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Tesla Model Y vs Renault Scenic E-Tech : le duel électrique au long cours

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Voilà une affiche de comparatif inédite : la dernière cuvée du Tesla Model Y, référence parmi les SUV électriques, trouve désormais sur sa route le Renault Scénic ! Un match gagné d’avance pour l’Américain ? Pas si sûr.

Il y a encore quelques années, si l’on avait dit qu’une Tesla et un Renault Scenic allaient se retrouver opposés dans un duel automobile, beaucoup auraient souri. La première symbolise la révolution électrique et numérique made in California (dans l’esprit en tout cas), le second évoque plutôt le monospace familial des années 1990. Mais les temps changent. Tesla s’est imposé comme une référence mondiale du SUV électrique avec son Model Y, qui devient, en 2025, une « deuxième génération » subtilement restylée. Renault, de son côté, a totalement réinventé le Scenic, désormais SUV compact, taillé pour affronter de front les stars du segment.

Ces deux modèles partagent une même promesse : offrir une grande autonomie, un espace généreux et un confort de voyage adapté aux familles. Mais leurs approches sont radicalement différentes. D’un côté, la rigueur technologique américaine, un minimalisme presque brutal et un rendement énergétique imbattable. De l’autre, le raffinement à la française, une ergonomie plus classique, un confort de suspension travaillé et une qualité perçue qui flatte l’œil. Voyons en détail comment se comportent ces deux « grands électriques familiaux » lors d’un essai comparatif sans concession.

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Design et gabarit : réalisme ou cubisme

Le Tesla Model Y 2025 n’a pas bouleversé sa silhouette, mais l’œil averti repère immédiatement les évolutions. Les boucliers redessinés s’inspirent du Cybertruck et du futur Cybercab, les projecteurs sont désormais reliés par une barre lumineuse, et l’arrière reçoit aussi une signature visuelle modernisée. Les jantes de 19 pouces à cinq branches changent, elles aussi, de dessin, donnant au SUV un look plus affûté. Sa longueur passe à 4,79 m (+3 cm), sa largeur atteint 1,92 m, sa hauteur 1,62 m. Bref, un gabarit conséquent qui en impose dans la circulation.

Le Renault Scenic adopte une philosophie différente. À 4,47 m de long, il se situe presque une catégorie en dessous, mais sa largeur de 1,91 m (rétros rabattus) reste imposante. Sa hauteur de 1,57 m le rend plus élancé, plus proche d’un crossover que d’un SUV massif. Ses lignes acérées, ses flancs creusés et ses nombreux jeux d’arêtes lui donnent une allure moderne et musclée, proche dans l’esprit de son cousin Peugeot e-3008.

Tesla joue toujours la carte du high-tech épuré. Les feux LED reliés en barres lumineuses, la caméra intégrée dans le bouclier avant, le hayon électrique ou encore les jantes redessinées participent à ce look futuriste. L’option Bleu Outremer métallisé facturée 1 300 € et l’intérieur blanc (1 190 €) accentuent le côté premium.

Le Tesla Model Y 2025 en détail :

Renault, lui, préfère la sophistication visuelle : peinture bicolore (600 € pour l’association Rouge Flamme et toit noir), jantes de 20 pouces au dessin travaillé, optiques LED Matrix au regard acéré. Le pack Iconic (5 500 €) apporte toit vitré panoramique occultant, système audio Harman Kardon et aides à la conduite avancées. Le Scenic séduit par une présentation plus chaleureuse, moins clinique que celle de Tesla.

Le Renault Scenic e-Tech 2025 en détail :

Motorisation et batterie : gros moteur ou grosse pile ?

Sous son plancher, le Tesla Model Y Propulsion Grande Autonomie embarque une batterie NMC de 79 kWh brut (75 utiles), associée à un moteur arrière synchrone à réluctance variable de 220 kW (299 ch) et 420 Nm. Il s’agit d’un bloc à aimants permanents de fabrication maison au rendement inégalé à ce jour.

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Le Renault Scenic E-Tech Autonomie Étendue mise davantage sur la capacité de sa batterie de 87 kWh nets utiles. Son moteur synchrone à rotor bobiné n’utilise pas d’aimants en néodyme (ce qui est plus économique et écologique) mais se contente de développer 220 ch et 300 Nm. Cela reste toutefois assez copieux pour se déplacer sans trainer.

Coffres et aspects pratiques : ça déménage en Tesla !

Le Tesla Model Y reste imbattable sur ce terrain. Avec 854 dm³ jusqu’au toit et 2138 dm³ une fois les sièges rabattus, il propose tout simplement le plus grand coffre de sa catégorie. Le plancher devient parfaitement plat grâce au rabattement (et au relèvement) électrique des dossiers, et le hayon motorisé facilite les chargements. Ajoutez un grand frunk à l’avant étanche avec une vis de purge, et vous comprenez pourquoi tant de familles choisissent le Tesla. La capacité de remorquage atteint 1 600 kg, une valeur qui élargit encore son champ d’usage.

Le coffre du Tesla Model Y 2025 :

Avec ses 440 dm³ VDA (545 litres en remplissant toutes les parties), le Renault Scenic joue dans une ligue inférieure. Mais il compense par des astuces : un plancher modulable, 36 litres de rangement sous le plancher, une trappe à skis et un hayon électrique. Sa capacité de remorquage est inférieure, elle aussi, (1 100 kg). En clair, le Scenic est suffisant pour une famille, mais Tesla domine de loin en volume et en modularité.

Le coffre du Renault Scenic e-Tech 2025 :

Places arrière : un Scénic plus lumineux

À l’arrière du Tesla, l’espace impressionne. Le plancher plat, le toit panoramique qui inonde l’habitacle de lumière et l’écran de 8 pouces au dos de la console centrale transforment l’expérience. Les enfants peuvent gérer eux-mêmes la climatisation, lancer Netflix ou un jeu vidéo. C’est spectaculaire, presque gadget, mais diablement efficace pour occuper des passagers. Dommage que les sièges encombrants et la ceinture de caisse haute génèrent un sentiment de confinement et puissent même rendre malade sur route sinueuse.

Le Renault Scenic adopte une autre logique. Pas d’écran secondaire, mais une ambiance plus chaleureuse et plus pratique. L’empattement généreux de 2,78 m offre beaucoup d’espace aux jambes, l’accoudoir central accueille smartphones et tablettes, et la visibilité est meilleure grâce à une assise plus haute et de larges surfaces vitrées. Le toit panoramique occultant, livré avec le pack Iconic, évite les surchauffes, ce qui compte lors de longs trajets estivaux. Ici encore, Tesla impressionne, Renault rassure.

Places avant et finition : un Américain à la rigueur allemande

Le Tesla Model Y 2025 a fait de nets progrès. Les sièges chauffants et ventilés, la console redessinée, les inserts alu, l’éclairage d’ambiance : tout respire un peu plus le premium. La qualité des matériaux est en hausse. Et toutes les parties du mobilier sont bien rembourrées. L’ergonomie minimaliste surprend encore : pas de combiné derrière le volant, tout passe par l’écran central, ce qui détourne trop souvent l’attention du conducteur.

L’intérieur du Tesla Model Y 2025 en détail :

Le Renault Scenic, lui, reste plus classique, pour ne pas dire « old school », avec ses nombreux boutons ou encore sa manette derrière le volant façon R25. Mais les commandes tombent sous le sens et le combiné d’instrumentation est parfaitement lisible et intègre un rappel de GPS. On regrette toutefois l’absence de ventilation des sièges et de réglage électrique côté passager. Les plastiques durs sont trop nombreux, notamment sur les parties basses du mobilier ou le haut des contre-portes à l’arrière. L’ambiance s’avère dès lors plus classique, mais moins chic que dans le Tesla Model Y.

L’intérieur du Renault Scenic 2025 en détail :

Multimédia et ergonomie : voiture à vivre ou smartphone roulant ?

Tesla mise tout sur son écran de 15,4 pouces, animé par un processeur AMD Ryzen qui le rend d’une fluidité remarquable. Le GPS planifie automatiquement les arrêts de recharge, les menus regorgent de fonctions, et la partie divertissement impressionne. Mais devoir détourner le regard pour lire sa vitesse reste un défaut agaçant.

Renault, avec Google Automotive, propose une expérience plus intuitive pour un conducteur habitué aux codes classiques. L’écran vertical affiche Google Maps, le Play Store ouvre la porte à des applications tierces, et surtout, le combiné derrière le volant fournit toutes les infos essentielles d’un coup d’œil. En termes de confort d’utilisation, le Scenic a un net avantage.

En ville : un Scenic moins encombrant et plus maniable.

Conduire le Model Y en ville, c’est jongler avec son gabarit. Sa largeur se fait sentir dans les rues étroites. Son diamètre de braquage de 12,13 m confirme qu’il n’est pas le roi du créneau parisien. La visibilité arrière, pénalisée par l’absence d’essuie-glace, oblige à faire confiance aux caméras. En revanche, la conduite à une pédale est très réussie : on se surprend à presque oublier la pédale de frein, tant la régénération est bien dosée.

Le Renault Scenic, plus compact et plus maniable, est immédiatement plus à l’aise en milieu urbain. Sa direction légère, son rayon de braquage court (10,9 m) et ses caméras 360° rendent les manœuvres plus faciles. La régénération est ajustable via palettes, ce qui permet d’adapter son style, mais elle ne permet pas une vraie conduite « one pedal ». L’amortissement filtre mieux les petites irrégularités, même avec les grandes roues de 20 pouces. Résultat : en ville, le Renault est clairement plus agréable.

Sur route : Renault dans la roue de Tesla

C’est sur les départementales que les deux philosophies apparaissent franchement. Le Tesla, avec ses 299 ch et sa propulsion, réagit instantanément à la moindre sollicitation. Les suspensions fermes assurent un excellent maintien de caisse et la direction, consistante, donne confiance. L’accélération est digne d’une sportive : 0 à 100 km/h en 5,6 secondes contre 7,9 s pour le Renault Scenic. Un écart important. On se prend donc à conduire le Model Y avec entrain et un plaisir certain.

Le Scenic adopte une attitude plus tranquille. Son moteur délivre ses 220 ch en douceur, la direction est légère, les suspensions absorbent mieux les bosses et la voiture invite davantage à la détente qu’à l’attaque. En augmentant le rythme, le comportement est un peu plus sous-vireur et la motricité du train avant atteint vite ses limites sur le mouillé. La prise de roulis est un peu plus prononcée mais reste maîtrisée grâce à un poids plus contenu que celui de l’Américain (1850 kg contre 1976 kg) et la tenue de cap reste très saine. En clair, Tesla fait vibrer par ses performances, Renault apaise par sa douceur.

Sur autoroute : un Scénic plus stable et mieux guidé

Sur voie rapide, le Tesla conserve son avantage en vitesse et en dynamisme. Les reprises sont franches, les dépassements rassurants. L’insonorisation a progressé, mais des bruits de roulement persistent, et la sensibilité au vent latéral se remarque au-delà de 150 km/h… donc sur autoroute allemande où le SUV américano-berlinois peut atteindre 201 km/h.

Le Renault Scenic, lui, plafonne à 170 km/h, mais ce n’est pas un problème en France. Il se distingue par un meilleur filtrage des bruits de roulement et une tenue de cap rassurante à vive allure. En revanche, les bruits aérodynamiques se font plus présents à partir de 120 km/h en raison d’une aérodynamique moins favorable et en l’absence de vitrage latéral feuilleté.

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Côté aides à la conduite, le match est sans appel : l’Active Driver Assist de Renault, stable et efficace, se montre plus agréable que l’Autopilot Tesla de base, agaçant avec ses rappels permanents. Le FSD Tesla reste très cher et toujours perfectible avec de nombreuses déconnexions et même un « mode punition » qui vous empêche de l’utiliser si vous multipliez les erreurs. Ne prenez donc surtout pas en option l’Autopilot amélioré qui n’améliore rien du tout !

Consommation, autonomie et recharge : Tesla, maître de l’énergie

L’efficience reste le point fort de Tesla, qui annonce 14,2 kWh/100 km de consommation mixte en cycle mixte WLTP. En usage réel, comptez 16,5 kWh/100 km de moyenne et 21-22 kWh/100 km maximum en roulant à 130 km/h. Le Scenic avoue 16,8 kWh/100 km WLTP mais réclamera plutôt 18 kWh/100 km en usage mixte et 26 kWh/100 km à 130 km/h. Au final, les deux rivaux présentent un rayon d’action similaire, à savoir 350 km sur voie rapide et plus de 500 km en ville. Mais Tesla apparaît clairement moins gourmand et donc moins coûteux sur long trajet tout en offrant des dépassements plus fulgurants.

En recharge, la différence est aussi marquée. Tesla accepte jusqu’à 250 kW en DC et surtout bénéficie de son réseau de Superchargeurs, fiable et parfaitement intégré au planificateur d’itinéraire qui fait toujours référence lui aussi. Le SUV Renault plafonne à 150 kW, ce qui reste correct, mais ne compense pas l’absence d’un écosystème aussi fluide, même si son planificateur fonctionne à merveille et qu’il peut lui aussi se recharger chez Tesla (en téléchargeant l’application et en se créant un compte). Le Scenic propose en revanche une option AC 22 kW (1 500 €), utile en ville ou sur bornes publiques, ainsi que les fonctions V2L et V2G, encore marginales mais intéressantes.

Prix et garantie : Garantie sans conditions chez Tesla

Le Tesla Model Y Propulsion Grande Autonomie s’affiche à partir de 46 990 €. Notre version, avec options de peinture et d’intérieur, atteint 53 280 €. La garantie est de 4 ans ou 80 000 km, et 8 ans/160 000 km pour la batterie sans nécessité de révisions annuelles obligatoires.

Le Scenic commence également à 46 990 €, mais pour bénéficier d’un équipement comparable (version Iconic), il faut monter à 52 490 €. La garantie est de 3 ans/100 000 km (8 ans/160 000 km pour la batterie), avec des révisions annuelles. Au final, Tesla offre un rapport prix/équipement plus favorable.

Précisons que le Scenic est fabriqué en France à l’usine de Douai alors que le Tesla Model Y sort de l’usine de Berlin, ce qui donne droit dans les deux cas à la prime CEE dite « Coup de pouce » pouvant atteindre (selon conditions de revenus) jusqu’à 4200 € sur le Tesla et 4240 € sur le Scenic.

Conclusion : victoire aux points sans KO

Le duel entre Tesla Model Y et Renault Scenic illustre deux visions opposées de l’électrique familial. Tesla reste le champion de l’efficience et des aspects pratiques, avec un coffre géant, une autonomie réelle très compétitive et un réseau de recharge inégalé. Mais il conserve des défauts irritants : confort ferme, aides à la conduite intrusives, visibilité arrière pénalisée.

Le Scenic mise sur d’autres arguments : un confort de suspension supérieur, une habitabilité arrière bien pensée, une ergonomie plus naturelle et une assistance à la conduite de qualité. Il est moins performant et moins efficient, mais plus agréable en ville et sur route à rythme tranquille.

En clair, le Tesla séduit par son efficacité et sa logique technologique, le Renault par son confort et son humanité. Aux familles de choisir ce qui compte le plus pour elles : la rationalité américaine ou le charme pragmatique à la française.

Tesla Model Y Propulsion Grande Autonomie 2025

On aime :

  • Rendement énergétique exceptionnel
  • Comportement sûr et dynamique
  • Coffre immense et frunk
  • Finition améliorée, rangements nombreux
  • Réseau de recharge Tesla
  • Garantie plus longue et sans contraintes

On aime moins :

  • Un peu trop ferme en ville
  • Maniabilité médiocre dans les rues étroites
  • Aides à la conduite agaçantes
  • Visibilité arrière toujours moyenne.

Renault Scenic E-Tech 87 kWh

On aime :

  • Compacité et maniabilité en ville
  • Places arrière plus agréables
  • Confort de suspension supérieur
  • ADAS plus agréables et rassurants
  • Fabriqué en France

On aime moins :

  • Rapport performance/consommation peu favorable
  • Pas de frunk et volume de coffre moyen
  • Entretien annuel obligatoire pour la garantie
  • Équipement complet seulement avec finition Iconic

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