Top 5 des équipements qu'on aimerait revoir dans nos voitures

La suite de votre contenu après cette annonce

Les voitures n’ont jamais été aussi technologiques, mais le progrès ne va pas toujours dans le bon sens. Après des années de tout-tactile, les boutons physiques font leur retour dans les habitacles. La preuve que certains équipements délaissés peuvent finalement retrouver grâce aux yeux des marques. Voilà 5 équipements que nous aimerions retrouver dans les automobiles modernes.

Il y a encore quelques années, supprimer les boutons semblait être un passage obligé pour donner une image moderne à une voiture. Aujourd’hui, le mouvement commence à s’inverser. Volkswagen remet notamment de vraies commandes dans ses nouveaux habitacles. Mercedes admet aussi être allé trop loin dans la disparition des boutons.

Depuis 2026, l’Euro NCAP, l’organe en charge d’évaluer la sécurité des voitures neuves, prend aussi davantage en compte la facilité d’accès aux commandes essentielles dans son évaluation des véhicules. Autrement dit, revenir à une ancienne solution n’est pas forcément synonyme de régression. Alors pourquoi s’arrêter aux boutons ?

Au fil des années, d’autres équipements ont disparu pour gagner quelques kilos, quelques euros ou simplement suivre les tendances du moment. Certains ne nous manquent pas. D’autres mériteraient en revanche bien une seconde chance.

1 – Des sièges en tissu de qualité

Dès que l’on monte en gamme, le cuir ou son équivalent synthétique restent encore très présents dans les catalogues. Ils renvoient une image plus premium et permettent aussi aux constructeurs de créer des habitacles visuellement plus valorisants. Mais un bon tissu n’a rien d’une solution bas de gamme. Bien au contraire. Il chauffe moins lorsqu’une voiture reste stationnée en plein soleil, il est plus agréable au contact en hiver et il évite cette sensation parfois un peu collante que peuvent offrir certaines selleries synthétiques en été.

Il y a aussi une vraie question de confort. Avec une texture bien choisie, un siège en tissu peut offrir davantage de maintien qu’une assise très lisse. Certaines marques continuent d’ailleurs à utiliser du textile, de la laine ou des matières recyclées sur des modèles haut de gamme, preuve que le tissu peut aussi être élégant. Kia a même poussé le curseur encore plus loin dans l’habitacle d’un EV3 en intégrant des déchets de pommes et de champignons. Il ne sera pas commercialisé, mais il offre une piste intéressante.

Plus une voiture est chère, plus il devient difficile d’éviter le similicuir… C’est dommage ! On aimerait donc revoir davantage de belles selleries textiles, épaisses, originales et proposées autrement qu’en entrée de gamme. On aimait bien ce que proposait le concept Peugeot e-LEGEND avec des matelassures inspirées de la 504 Coupé.

2 – Un tableau de bord face au conducteur

Le minimalisme a aussi eu raison de l’instrumentation traditionnelle sur certains modèles. Pour simplifier la planche de bord, plusieurs constructeurs ont choisi de déplacer une grande partie des informations vers l’écran central. C’est le cas sur les voitures électriques de Tesla, sur le Volvo EX30, les Mini Cooper et Aceman, ou encore sur la nouvelle Hyundai Ioniq 3 en version de base. Vitesse, autonomie restante, consommation ou indications de navigation se retrouvent alors légèrement décalées du champ de vision.

Ce n’est pas dramatique et l’on peut s’y habituer, mais cela oblige malgré tout le conducteur à détourner davantage le regard. Un vrai écran placé derrière le volant reste pourtant une solution très naturelle. L’information principale est immédiatement visible, sans avoir besoin de chercher où se trouve la donnée au milieu d’une interface.

L’affichage tête haute peut remplir cette fonction, parfois même mieux encore puisqu’il projette les informations directement dans le champ de vision. Mais il est encore loin d’être généralisé et reste souvent réservé aux finitions hautes ou proposé en option. À l’heure où les écrans coûtent de moins en moins cher, on aimerait donc que l’écran face au conducteur redevienne la norme plutôt qu’un équipement facultatif.

3 – Une molette pour régler la luminosité

C’est un détail, mais il illustre parfaitement la manière dont certaines fonctions simples se sont compliquées avec la numérisation des habitacles. Pendant longtemps, régler la luminosité des compteurs demandait un seul geste. Une petite molette, placée à gauche du volant ou à proximité de l’instrumentation, permettait d’adapter instantanément l’intensité de l’éclairage. Aujourd’hui, avec la multiplication des écrans, la fonction n’a pas disparu. Elle a été déplacée… Et c’est parfois (souvent) très compliqué d’y accéder !

Ce n’est évidemment pas insurmontable, mais on ne peut pas dire que cela soit une évolution de bon sens. La nuit, lorsque la luminosité d’un écran devient gênante, on aimerait simplement pouvoir tendre la main et tourner une molette. Certaines voitures adaptent automatiquement l’intensité en fonction de la lumière ambiante, mais le résultat n’est pas toujours parfait. Une bonne vieille commande manuelle ferait encore très bien le travail. Il ne devrait pas y avoir de honte à remettre des boutons physiques.

4 – Une vraie roue de secours

Elle a longtemps fait partie de l’équipement de base. Aujourd’hui, trouver une véritable roue de secours sous le plancher du coffre devient presque une surprise. Elle a progressivement été remplacée par une bombe anticrevaison ou un petit kit composé d’un compresseur et d’un produit colmatant. La logique est facile à comprendre : une roue supplémentaire prend de la place, ajoute du poids et coûte plus cher à produire.

Sur une voiture électrique, ces arguments prennent encore plus d’importance. Chaque kilo supplémentaire joue sur la consommation et donc sur l’autonomie. Les batteries occupent également beaucoup d’espace sous le plancher, ce qui laisse moins de liberté pour intégrer une roue complète. Mais au moment de la crevaison, c’est tout de suite moins drôle… Un kit peut être utile lorsqu’un petit objet a perforé la bande de roulement. Mais face à un pneu déchiré ou une fuite importante, ça ne sert plus à grand chose !

5 – Une lunette arrière qui s’ouvre séparément

Voilà un équipement qui n’a jamais été indispensable, mais qui pouvait se montrer super pratique. Sur certains breaks, SUV ou monospaces, il était parfois possible d’ouvrir uniquement la lunette arrière sans lever tout le hayon. Un système très pratique pour déposer rapidement un sac, récupérer une veste ou charger un petit objet. Dans un parking souterrain ou contre un mur, ouvrir entièrement un grand hayon peut parfois être compliqué. Avec une lunette indépendante, le problème ne se posait pas.

Cette solution ajoutait évidemment des charnières, des joints et un mécanisme supplémentaire. Dans une industrie qui cherche à simplifier la fabrication et à réduire les coûts, elle a peu à peu disparu. Dommage, car c’est typiquement le genre d’équipement dont on ne comprend l’intérêt qu’après l’avoir utilisé pendant quelques années.

Bonus : les phares escamotables

Allez, il faut savoir se faire plaisir dans la vie. Et si on ressuscitait les phares escamotables ? Alors oui, ils ajoutent du poids, compliquent l’aérodynamique, nécessitent un mécanisme supplémentaire et ne correspondent plus aux caractéristiques actuelles en matière de sécurité. Mais il suffit de voir une Mazda MX-5 de première génération, une Ferrari Testarossa ou une Lamborghini Countach ouvrir ses phares pour comprendre pourquoi ils gardent une place particulière dans l’imaginaire automobile.

À une époque où les marques rivalisent de signatures lumineuses complexes et de bandeaux LED traversant toute la face avant, deux phares qui sortent doucement du capot ont finalement quelque chose de délicieusement simple. Celui-là, on ne le réclame donc ni pour le confort, ni pour la sécurité. Juste parce que c’était cool.

Cet article vous a plu ? Lancez la discussion

Accéder au forum

Nos guides