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Pour passer du thermique à l’électrique, il faut qu’un maximum de conditions soient réunies : le prix, les infrastructures, les technologies ou encore les politiques publiques. Dans un baromètre publié il y a quelques jours, BNP Paribas Mobility et l’Observatoire Société & Consommation apportent un éclairage intéressant sur l’évolution de la transition des particuliers vers la voiture électrique.
Toutes les conditions sont-elles réunies pour que la transition vers la voiture électrique soit la plus naturelle possible ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les auteurs du rapport « Indicateurs de bascule vers la mobilité électrique » publié il y a quelques jours.
On découvre qu’en 2025, l’indicateur de transition pour les particuliers s’établit à 4,9/10, contre 4,6 un an plus tôt. Une progression modeste, qui traduit davantage une amélioration de l’environnement de l’électrique qu’un basculement massif des automobilistes. Dans le détail, les conditions d’usage s’améliorent, mais l’acte d’achat reste hésitant.
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Leasing social des voitures électriques : un vrai intérêt pour le pouvoir d’achat des ménages modestesPremier signal contrasté : l’adoption. Chez les particuliers, la part des voitures électriques dans les immatriculations neuves est passée de 23 à 20 % en un an (attention, elle est passée de 16,9 à 20 % tous segments confondus). Sur le marché de l’occasion, la voiture électrique ne représente encore que 3 % des transactions. Quant au parc roulant, il demeure très largement dominé par le thermique, avec un peu plus de 3 % de véhicules électriques en circulation.
On constate dans ce rapport que le principal verrou reste économique. Près d’un non-acheteur sur deux cite le prix comme premier frein. Si l’écart moyen de prix entre modèles électriques et thermiques tend à se réduire, il est encore assez important.
Pourtant, les aides publiques ont été revalorisées. La prime coup de pouce est plus généreuse que l’ancien bonus et le leasing social a été reconduit avec un meilleur ciblage des ménages modestes. Mais dans le contexte de pouvoir d’achat contraint que nous traversons, ces dispositifs n’effacent pas totalement le différentiel à l’achat. Le prix des voitures électriques est encore trop élevé pour une majorité de ménages.
Sur le plan des infrastructures, les signaux sont plus encourageants. La fiabilité des bornes ouvertes au public progresse : près de 7 points de recharge sur 10 sont désormais disponibles 99 % du temps. Les temps de recharge rapide diminuent également et tombent en moyenne à 22 minutes. En revanche, les copropriétés mettent (beaucoup) trop de temps à être équipées. C’est partout là que vit un Français sur deux.
Enfin, des freins psychologiques persistent. Seuls 38 % des Français estiment que la voiture électrique remplacera totalement le thermique à terme. Et l’autonomie fait toujours partie des sujets sensibles. En 2025, à peine 4 % des modèles peuvent permettre de faire au moins 500 km, un seuil « rassurant » pour les longs trajets.

Bref, cette légère progression de l’indicateur n’est pas encore le révélateur d’une transition à grande échelle. Les conditions techniques s’améliorent, les politiques publiques sont en place, mais le déclic massif chez les particuliers n’a pas encore eu lieu.
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Si l'adoption se heurte evidemment à des freins long et complexe à déébloquer comme la recharge en copro.
il y a deja beaucoup d'automobiliste qui pourrait basculer sur du VE et qui ne le font pas par pur blocage psychologique. Au dela des aspects financiers, il me semble qu'une politiques plus "pédagogiques" serait la bienvenue.
voici deux exemples auquel je pense, il doit bien y avoir plein d'autre choses à faire que simplement donner de l'argent public ...
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Pardon, mais qui accepterait aujourd'hui que seulement sept pompes à essence sur 10 soient opérationnelles, soit presque un tiers hors-service? Je n'ai par ailleurs pas lu de parade contre le vol des câbles intégrées sur les bornes rapides qui est en plein boom.
Autre problème : j'ai dû quelques fois renoncer à faire une recharge sous pluie battante, impossible d'utiliser l'écran du téléphone - certes imperméable - mais ruisselant en dix secondes, or on a encore besoin de manipuler un écran de smartphone dans de nombreux cas de recharges (n serait que pour flasher le qr code) Parfois au contraire, écran illisible en plein soleil. L'écrasante majorité des bornes ne sont tout simplement pas à l'abri du soleil ni des intempéries.
Enfin je trouverais stupide la disparition totale des moteurs thermiques, si on arrive à décarboner totalement les trois quarts ou les 9 dixièmes des véhicules ce sera parfait. Quelqu'un qui ne sort vraiment en voiture qu'exclusivement sur des très longs trajets peut encore rouler dans des diesels ultra sobres sans être un ennemi public et sans perdre d'argent par rapport à la recharge en route (je viens de faire 2,9 litres aux cent sur ma C3 diesel de 1997 sur plus de 600 kilomètres en écoconduite avec vent arrière et temps doux, mon record, mais 3,5 litres sur ce type de moteur, c'est facile).
En revanche, ça y est, en occasion on commence à trouver de très bons véhicules électriques à des prix voisins de thermiques comparables. De toutes façons on sait tous que c'est le marché de l'occasion qui importe, et de plus en plus, dans le renouvellement du parc puisque les Français gardent leur véhicule plus de onze ans en moyenne et que les occasions récentes restent de l'ordre de un quart moins coûteuses que le neuf, maintenant le marché du neuf dans un marasme structurel par ailleurs inquiétant : combien de temps une industrie peut tenir avec un marché du neuf désormais résiduel?
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Une des verrous et pas des moindres, vient des concessionnaires qui ne veulent pas reprendre de VE et font tout pour dissuader les potentiels acheteurs de franchir le pas.
Stellantis empêtré aussi dans une usine de batteries qui ne peut plus lui fournir les batteries de certains 3008.
Un contexte populiste politique climato-sceptique qui a tendance à suivre la pensé Trumpiste qui présente le changement climatique comme étant la cause plus grosse arnaque ayant jamais existé.
Dons sachez le, si vous êtes inondés ou que votre maison brûle, ne vous inquiétez pas, c’est une arnaque, ça n’existe pas..🤷🏼♂️
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