Interrogée ce vendredi 5 juillet sur franceinfo, la ministre des transports, Elisabeth Borne, est revenue sur la révision à venir de la prime à la conversion, l’estimant parfois mal utilisée.

Pour Elisabeth Borne, la prime à la conversion n’est pas faite « pour acheter des Tesla » ni des voitures « à 50.000 euros ». Alors que le gouvernement s’apprête à raboter cette mesure phare pour le pouvoir d’achat, la ministre des transports a tenu à justifier le « pourquoi » des changements à venir.

Interrogée sur Franceinfo, la ministre a notamment donné pour exemples plusieurs cas où cette prime censée aider les plus faibles revenus avait servi à acquérir des véhicules « à plus de 50.000 euros ». « Très clairement, ce n’était pas l’esprit de la prime donc on va regarder comment on peut éviter ce genre d’utilisation » a-t-elle déclaré. Aujourd’hui, la France reste l’un des rares pays à ne pas fixer de prix maximal pour l’attribution de ces aides financières. Les choses pourraient donc évoluer au cours des prochaines semaines et le gouvernement envisager de durcir les conditions de ressources voire d’exclure certains types de véhicules.

« Il faut aussi s’assurer qu’on achète des véhicules vraiment propres » a renchéri la ministre, indiquant le gouvernement allait regarder les différents critères d’attribution.

Des nouvelles à la rentrée

Sans attendre le vote du projet de loi de finances pour 2020, le gouvernement devrait annoncer les conditions de révision de la prime d’ici la rentrée a expliqué la ministre.

La prime à la conversion n’est « pas faite pour acheter des Tesla »
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