L’Angleterre est-elle en passe de devenir le nouvel eldorado de la voiture électrique ? Avec plus de 6000 immatriculations au mois de mars, les ventes ont bondi de 400 % par rapport à l’année précédente.

Avec 4209 immatriculations rien qu’au mois de mars, la technologie hybride rechargeable domine largement le marché électro-mobile britannique face au 100 % électrique qui totalise tout de même 1905 ventes sur la même période.

Mitsubishi et Nissan en tête des ventes

Mitsubishi et Nissan sont clairement les deux grands vainqueurs de cet engouement britannique avec 3300 Outlander PHEV et 1254 Leaf écoulées sur le seul mois de mars. A eux seuls, les deux modèles représentent près de 75 % des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables outre-manche.

Depuis le début de l’année, ce sont 8541 véhicules électriques (2633 VE et 5924 VHR) qui ont été immatriculés en Angleterre, représentant environ 1.16 % des ventes de véhicules réalisées dans le pays sur la même période. Si on est encore loin des 25 % de parts de marché de la Norvège, la flotte électrique britannique grandit rapidement et atteint désormais 30.000 véhicules. Une tendance qui devrait se poursuivre voire s’accentuer avec l’annonce du Maire de Londres, Boris Johnson, de convertir l’ensemble des taxis de la ville à l’électrique…

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Ventes cumulées de véhicules électriques en Angleterre - 2010 - 2015

Une aide gouvernementale de 5000 £

Pour rappel, le gouvernement britannique offre 5000 £ par véhicule, soit environ 7000 €, à travers son programme OLEV lancé en 2011. Celui-ci devrait toutefois évoluer dans les prochaines semaines avec l’introduction de différentes catégories de véhicules éligibles en fonction de la technologie utilisée, de l’autonomie électrique et des émissions de CO2. De quoi permettre la création de différentes « tranches » de financement destinées à récompenser davantage les véhicules les plus vertueux.

L’aide à l’acquisition n’est cependant pas le seul avantage accordé aux propriétaires de véhicules électriques qui bénéficient par exemple de la gratuité du péage urbain de Londres. Pour les sociétés, l’intérêt financier est encore plus important, la taxe pouvant monter jusqu’à 35 % pour les véhicules les plus polluants contre seulement 5 % pour les véhicules 100 % électriques…

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