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Xpeng G6 2025 : ce qu'il faut savoir sur ce rival du Tesla Model Y

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Le Xpeng G6 dans sa cuvée 2025 reçoit de sérieuses évolutions. Dont la possibilité de recharger en 12 minutes sur borne rapide.

À contre-emploi

Lancer un nouveau modèle en marge des 24 Heures du Mans n’a rien d’inédit. En 1973, Matra avait ainsi invité concessionnaires et VIP à découvrir en avant-première sa Bagheera… Ce qui est plus surprenant, c’est de voir Xpeng monter une tente dans le village des 24 Heures. La marque chinoise n’a, en effet, aucune velléité (pour l’instant ?) dans l’univers des sports mécaniques. Elle présentait donc en Sarthe, en première européenne, son G6 renouvelé. Et la mention « recharge en 12 minutes », écrite en capitales derrière le véhicule, ne manquait pas d’attirer les curieux.

Pendant que nous filmions, nous entendions ainsi des propriétaires de Volkswagen ID.3 expliquer à des « petrolheads » pur jus les secrets de la recharge rapide ainsi que leurs habitudes d’utilisation. On remarque donc que des électromobilistes apprécient les sports mécaniques. Et que l’argument « 12 minutes » porte aussi chez des consommateurs a priori sceptiques sur le VE. Dans le monde réel, les clivages semblent plus flous que sur les internets…

Et cette présence de Xpeng, soucieux de se faire connaître auprès d’un plus vaste public, confirme que les 24 Heures sont en train de se transformer en Goodwood à la française. Même si cela n’a pas de rapport direct avec l’activité en piste.

Une recharge en 12 minutes

Jusqu’ici, c’était « moins de 20 minutes » pour passer de 10 à 80 % d’état de charge. À partir de la rentrée, ce sera « 12 minutes » sur le G6 évolué. La recharge en courant continu du Xpeng G6 est accélérée à des niveaux rarement vus dans l’industrie : pour le même exercice, les Hyundai Ioniq 5 et autres Kia EV6 évoquent « 18 minutes ». Le SUV de Guangzhou revendique désormais une crête à 451 kW, contre 280 kW aujourd’hui (215 kW sur le « standard »).

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Récemment, l’auteur de ces lignes a vu 293 kW s’afficher pendant quelques secondes sur la borne pendant qu’il rechargeait un G6 version 2025. Mon camarade Soufyane brûle sans doute d’impatience de soumettre le Xpeng à son Supertest pour tracer la vraie courbe… Soyons réalistes : selon le Baromètre national des infrastructures, seuls 5 % des points de recharge français sont capables de « débiter » plus de 350 kW. Voilà qui pourrait limiter l’intérêt d’une telle voracité. On attend aussi d’en savoir plus sur la recharge en 400 volts, par exemple, sur les Superchargeurs Tesla). La durée annoncée de 12 minutes concerne autant les déclinaisons « autonomie étendue » que « standard ».

Comment reconnaître le Xpeng G6 2025 ?

Les modifications côté carrosserie sont minimes. On pourra utiliser trois astuces pour briller auprès de ses amis :

  • Jusqu’ici divisée en deux parties, la rampe de LED avant court désormais sur 1,94 m, soit toute la largeur du véhicule. Le logo de Xpeng est remonté sur le capot.
  • À l’arrière, un léger becquet est accentué en dessous de la lunette. Il rend légèrement plus agressif le profil, jusqu’ici très pur.
  • Une petite nervure en forme de « L » a été ajoutée derrière les roues, à l’arrière du G6.

En extra, le G6 adopte une nouvelle teinte violacée très travaillée côté reflets et des jantes inédites.

Exit les NMC

Auparavant, la batterie de 87,5 kWh (net) était de chimie nickel-manganèse-cobalt. Xpeng abandonne cette composition pour proposer seulement des piles lithium-fer-phosphate (LFP). Ceci a deux effets. Le premier est positif. A priori, ce type supporte mieux à long terme les branchements ultra-rapides et les recharges à 100 %. Pour un véhicule fonctionnant avec une tension « 800 volts », c’est sans doute une bonne nouvelle.

Le second est négatif. La plus faible densité énergétique des LFP contraint Xpeng à abaisser la capacité. Elle devrait se trouver aux alentours de 80 kWh net. Le G6 « petite batterie » conserve des batteries inchangées (66 kWh). C’était déjà du LFP.

Une autonomie en baisse

Logiquement, la version « autonomie étendue » devrait donc perdre quelques kilomètres d’autonomie selon la norme WLTP. Jusqu’ici, elle affichait 570 km. Avec une capacité en baisse d’un peu moins de 10 %, on peut s’attendre à des autonomies dans la zone 510-530 km en cycle mixte. Nous confirmerons cela très bientôt.

Un intérieur plus soigné

Xpeng a aussi retravaillé l’intérieur du véhicule. Reconnaissons un vrai saut en qualité perçue. En passant la main, on découvre des matériaux plus valorisants, des surpiqûres, des rétro-éclairages LED plus détaillés, un tissu façon alcantara sur les montants… Les obsédés de l’ergonomie (dont l’auteur) seront ravis de constater l’arrivée de languettes permettant de diriger le flux d’air des aérateurs. Plus besoin de passer par l’écran central. Hourra.

L’instrumentation sort de la planche de bord pour s’afficher sur une tablette, légèrement plus proche du conducteur, à la résolution améliorée. Cela ne sautait tout de même pas aux yeux lors de notre rencontre. La vitesse instantanée est toujours affichée de manière trop petite. L’écran central gagne un demi-pouce et perd son cadre façon « alu ». Les menus semblent conçus à l’identique avec énormément de fonctions regroupées et un excellent temps de réaction.

Les sièges avant, déjà chauffants et ventilés, adoptent la fonction massage. Le coffre arrière demeure identique. Et pour des raisons qui restent floues, le G6 est toujours dépourvu de frunk (il y a largement la place…).

Une version Black Edition en vue

La gamme sera bientôt coiffée par une version Black Edition avec peinture noire et étriers de freins orange. Une combinaison de couleurs surprenante, mais sans doute agréable pour les yeux. Les tarifs sont encore inconnus, on en saura plus fin juillet.

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Des prix stables

Les commandes de ce G6 « evo » seront ouvertes très prochainement. Les premières livraisons auront lieu à la rentrée (au dernier trimestre pour le Black Edition). La marque confirme que les tarifs devraient rester très proches de ce que l’on connaît aujourd’hui. Pour rappel, voici ce que dit à ce jour le configurateur :

  • G6 Standard (255 ch, 66 kWh) : 42 990 euros
  • G6 Long Range (280 ch, 87 kWh) : 46 990 euros
  • G6 Performance (476 ch, 87 kWh) : 50 990 euros

Des ventes en hausse

Xpeng trouve sa niche sur le marché français. En janvier, la marque de Guangzhou nous annonçait vouloir distribuer environ 3 500 véhicules cette année dans l’Hexagone. Elle semble aujourd’hui dans les clous pour réaliser cet objectif. « On tourne en ce moment à 300 – 400 voitures par mois, indique Thomas Rodier, directeur marketing de Xpeng France. On pourrait en vendre plus si l’on avait les stocks ». Le réseau compte désormais une cinquantaine d’adresses. Le nombre de points de vente devrait grimper à 70 d’ici à la fin de l’année.

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light is rightil y a 10 mois

les avancées techniques des marques chinoises sont remarquables, sauf concernant l'efficience.
Reste que la Chine soutient activement la guerre d'agression russe contre l'Ukraine, qu'elle se nettoie le popotin avec le droit international et les droits humains. Acheter chinois, c'est soutenir indirectement cela. Chacun fait ce qu'il veut, mais il faut être conscient.

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Thythyil y a 9 mois

Je suis anti 7 ans de malheur

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Bofil y a 9 mois

Manifestement, le fait que vous ne " compreniez pas " les avantages de la propulsion, sur un VE ( car NEUTRE , grâce au poids concentré dans le soubassement, et non survireur comme un propulsion thermique), je vous laisse dans vos certitudes "d'avant" avec les VE tractions, sous vireuses et la problématique du passage du couple et la motricité sur un VE de ce type .
Il est à remarquer, que le choix de la traction pour les VE est un gain, UNIQUEMENT pour le constructeur EXISTANT, en coût, car moindre adaptation des chaines de thermiques préexistantes pour le passage au VE, mais techniquement ce n'est pas optimal.
Comme par hasard, tous les " nouveaux constructeurs ", choisissent la propulsion (sauf très petit modèle), alors que c'est les " anciens " qui persistent ( et pas seulement les Français, mais aussi les Japonais), par simple "économie" immédiate (investissement initial moins lourd).
Vous n'avez manifestement pas remarqué que le model Y est le VE, PROPULSION, LUI, qui dans sa catégorie offre le plus de place intérieure ...donc votre soit disant " démonstration " de l'EV6... n'en est pas une.
De la même façon, les Elroc et Enyaq ont des espaces intérieurs tout à fait comparable aux tractions, malgré le moteur sur le train arrière .
Ce qui est triste, de la part de nos constructeurs, c'est surtout de privilégier les choix moins performants, pour des raisons d'investissement initial moins grand, pour le + grand bénéfice IMMEDIAT des actionnaires et de leur dividendes..., sauf que sur le long terme, cela commence à peser lourd, et au niveau mondial, il y a les marques en progression, et celles qui stagnent ou régressent.

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