Pour Donald Trump, les gens qui roulent en voiture électrique souffrent d'une « maladie »

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Donald Trump s’en prend une nouvelle fois aux conducteurs de voitures électriques. Lors d’un discours à Las Vegas, le président américain a qualifié l’angoisse liée à l’autonomie de « maladie », tout en affirmant avoir supprimé une supposée obligation d’achat de véhicules électriques aux États-Unis…

Donald Trump n’a jamais caché sa méfiance à l’égard des voitures électriques. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain multiplie les critiques contre cette technologie et les politiques mises en place sous Joe Biden pour accélérer leur adoption. Son dernier discours à Las Vegas il y a quelques jours en offre une nouvelle illustration.

L’angoisse de l’autonomie qualifiée de « maladie »

Devant son auditoire, Donald Trump s’est attaqué à ce que les Anglo-Saxons appellent la « range anxiety », autrement dit la peur de manquer d’autonomie avant de trouver une borne. Selon lui, les propriétaires de voitures électriques commenceraient à s’inquiéter de leur prochaine recharge alors même que la batterie est encore suffisamment chargée. Une attitude qu’il a ouvertement qualifiée de « maladie », rien que ça !

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Derrière la provocation, le sujet de l’autonomie et de la recharge reste bien réel aux États-Unis. Le réseau public est toujours très inégal selon les régions, notamment dans les zones rurales et loin des grands axes. Pour les automobilistes qui ne peuvent pas recharger à domicile, l’usage quotidien d’un véhicule électrique demande donc davantage d’anticipation. Ce n’est pas une « maladie », mais bien une contrainte d’usage.

Pas d’obligation d’acheter une voiture électrique

Donald Trump a également affirmé avoir mis fin à une « obligation » qui aurait forcé les Américains à acheter des véhicules électriques. Une présentation trompeuse. L’administration Biden n’avait jamais instauré d’interdiction des voitures thermiques ni imposé aux particuliers d’acheter un modèle électrique.

L’objectif fixé à l’époque était que la moitié des véhicules neufs vendus en 2030 soient des modèles zéro émission. Plusieurs normes sur les émissions poussaient parallèlement les constructeurs à électrifier davantage leurs gammes, mais sans forcer la main. C’est comme si on disait que les dispositifs déployés en France (prime Coup de pouce, leasing social, etc.) obligeaient les automobilistes à passer à l’électrique. C’est faux.

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a fait le choix de revenir sur une partie des mesures déployées sous l’ère Biden. Il a notamment supprimé le crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars qui permettait aux conducteurs du pays de l’oncle Sam de passer plus facilement à l’électrique. Aujourd’hui, il ne reste que quelques aides locales.

Un marché américain qui tire la langue

Et cette décision n’a pas été sans conséquence… Au cours du deuxième trimestre 2026, les voitures électriques n’ont représenté que 5,8 % des ventes de véhicules neufs aux États-Unis. Leur progression s’est essoufflée par rapport aux années précédentes. Un recul qui s’explique à la fois par la suppression des aides, le prix des véhicules électriques aux États-Unis et un climat général de méfiance autour de l’électrique.

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