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Un patron ne devrait pas dire ça. Néanmoins, Oliver Blume a clairement reconnu que Volkswagen, et au-delà l’ensemble de l’industrie automobile allemande, était dans une situation critique. Il a toutefois exclu les fermetures d’usine. Pour le moment.
Malgré les mesures d’économies et les réformes mises en place, Volkswagen est loin d’être sorti de l’ornière. Dans une vidéo destinée aux salariés, le patron a ainsi déclaré que l’entreprise était dans une situation plus que critique. Cette déclaration, qu’il étend à l’industrie automobile allemande, arrive juste avant d’importantes discussions avec les représentants du personnel.
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« Notre modèle économique ne fonctionne plus » : Volkswagen pourrait supprimer 100 000 postesLa situation est en grande partie due à la bascule manquée vers l’électrique et à la Chine. Volkswagen était en effet ultra-dépendant de ses ventes dans l’Empire du milieu. Avant 2020, il y réalisait plus d’un tiers de son volume mondial, mais la situation a bien changé.
Ces derniers mois, le groupe a déjà acté la suppression de 50 000 emplois, ainsi que la fermeture de son usine de Dresde. Un choc pour le géant européen qui n’avait jamais fermé d’usine sur le sol allemand. Et ce n’est pas terminé, puisque de nouvelles réductions d’effectifs pourraient être envisagées.
Volkswagen souffre d’une nette surcapacité de production, estimée à 500 000 véhicules par an. Pas moins de cinq usines sont donc sur la sellette, y compris chez Audi : Osnabrück, Hanovre, Emden, Zwickau et Neckarsulm. Trois de ces usines sont situées dans le Land de Basse-Saxe, actionnaire de VW à hauteur de 20 %. Les représentants du Land ont d’ailleurs fait capoter en juin dernier le plan de réforme proposé par le conseil de surveillance.
Le syndicat IG Metall est bien entendu lui aussi opposé à toute fermeture d’usine. Pour l’heure, Oliver Blume prend soin d’indiquer qu’aucune nouvelle fermeture n’est au programme. Malgré tout, il a clairement alerté : « nous ne voyons actuellement aucun moyen pour que les usines d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm restent rentables dans les années 2030« .
Que faire de ces cinq usines ? Pour le site d’Osnabrück, des discussions sont en cours avec Rafael Advanced Defense Systems. L’ex-usine Karmann spécialisée dans les cabriolets pourrait ainsi à l’avenir produire des composants pour le système de défense israélien Iron Dome.
Pour les autres usines, il y a bien entendu la piste des constructeurs chinois. Xpeng est sur les rangs, tout comme BYD. Mais réussir la cession, que ce soit totale ou sous forme d’un partenariat, de toutes ces usines semble bien illusoire. D’autant qu’il s’agit de sites assez anciens, qui auront du mal à convaincre des investisseurs chinois habitués à des sites ultra-modernes.
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Volkswagen perd des parts en Chine donc il est en surcapacité, jusque-là je suis, mais comment justifier que le groupe Volkswagen construise en Chine pour vendre en Europe, si. ses usines ici ne tournent pas assez ici ?
Les allemands ont payé cher leur dépendance au diesel, très cher leur dépendance au gaz russe et maintenant ... leur dépendance industrielle avec la Chine risque d'achever ce triste bilan.
L'allemagne a vendu (et vend) beaucoup de voitures en Chine, au point que ce sont des marchés importants pour les groupes automobile d'outre-Rhin.
L'allemagne a donc freiné des 4 fers pour ne pas taxer les voitures chinoises importées en Europe. Cette Chine qui menaçait (entre autre) de taxer réciproquement les voitures allemands arrivant en Chine.
La partie de poker (ou poker-menteur) n'est pas finie...
VW vend correctement ses VE en Europe, et sait qu'une nouvelle génération de VE arrive, sans être prêt à proposer des modèles qui seront au niveau suffisant.
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