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La voiture électrique gagne du terrain dans les intentions d’achat des Français. Selon le baromètre Alphabet France x Ifop 2026, 24 % des actifs choisiraient désormais un modèle 100 % électrique pour leur prochaine voiture, contre seulement 17 % un an plus tôt. Une progression portée notamment par le poids croissant du budget carburant.
Dans les trajets du quotidien, le thermique reste très largement majoritaire. Mais lorsqu’il s’agit d’imaginer leur prochaine voiture, les actifs français semblent déjà regarder ailleurs. C’est l’un des principaux enseignements de la dixième édition du baromètre réalisé par l’Ifop pour Alphabet France, menée du 22 au 26 juin 2026 auprès de 1 002 actifs français.
Sur le terrain, la transition reste encore lente. Parmi les actifs qui prennent leur voiture pour aller travailler, 84 % roulent toujours en thermique. Les modèles dits « électrifiés », qui regroupent les modèles 100 % électriques, hybrides simples et hybrides rechargeables, représentent 15 % du parc utilisé, contre 14 % un an plus tôt.
Mais les intentions d’achat racontent une tout autre histoire. En cas de changement de véhicule, 60 % des sondés choisiraient désormais une motorisation électrique ou hybride, contre 52 % en 2025.
Le 100 % électrique réalise à lui seul le bond le plus significatif: 24 % des actifs l’envisagent pour leur prochain véhicule, contre 17 % l’an dernier. À l’inverse, essence et diesel ne recueillent plus que 38 % des intentions, après 45 % en 2025.
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Les prix des carburants jouent notamment un rôle important : 73 % des actifs déclarent que leur volatilité les pousse à envisager un véhicule électrique. Pour 28 % des personnes interrogées, il s’agit même de leur motivation principale. Si elle tend à diminuer par rapport aux années précédentes, la dimension écologiuqe reste également un argument important. Elle est citée par 49 % des répondants, contre 56 % en 2025 et 50 % en 2024.
Le plaisir de conduire, souvent mis en avant par les constructeurs, semble en revanche peser beaucoup moins lourd dans la balance. Il ne recueille plus que 17 % des citations, contre 27 % un an auparavant.
Une forme de contrainte apparaît également dans les réponses. Si 34 % des actifs considèrent que la voiture électrique représente l’avenir, 27 % pensent qu’ils n’auront bientôt plus d’autre choix, contre 21 % en 2025.
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Réforme de l’éco-score : des mauvaises surprises en vue pour les aides à l’achat des voitures électriques ?L’intérêt grandissant pour l’électrique ne signifie pas pour autant que tous les obstacles ont disparu. Chez les conducteurs de véhicules thermiques et hybrides, 39 % se disent aujourd’hui prêts à passer au 100 % électrique, contre 32 % en 2025.
Le prix d’achat reste néanmoins le premier frein, cité par 63 % d’entre eux, un niveau qui évolue peu. À l’inverse, 58 % des actifs intéressés par l’électrique considèrent les économies réalisées à l’usage comme un avantage concret.
L’autonomie continue également d’inquiéter 40 % des conducteurs de voitures thermiques, alors que les modèles neufs annoncent généralement entre 300 et 600 km d’autonomie en cycle WLTP selon leur batterie.
Le temps nécessaire pour récupérer de l’énergie constitue un autre obstacle : 42 % des répondants jugent la recharge trop longue, contre 40 % en 2025. Et 37 % déclarent toujours ne pas pouvoir brancher leur voiture chez eux ou sur leur lieu de travail.
A l’inverse, les doutes concernant ses bénéfices environnementaux reculent. Ils ne concernent plus que 37 % des répondants, contre 42 % en 2025 et 49 % en 2024.
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