L’Europe pourrait décider d’accélérer la transition vers le tout électrique, au détriment de la technologie hybride rechargeable dont les émissions de CO2 selon le cycle WLTP sont jugées peu réalistes.

Au cœur d’un marché de l’électrique limité par les infrastructures de recharge, l’hybride rechargeable semblait tirer son épingle du jeu. Avec cette technologie, les constructeurs pouvaient continuer d’offrir une solution reposant sur un plein d’essence, tout en réduisant largement les émissions polluantes.

Toutefois, dans la pratique, la réalité semble être très différente comme l’explique Reuters. En effet, les données de cycle WLTP sont souvent bien éloignées des valeurs réelles, notamment car les propriétaires ne rechargent pas assez leurs véhicules.

L’Union européenne prévoirait ainsi d’interdire aux constructeurs de qualifier les voitures hybrides rechargeables de véhicules propres. De fait, leur valeur pourrait en pâtir, et les marques pourraient devenir frileuses sur les investissements.



Une projection d’AutoForecast Solutions montre que les constructeurs prévoient de sortir 28 modèles hybrides rechargeables avant 2028. En parallèle, 86 modèles électriques verraient le jour, ce qui inverserait la tendance observée ces dernières années.

Selon le PDG de Bentley, Adrian Hallmark, une interdiction en 2025 « tue la demande dès aujourd’hui ». Sa marque prévoit de vendre des hybrides rechargeables jusqu’en 2030, mais pourrait revoir ses plans. Comme le souligne le Britannique, l’Europe devra aussi accélérer le déploiement des infrastructures pour que les automobilistes puissent se tourner sereinement vers l’électrique.