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Xavier Bartone, le patron de Lexus France, critique le passage forcé au tout-électrique en Europe. Selon lui, cette stratégie ne répond pas à la demande et fait perdre de l’argent aux constructeurs.
Lexus avance un peu à contre-courant du marché automobile… Alors que de nombreux constructeurs accélèrent leur transition vers le tout-électrique, la marque haut de gamme de Toyota continue de défendre une stratégie multi-énergies basée principalement sur l’hybride. Une prudence assumée par Xavier Bartone, son directeur en France.
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Lexus enterre sa future berline électrique… sans renoncer à ses innovationsSelon le dirigeant, la voiture électrique est « difficilement rentable » pour les marques. Il estime que son coût de production serait « au moins 20 % » plus élevé que celui d’un modèle thermique comparable. Dans une interview accordée à Auto Infos, il a déclaré que les pertes peuvent atteindre « entre 1 000 et 3 000 euros par exemplaire vendu ».
Xavier Bartone pointe notamment le rôle des offres de financement. Pour rendre les VE plus attractifs, les marques proposent des loyers « qui ne tiennent pas suffisamment compte de leur valeur réelle sur le marché de l’occasion ». Mais comme leur valeur de revente reste difficile à anticiper, la rentabilité des contrats de location est difficile à garantir.
D’après lui, même les firmes chinoises ne gagneraient pas d’argent sur leurs voitures électriques. M. Bartone remet directement en cause la rapidité de la transition imposée en Europe. Il estime que les objectifs réglementaires poussent les marques à vendre davantage de voitures électriques, alors que la demande des automobilistes n’évolue pas au même rythme. Un véritable « non-sens économique » selon lui.
Cette position rejoint logiquement celle de Toyota. Le géant japonais mise depuis près de trente ans sur l’hybride, une technologie qu’il a largement contribué à démocratiser avec la Prius. Toyota revendique près de 37 millions de véhicules hybrides vendus dans le monde, contre environ un million de modèles électriques ou à pile à combustible. Lexus propose pour sa part des modèles hybrides depuis 2005 et en a écoulé environ deux millions.
La marque ne compte toutefois pas rester à l’écart du marché électrique. Elle propose le SUV RZ (l’UX n’est plus disponible en électrique) et s’apprête à lancer la nouvelle ES. La berline sera proposée en versions hybride et électrique, avec un tarif de départ annoncé identique de 67 200 euros. Un grand SUV baptisé TZ est ensuite attendu au début de l’année 2027, avant l’arrivée d’un modèle compact destiné à remplacer l’actuel UX.
Lexus TZ : cet énorme SUV électrique 6 places sera disponible en France d’ici 2027Pour l’heure, les voitures électriques ne représentent que 6 % des ventes de Lexus en France. Une proportion très faible dans le segment haut de gamme. Toutes motorisations confondues, Lexus prévoit de vendre 7 000 voitures en France cette année, contre 6 000 l’an dernier, soit seulement 0,2 % de part de marché dans l’Hexagone.
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"cette stratégie ne répond pas à la demande et fait perdre de l’argent aux constructeurs"
La souveraineté énergétique et l'environnement on s'en fou par contre, très beau discours
Stratégie du gars qui sait qu'il ne vendra plus rien en Asie car 100% VE (chinois) et plus rien aux US (taxes à gogo et isolationnisme ), mais qui veut quand même écouler ses fumeuses surfacturées en Europe peu importe les conséquences pour lui, sa famille, son pays ou sa planète.
Pas de problème. Tout est normal.
Franchement pour dire après des semaines d'incendies catastrophiques qu'il faut ralentir la transition vers l’électrique, il faut venir d'une autre planète! Toyota/Lexus ont bâclé la bascule sur l'électrique pur et maintenent ils veulent que tout le marché fasse marche arrière pour qu'ils restent compétitifs.