Voitures électriques : Londres ouvre officiellement la porte à un retour en arrière...

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Au Royaume-Uni, le gouvernement envisage d’assouplir fortement ses objectifs de ventes de voitures électriques entre 2027 et 2035. Sous la pression des constructeurs et des syndicats, Londres ouvre une consultation qui pourrait faire tomber l’objectif de 80 % de VE fixé pour 2030 à seulement 50 %…

Le Royaume-Uni faisait jusqu’ici partie des pays européens les plus offensifs pour accélérer le passage à la voiture électrique. Mais face aux critiques répétées des acteurs de l’industrie automobile, Londres pourrait désormais revoir une partie de sa trajectoire. Le gouvernement vient officiellement d’ouvrir une consultation qui doit permettre de décider si les objectifs actuellement imposés aux marques sont toujours réalistes.

Des objectifs de plus en plus difficiles à tenir ?

Le mandat ZEV, entré en vigueur en 2024 sous l’ère Rishi Sunak, impose aux marques qu’une part croissante de leurs ventes soit composée de voitures 100 % électriques. Le quota était fixé à 22 % la première année, puis 28 % en 2025 et 33 % en 2026. Il doit théoriquement passer à 38 % en 2027, 52 % en 2028, 66 % en 2029 et atteindre 80 % en 2030. C’est précisément cette accélération qui pose problème.

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Selon plusieurs médias britanniques, le gouvernement pourrait notamment ramener l’objectif de 2030 de 80 à 50 %. Mais rien n’est encore acté. La consultation est ouverte jusqu’au 23 octobre, et elle doit recueillir les avis des constructeurs, des équipementiers, des opérateurs de recharge, des concessionnaires et même des consommateurs.

Les constructeurs mettent la pression

La Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), qui représente l’industrie automobile britannique, estime que les quotas progressent plus vite que la demande. Les voitures électriques représentent actuellement environ un quart des immatriculations, alors que le mandat exige déjà une part nettement supérieure. Pour écouler davantage de modèles, les constructeurs disent devoir multiplier les remises et les aides commerciales. Une stratégie difficilement soutenable à long terme.

Le dispositif a d’ailleurs déjà été assoupli. Les pénalités appliquées aux constructeurs qui ne respectent pas leurs objectifs ont été ramenées de 15 000 à 12 000 livres par véhicule. Un peu comme au sein de l’Union européenne, les marques disposent aussi de davantage de souplesse pour compenser leurs résultats sur plusieurs années.

L’interdiction du thermique en 2035 est maintenue

Le gouvernement assure toutefois qu’il n’est pas question de remettre en cause l’objectif final. Théoriquement, la vente de voitures neuves exclusivement thermiques doit toujours prendre fin en 2035. L’enjeu de la consultation concerne donc surtout la vitesse de la transition d’ici là. Mais cet éventuel recul fait déjà débat.

Certaines organisations favorables au tout-électrique estiment qu’un assouplissement du mandat risquerait de ralentir les investissements et les ventes. Elles demandent plutôt au gouvernement d’agir sur les principaux freins à l’achat, notamment les prix des VE, les infrastructures de recharge et les incitations financières.

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Aware11il y a une heure

Bigre, bigre ! La "perfide Albion" n'assume donc plus son statut de Brexit ?

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