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Les différents retards s’accumulant, il ne faut pas s’attendre à des livraisons de Tesla en provenance de Grünheide avant l’année prochaine.
Serait-il plus facile d’ouvrir une gigantesque usine de voitures électriques Tesla en Chine plutôt qu’en Allemagne ? C’est une question qui finit par se poser, tant les difficultés de tous ordres n’en finissent pas de pleuvoir outre-Rhin. Peut-être Elon Musk en arrivera-t-il à regretter de ne pas avoir saisi la perche tendue par Ségolène Royal en 2016.
Alors que le permis définitif de la gigafactory Tesla de Berlin n’a toujours pas été délivré, le site se retrouve freiné par un problème de disponibilité des batteries.
La construction de l’usine pourrait sembler déjà bien avancée. Elle l’est effectivement pour différentes unités de production. Mais pas pour celle consacrée aux batteries. Cet espace ne pourrait être opérationnel avant la fin de la présente année 2021. Ce qui amène le média Automobilwoche à titrer un de ses articles : « Pas de voiture sans batterie ! ».
Les chaînes devaient démarrer l’assemblage des voitures électriques Tesla en juillet prochain. Il faudrait donc s’attendre à un retard de l’ordre de 6 mois. L’image des 12 000 salariés s’activant à produire jusqu’à 500 000 voitures électriques par an à Grünheide s’éloigne sur le calendrier.
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La production des nouvelles batteries n'était pas prévue avec les modèles qui doivent sortir dans un premier temps. Ce sont les cellules actuelles 2170 qui continuent à être utilisées. L'article allemand mentionné est donc bien du fake... pour détourner des commandes éventuelles sans doute. À ce sujet, il en aurait certainement été pareil en France...
Sans le souhaiter, il est évident à mon avis que la plus grande faiblesse d'EM repose sur son incomparable intelligence de stratège. Il nous surprend à chaque fois, mais pas toujours en bien : le yoyo sur le prix des véhicules, une exploitation toujours déficitaire -compensée par l'aubaine des crédit CO2 cédés-, la valse du prix des recharges, ...
Cette vision stratégique l'a aussi conduit à décider d'avoir 3 centres de production : US où il écoule très peu mais peut se financer sur les marchés, Europe où il peut vendre plus mais peu se financer et Asie qui cumule les deux !
L'erreur, qui sera peut-être funeste, a été de choisir en Europe le pays dans lequel il ne faut pas s'implanter : en Europe dite occidentale, il n'y a qu'un pays qui a su faire des usines automobiles en 2 ans, recrutement et formation du personnel inclus.
Un seul pays par exemple capable de finir la construction d'un pont sans permis de construire (Ré hier, Beynac demain ?) ou à adapter ses lois -y compris foncières !- pour permettre à une petite souris de s'installer au milieu de nulle part mais avec TGV et RER direct.
Encore eût-il fallu qu'il y ait un homme orchestre, volontaire et compétent, comme le furent le préfet Chérèque pour décider VAG et Swatch à tenter l'aventure puis à Daimler de la poursuivre ou le ministre Borloo pour convaincre les Japonais qu'ils allaient avoir leur meilleure usine dans un territoire réputé récalcitrant....
Faute de cette base solide dans la médiocre Macronie, il a franchi le Rhin car admiratif du modèle économique qui a produit le dieselgate, et qui est capable de fermer ses centrales au charbon sans solution de substitution, faute d'avoir anticipé puis coincé par son complexe écologique !
Espérons qu'il nous surprenne en bien aussi en ce domaine, mais je crains que le trop amical accueil du patron de VAG ne dissimule quelques mauvaises surprises, d'autant qu'il est touché par l'echec flagrant de l'ID3...
Pour obtenir un investissement comme cela, il faut travailler le dossier. Les équipes de "invest-in-France" ont râté le coche sur ce coup-là.