Renault va tester une nouvelle technologie de batterie pour faire baisser le prix de ses voitures électriques

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Ampere, filiale du groupe Renault spécialisée dans les véhicules électriques, s’apprête à tester des batteries d’un nouveau genre en intégrant la technologie LXMO. Des packs sans cobalt, avec une densité énergétique élevée, comparable à celle des batteries NMC, mais avec tous les avantages des batteries LFP.

Par le biais d’Ampere, Renault a choisi de s’associer à la start-up américaine Stratus Materials pour tester une nouvelle génération de batteries. Une innovation basée sur une technologie de cathode sans cobalt baptisée LXMO (Lithium X Manganese Oxide). Avec ce dispositif d’un nouveau genre, l’objectif est de réduire les coûts de production tout en maintenant des performances comparables à celles des batteries NMC, qui sont aujourd’hui considérées comme celles ayant la meilleure efficacité énergétique sur le marché.

Des batteries d’un nouveau genre chez Renault ?

Les nouvelles cellules sont riches en manganèse. Elles promettent une densité énergétique élevée, équivalente (voire supérieure) à celle des batteries NMC, tout en affichant un niveau de sécurité et de robustesse similaire aux modèles au LFP, moins coûteux. Si les résultats des essais sont concluants, cette technologie pourrait permettre de concilier plusieurs aspects. Notamment une grande autonomie et un prix plus accessible.

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Les premiers tests seront menés en France, dans le laboratoire d’innovation d’Ampere à Lardy (dans l’Essonne). Ce centre inauguré récemment doit permettre d’évaluer la viabilité industrielle du matériau LXMO dans des cellules à format automobile. Pour Renault, cette expérimentation constitue une nouvelle étape dans sa stratégie d’indépendance et d’optimisation des coûts. Après avoir misé sur les batteries NMC, puis sur les LFP, le constructeur explore désormais la piste d’une pile sans cobalt.

Au-delà des enjeux économique et technologique, l’abandon du cobalt s’inscrit aussi dans une démarche écologique et sociétale. L’extraction de ce métal, qui se concentre principalement en République démocratique du Congo, soulève depuis des années des préoccupations liées aux conditions de travail et à l’impact écologique des mines.

Renault évoque déjà l’utilisation de ces batteries pour ses futurs modèles électriques. Les regards se tournent vers les remplaçantes des Megane et Scénic.

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CM Automobile Propreil y a 6 mois

LXMO = Lithium-X-Manganese Oxide

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Max Lavacheil y a 6 mois

Vos chiffres et estimations ne sont pas datés. J'ai cité une source officielle et récente pas très dure à trouver
https://www.cobaltinstitute.org/resource/cobalt-market-report-2024/

Il ne suffit pas de balancer des calculs au doigt mouillé à partir de sources disparates et obsolètes sans doute mises en avant par les anti ve. Et tout ça pour en arriver à une fourchette assez faible au final. Ça apporte quoi au débat? Ça ne change rien au fait que la majorité du cobalt vient de mines industrielles et que les artisanales sont bien mieux encadrées que par le passé

gedefahil y a 6 mois

C'est bien de voir que la recherche occidentale creuse aussi des pistes créer ses propres technologies. Mais du laboratoire à l'industrialisation, le chemin sera long.

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