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La société MDI pour Motor Development International développe des voitures à air comprimé. Elle s’est associée avec l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) pour se pencher sur la technologie de la recharge.
Ils ont développé un prototype de station service ultra rapide pour faire le plein en 3 minutes. La société travaille sur plusieurs types de véhicules. Celui que je trouve le plus intéressant est le modèle City Flow Air qui est déclinable en berline, monospace et break.
MDI a fait appel au Laboratoire d’Electronique Industrielle de l’EPFL pour développer un prototype de station de recharge rapide d’air comprimé : 3 minutes de charge pour 70 km d’autonomie.
Le problème de la technologie a air comprimé tient au fait que lors du transfert accéléré, l’air injecté dans le réservoir du véhicule se réchauffe. Cette augmentation de température induit directement une dilatation donc une augmentation du volume d’air. Une fois l’opération de remplissage terminée, le volume d’air reprend peu à peu la température ambiante et se refroidit, faisant diminuer le volume d’air dans le réservoir (par rétractation), engendrant directement une baisse de pression dans le réservoir et donc une baisse de l’autonomie du véhicule.
Le procédé de recharge trouvé à l’EPFL se déroule en 2 étapes :
La voiture à air comprimé est une véritable alternative en matière de mobilité douce. Elle comporte de sérieux avantages par rapport aux voitures électriques, qui posent des problèmes aussi bien techniques qu’environnementaux : les batteries ont une durée de vie restreinte, les ressources mondiales de lithium sont loin d’être éternelles et le temps de recharge est colossal par rapport aux voitures à essence. Sans compter que les batteries d’un véhicule électrique se déchargent sur le long terme, même sans activité.
Dans la voiture à air comprimé, en revanche, il n’y a pas d’éléments qu’il faut remplacer régulièrement. Par ailleurs, la pression contenue dans le réservoir de ces véhicules ne diminue pas lors d’un stationnement prolongé.
En raison de leur autonomie faible, les voitures à air comprimé ont un champs d’action restreint : les déplacements urbains courts. Dans tous les cas, le professeur Alfred Rufer de l’EPFL estime pour sa part que les êtres humains doivent réduire leur consommation énergétique et rediscuter les paramètres de fonds : « Nul besoin pour l’être humain d’aller activement vers la décroissance. Si les réserves d’énergie et de matières premières s’épuisent, nous allons la subir tôt ou tard. »
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@Pépélemoko
Vous posez une bonne question :"Alors comment se fait-il que Tata, grand constructeur automobile, tarde tant à mettre en circulation leur véhicule de construction simpliste, aussi sécurisant que leurs engins actuels, d’autant plus que MDI affirme que son moteur fonctionne ?"
Il est certain que le moteur MDI fonctionne, mais votre post suivant met bien en évidence un problème : la difficulté à faire le plein d'air !
Le deuxième problème (le plus crucial ) est que la quantité d'énergie disponible dans de l'air comprimé est insuffisante pour propulser un véhicule sur une distance raisonnable, sauf à avoir une voiture ultra-légère et un énorme réservoir d'air. Il faudrait un facteur de 10, au moins, pour avoir une autonomie décente : un réservoir de 3 m3 ou une pression de 3000 bars ou une combinaison des deux. On en arrive toujours à la même conclusion : en dehors de marchés de niche, la voiture à air n'a aucun avenir.
Je m'informe tout azimut sur cette technologie et je me pose la question du compresseur à domicile car 300 bars ce n'est pas rien !
Il semble qu'il faille une technologie à pistons, que le coût d'achat et le volume ne soit pas négligeables ainsi que la consommation électrique et le bruit !
C'est bien autre chose qu'une prise 16 ampères !
Toute cette envolée de points de vue, c'est atterrant et il est vrai qu'un essai d'autonomie sur circuit fermé permettrait d'y voir clair.
En admettant que Guy Nègre soit un furieux partisan du véhicule à air comprimé qu'il n'a fait pourtant qu'améliorer (tram nantais à air comprimé au 19ème siècle) on comprend mal sa position.
Ayant fait un voyage en Inde je me suis fait littéralement gazé par un de leur engin embarquant 6 personnes grâce à un moteur de scooter et je comprend leur attirance pour le moteur à air comprimé d'autant plus qu'il créée du froid quand chez eux il fait chaud et qu'ils ont plus besoin de climatisation que de chauffage !
Alors comment se fait-il que Tata, grand constructeur automobile, tarde tant à mettre en circulation leur véhicule de construction simpliste, aussi sécurisant que leurs engins actuels, d'autant plus que MDI affirme que son moteur fonctionne ?