Alejandro Agag aime décliner le concept du championnat de Formule E qu’il a créé. Après Extreme E où des SUV électriques s’affronteront dès 2021 dans des décors somptueux, l’homme d’affaires espagnol imagine désormais exploiter les mers, lacs et rivières.

L’équipe de E1 vient d’obtenir la licence exclusive de l’Union internationale motonautique pour organiser sur les 25 prochaines années l’unique championnat de bateaux à moteurs électriques.

A 60 nœuds, c’est-à-dire à plus de 110 km/h, les embarcations branchées de 12 équipages au maximum voleront littéralement au-dessus de l’eau dans « des lieux glamour » du monde entier. C’est une aile (foil) ancrée à l’arrière qui assure le contact avec l’élément liquide.

Il s’agit pour Alejandro Agag « d’apporter la révolution électrique à la mobilité marine » et de faire converger les regards sur un écueil : la dégradation des eaux par déversements plus ou moins accidentels d’hydrocarbures, la pollution par les sacs plastiques et les nuisances sonores causées par les moteurs thermiques.



La future compétition permettra de réaliser des progrès technologiques applicables ensuite aux véhicules nautiques, mais aussi de promouvoir la mobilité électrique auprès d’un nouveau public. Les engins deviendraient ainsi plus rapides, moins chers, avec une meilleure autonomie.

Quand débutera le championnat E1 ? Pour l’instant le bateau, baptisé « Racebird 01 » n’en est qu’au stade de la représentation 3D. Sophi Horne, à la tête de la startup SeaBird Technologies, doit encore le mettre au point.

Elle prévoit de loger une batterie 30 kWh rechargeable en 30 minutes dans une relativement fine embarcation monoplace de 4,8 m de long pesant 380 kilos.

Il faudra vraisemblablement attendre au moins 2022 avant que s’affrontent les premiers équipages avec ce véritable bolide des mers.

Mais le programme semble s’annoncer captivant sur les eaux à Londres, New York, Monaco, Miami, Sydney, en Arctique et en Amazonie !