Connue de tous les passionnés d’automobiles sportives, Lotus a toujours cultivé son image avec des sportives essentielles. Pour satisfaire l’esprit de Colin Chapman, partisan du célèbre « light is right », elles embarquaient alors des mécaniques thermiques, certes modeste pour maîtriser le poids. Mais cet âge là appartiendrait bientôt aux livres d’histoire.

C’est ce que semble indiquer Phil Popham, le président de Lotus, lors d’un entretien accordé à nos confrères d’Autoexpress. D’après lui toutes les Lotus adopteront sans transition la technologie électrique à partir de 2023, soit quelques mois après la présentation de la dernière Lotus thermique de l’histoire : « Une chose à laquelle nous croyons est l’avenir des véhicules électriques à batterie, et notre intention est d’offrir à l’avenir des BEV (ndlr : acronyme anglais pour voiture 100 % électrique). Le BEV est bien adapté aux voitures de sport. Les caractéristiques de couple, la répartition du poids, la conception et la flexibilité de la partie dynamique. Pour moi, tout cela signifie que c’est la technologie ultime pour une voiture de sport ».

Pas de technologie hybride pour préserver le poids

Convaincu de l’avantage offert par la technologie, Lotus devrait donc profiter des finances et de la banque d’organe du groupe chinois Geely. Reste à savoir comment l’artisan britannique envisage de maîtriser le poids de ses sportives, l’une des caractéristiques principales de son image, avec des batteries souvent lourdes. Mais la technologie et l’expertise de la marque devrait maintenir la masse sous la barre de 1,3 tonne : basée sur une Lotus Elise S2, la première génération de Tesla Roadster avouait 1 360 kg sur la balance.



Considérée par la marque comme un avion de chasse au milieu de cerf-volant, la Lotus Evija n’est donc que le début d’un avenir entièrement électrique chez Lotus : la firme d’Hethel indique qu’elle n’adoptera jamais la technologie hybride en raison de sa complexité et de la surcharge pondérale de cette technologie.