La Volkswagen ID.3 est actuellement construite sans architecture logicielle complète. Celle-ci devra être déployée manuellement sur les modèles déjà fabriqués par la marque.

Das Elektro Auto… la voiture électrique du peuple a apparemment un caillou dans la chaussure. Représentant l’un des plus gros investissements de l’histoire de Volkswagen, la compacte électrique a initié sa production en novembre dernier mais avec d’importants problèmes logiciels. Selon Manager Magazin, le constructeur ne serait pas encore parvenu à déployer une architecture logicielle complète. Résultat : les véhicules actuellement produits à Zwickau sont stockés dans d’immenses parkings spécialement loués par l’entreprise dans l’attente d’une solution.

Prévue au printemps, le déploiement du logiciel sera réalisé par des équipes dédiées. Munies de postes informatiques mobiles, celles-ci devront incrémenter manuellement le soft sur les 10.000 premiers exemplaires de l’ID3. Toujours selon Manager Magazin, une seconde vague de 20.000 véhicules sera concernée mi-mai. Ce n’est qu’à partir de là que sera implémenté le logiciel complet en direct sur la chaîne de fabrication. Un dispositif qui autorisera notamment les mises à jour à distance (« over the air »). Un système semblable à celui proposé par Tesla sur ses modèles.

Un gros enjeu pour Volkswagen

Si le déploiement de la plateforme MEB représente un gros enjeu pour Volkswagen avec cette ID.3, la partie logicielle est tout aussi importante. Car au-delà d’un déploiement sur l’ensemble des véhicules électriques conçus sur la plateforme, Volkswagen souhaite faire de son système d’exploitation une référence sur le marché automobile.

Une sorte de concurrent de la plateforme Android, déjà intégrée aux véhicules Polestar, que le groupe compte proposer à d’autres constructeurs via sa filiale Car Software Org. Lancée en juin 2019, celle-ci concentre ses activités sur cinq domaines clés : la connectivité, les systèmes numériques, la conduite autonome, les services énergétiques et les plateformes de mobilité. Elle regroupera plus de 5000 experts numériques d’ici 2025.