Cette opération de rappel concerne pas loin de 28.000 exemplaires de l’engin, fabriqués à l’usine espagnole de Valence, entre le 1er juillet 2019 et le 25 juin 2020.

En cause, le connecteur haute tension du module de recharge de la batterie situé sous le véhicule. En dépit de la protection qui recouvre cet élément, il peut se retrouver endommagé et provoquer une surchauffe.

Une situation qui peut se terminer en incendie, comme c’est déjà arrivé à quelques utilisateurs du Kuga hybride rechargeable. Le constructeur a reconnu 4 cas à ce jour. Le phénomène peut survenir même lorsque le véhicule est en stationnement, sans être en cours de ravitaillement en électricité.

Les ventes et livraisons de ce modèle sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Les propriétaires utilisant déjà un Ford Kuga PHEV sont appelés à ne pas le recharger, selon une communication qui leur a été directement adressée par le constructeur.

Il leur faudra attendre au moins jusqu’à la fin de ce mois d’août 2020 pour pouvoir obtenir un rendez-vous, le temps que les nouvelles pièces soient disponibles dans le réseau.

Avis de l'auteur

Le Ford Kuga est un habitué des rappels pour des risques d’incendie. Et ce, depuis 2012. Il s’agissait jusque-là principalement de modèles essence équipés du moteur 1,6 l EcoBoost à injection directe.

Aux Etats-Unis, d’importantes campagnes successives (2012, 2013, 2016, 2017) ont ramené dans les ateliers plusieurs centaines de milliers de ses SUV. Des problèmes de fuites d’essence et d’huile ont ici été identifiés.

En Afrique du Sud, plus de 80 Ford Kuga sont partis en fumées, en raison de la défaillance d’un système de refroidissement. Pour ces modèles également sortis de l’usine de Valence, le constructeur s’était vu infligé une amende de 2 millions d’euros.

Cette récurrence pose forcément question. Qu’en pensez-vous ?