Selon le Nikkei, Nissan aurait décidé de ne pas fabriquer son nouveau SUV électrique Ariya au Royaume-Uni, en raison d’une menace d’un Brexit dur sans partenariat avec l’UE.

Quatre ans après le vote du Brexit, le Royaume-Uni et l’Union européenne n’ont pas encore conclu totalement leur divorce. Avec des pourparlers interminables, certains constructeurs doivent trancher face à l’incertitude d’un accord commercial entre les deux parties.

Dans ce contexte, Nissan aurait, selon le Nikkei, annulé l’assemblage de l’Ariya dans son usine de Sunderland, où est également produite la LEAF. Le média japonais souligne que le constructeur a anticipé une absence d’accord, impliquant des droits de douane plus élevés à l’exportation du SUV électrique. En effet, la taxe d’importation via la Manche serait de 10 %, contre 7,5 % pour les voitures venant du Japon. D’après AutomotiveNews, la marque aurait cependant démenti cette explication. Un porte-parole assure que le Japon a été préféré à l’Europe « depuis plusieurs années », sans en mentionner la raison.

Comme annoncé en juillet, le Nissan Ariya sera donc produit uniquement au Japon pour le marché européen et américain, dans le site de Tochigi. Ceux pour la Chine seront produits localement.



Un Ariya plus cher et en retard ?

Pour rappel, le Nissan Ariya est le premier véhicule reposant sur la nouvelle plateforme CMF-EV de l’Alliance avec Renault. Avec une production hors UE, ceci pourrait-il changer le prix de vente, en raison de la taxe d’importation ? Pas sûr, sachant que le site japonais était au programme dès cet été, Nissan ayant pu s’adapter au changement de logistique.

Effectivement, le constructeur a encore le temps. Pour le moment, Nissan prévoit toujours une commercialisation au second semestre 2021 en Europe.