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Après avoir déjà assoupli à plusieurs reprises leurs objectifs, nos amis Anglais pourraient à nouveau freiner l’électrification. Sous pression, le Premier ministre Keir Starmer a vraisemblablement décidé d’abaisser le quota attendu pour 2030 de 80 à 50 % !
Le Royaume-Uni avance à tâtons sur la fin des voitures thermiques. Initialement fixé à 2030, puis repoussé à 2035 par le gouvernement de Rishi Sunak, le calendrier avait été partiellement rétabli après l’arrivée au pouvoir des travaillistes. Londres avait alors décidé de maintenir l’interdiction des modèles thermiques (essence ou diesel) à partir de 2030, avec une période de transition pour les hybrides. Mais face aux difficultés rencontrées par l’industrie, Keir Starmer semble désormais prêt à faire des concessions.
Au cœur du débat, se trouve le mandat ZEV (pour Zero Emission Vehicle). Entré en vigueur en 2024, ce mécanisme oblige les constructeurs automobiles à réaliser une part croissante de leurs ventes avec des modèles qui ne produisent aucune émission à l’échappement. Le quota avait été fixé à 22 % la première année, avant de passer à 28 % en 2025 puis à 33 % en 2026. La trajectoire devait ensuite conduire le marché britannique jusqu’à 80 % de voitures entièrement électriques en 2030, puis à 100 % en 2035.
Cette feuille de route pourrait toutefois être largement remaniée. Selon les informations du Sunday Times rapportées par The Times, Keir Starmer aurait tranché en faveur d’un objectif limité à 50 % de voitures électriques en 2030. Le Premier ministre britannique se serait ainsi rangé du côté du ministre du Commerce, Peter Kyle, au détriment d’Ed Miliband, chargé de la politique énergétique et de la neutralité carbone. À ce stade, une fourchette comprise entre 50 et 70 % resterait néanmoins envisagée…
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Voitures 100 % électriques Made in Europe : que faire des Britanniques ? La France prend position !Aucune modification n’est encore définitivement actée. Le gouvernement doit lancer une consultation avant de préciser la nouvelle trajectoire, qui devra également obtenir l’approbation des administrations décentralisées. En parallèle, Londres pourrait maintenir l’interdiction des ventes de voitures thermiques après 2030. Selon les projections, ce potentiel assouplissement devrait profiter principalement aux modèles hybrides. Ils pourraient représenter jusqu’à la moitié du marché à cette échéance.
Cette décision du premier ministre britannique répond aux inquiétudes exprimées par les constructeurs et les syndicats. Ces derniers redoutent que des quotas trop élevés n’entraînent des suppressions d’emplois et un désengagement industriel. Le syndicat Unite estime notamment que le mandat actuel fragilise l’emploi automobile britannique. Sharon Graham, secrétaire générale du syndicat, a déclaré que « si le gouvernement reste les bras croisés, il sera responsable du déclin de l’industrie automobile britannique ».
De leur côté, les marques doivent consentir d’importantes remises ou acheter des crédits lorsqu’elles ne parviennent pas à respecter leurs obligations.
Si elle venait à être officialisée, cette nouvelle révision confirmerait l’instabilité de la politique automobile britannique. Elle pourrait surtout brouiller le signal envoyé aux automobilistes et aux entreprises qui ont déjà investi dans les véhicules électriques ou les infrastructures de recharge. Affaire à suivre !
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