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Jusqu’ici, nous étions principalement habitués à voir des bus soit électriques, GNV (gaz naturel) ou thermiques. Les modèles fonctionnant avec un moteur hybride rechargeable sont assez rares. Le géant Scania décide pourtant de miser sur cette technologie et dévoile un nouveau groupe dérivé du « Scania Super ».
Avec son nouveau moteur hybride rechargeable pour les bus, Scania veut proposer une voie alternative. Annoncé avec une autonomie d’environ 80 km en mode électrique, le dispositif pourrait permettre aux bus de circuler dans des centres-villes soumis à des restrictions, tout en conservant la souplesse d’un moteur thermique pour les longs trajets. L’entreprise suédoise précise que ce nouveau groupe PHEV est un dérivé du moteur thermique Scania Super déjà commercialisé depuis un certain nombre d’années.
L’initiative vise en particulier le segment des autocars, qui jusqu’ici ne disposaient pas d’alternative électrifiée crédible. Là où les bus urbains ont commencé à se convertir massivement à l’électrique, les liaisons interurbaines et touristiques restent assez dépendantes du diesel. Une technologie hybride rechargeable pourrait donc permettre de franchir un pas de plus vers l’électrification, sans imposer un changement radical de modèle économique aux opérateurs. C’est malin. D’un point de vue économique au moins.
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Scandale : des millions d’euros détournés avec des bus électriques qui n’existaient pasContrairement à un bus électrique, un bus PHEV ne serait pas aussi dépendant de la présence ou de la disponibilité des stations de recharge. Il pourrait quasiment toujours être rechargé au dépôt de l’opérateur et, en option, sur la route. Pour toutes ces raisons, il va de soi que ce moteur hybride rechargeable devrait sans aucun doute séduire les acteurs du secteur. Mais la pertinence d’une telle solution interroge. Les 80 km promis suffiront-ils réellement pour couvrir les besoins en zones à faibles émissions ?
Comme dans le domaine des voitures pour les particuliers, le risque est double : d’une part l’usage risque d’être principalement thermique, de l’autre cette technologie intermédiaire va ralentir la transition vers le « tout électrique ». Le PHEV va probablement séduire par sa simplicité, mais il risque de repousser l’investissement dans des bus 100 % électriques. Sans oublier que la production et l’entretien de deux motorisations embarquées complexifient le bilan environnemental global.
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Clairement si la batterie tiens 80km pour un bus, elle aura 0 soucis à alimenter la clim a l'arrêt sans besoin du moteur.
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ça n'évitera absolument pas ce phénomène! Pour quelle(s) raison(s) les chauffeurs laissent le moteur allumé quand ils attendent près d'un lieu touristique ? Principalement pour en assurer la climatisation... donc l'utilisation de la seule motorisation électrique n'y suffirait probablement pas (ou demanderait au moteur thermique de tourner pour recharger la batterie, ce qui reviendrait au même)
Donc ce genre de solution n'est probablement pas la meilleure...
C'est déjà le cas via l'arrêté ministériel du… 12 novembre 1963, article 2 : "Les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté, sauf en cas de nécessité, notamment lors des mises en route à froid."
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006861200