtrisent les flux logistiques soit les fabricants de batterie eux-même qui souhaitent garder le contrôle de leur production du "berceau au berceau" (cradle to cradle). Alors les centres de recyclage doivent être installés à proximité des usine de fabrication ce qui leur permet d'être également approvisionnés en scraps et autres déchets de fabrication pour un cycle aussi court que possible.
En effet, on considère principalement 2 méthodes de recyclage.
1/ La pyrométallurgie (on brûle les broyats de produits complexes dans des fours puis on procède à l'affinage).
2/ l'Hydrométallurgie (on utilise les mêmes procédés que l'extraction minère qui balayent toute la palette des technologies issues de la chimie et de la physique).
D'autres technologies sont en développement telles la biométallurgie qui cherchent à utiliser des auxiliaires comme des levures, des bactéries...
Dans le cas des batteries lithium, la pyrométallurgie détruit les composés carbonés et la blackmass et surtout pose d'énrmes problèmes "exothermiques", ou pour être plus clair, d'incendie... Il est donc totalement inaproprié au recyclage du lithium (même si certains industriels on tenté l'expérience, y compris en France...).
La règle des 3 R: Répare, Re-use, Recycle.
Par recyclage on entend bien la 3ème et dernière étape du cycle, celle de la récupération des matériaux de la batterie. Si la loi française ne prévoit qu'un recyclage à 50% des matériaux, les industriels dépassent déjà 85% et les meilleurs atteignent 95% avec pour objectif les 99,99%.
La technologie utilisée est l'hydrométallurgie. C'est la même technologie que celle employée dans les mines mais avec un coût considérablement inférieur car tous les matériaux contenus dans la batterie sont connus en composition et quantité et ils n'y a aucune scories indésirables, contrairement à l'extraction minière qui consiste à obtenir une toute petite quantité de matière à partir de montagnes de gravats ou de roches... Accessoirement, pour le recycleur et son client, le procédé permet de s'affranchir des coût spéculatifs sur les matériaux et des coûts logistiques.
Pour Tesla, c'est JB Straubel, 5ème membre historique et co-fondateur de Tesla, Véritable bras droit d'Elon Musk dans l'industrialisation de la firme qui a fondé la Société Redwood Materials pour prendre en main la question du recyclage des batteries et des composants électroniques. Il ne s'agit pas de communication ou de chasse aux subventions mais d'un réel gisement économique qui permet de dégager d'importants profits et, pour une firme comme TESLA fonctionnant en intégration verticale ou Cradle to Cradle, de maîtriser l'ensemble de sa chaine de valeurs.