Attendue par de nombreux acteurs de la filière, la prime rétrofit est désormais officielle. Intégrée à la prime à la conversion, elle sera mise en place à compter du 1er juin 2020.

Si elle n’a pas fait partie des annonces réalisées ce mardi 26 mai par le Président de la République, le lancement de la prime rétrofit est bel et bien acté. Dans son document de synthèse, le Ministère de l’Ecologie confirme l’intégration du rétrofit électrique, autrement dit la conversion d’un véhicule essence ou diesel à l’électrique, au dispositif de la prime à la conversion.

Dans son document, le Ministère précise que le montant de l’aide allouée sera similaire à celle accordée pour l’acquisition d’un véhicule électrique d’occasion. Si on se base sur le nouveau dispositif, cette aide pourra grimper jusqu’à 5.000 € pour les ménages dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 18.000 €. Dans le cas contraire, elle sera limitée à 2500 €.

La prime rétrofit sera conditionnée à la « mise au rebut », ou plutôt la conversion, d’un véhicule classé Crit’air 3. Une catégorie qui comprend les véhicules essence immatriculés avant 2006 et les véhicules diesel immatriculés avant 2011.



Compte tenu qu’ils n’ont pas encore homologué leurs kits, les acteurs du rétrofit risquent toutefois de ne pas pouvoir en profiter. La modification des règles de la prime à la conversion n’est que temporaire et limitée à 200.000 véhicules. Il y a donc fort à parier que l’ensemble du quota soit écoulé avant la fin du mois de juin. Après cela, la prime reviendra à son niveau d’origine, soit une aide de 5000 € réservée aux foyers dont le revenu fiscal est inférieur à 13.489 € (2500 € au-delà). Les règles sur les véhicules convertis seront également modifiées. Seuls les véhicules diesel antérieurs à 2001 et les véhicules essence mis en circulation avant 1997 pourront bénéficier de la prime.