Pas de voiture électrique : Lidl prend une décision radicale pour ses employés allemands

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Le groupe Schwarz, maison-mère de Lidl, vient de prendre une décision très étonnante. Dorénavant, ses employés ont interdiction de choisir une voiture de fonction électrique. Mais pourquoi faire cela en 2026 ? La raison va vous étonner…

Cette décision peut sembler paradoxale pour une entreprise qui affiche d’importantes ambitions environnementales et déploie des bornes de recharge sur les parkings de ses magasins. Pourtant, la décision prise par le groupe Schwarz, maison-mère de Lidl, ne traduit pas un rejet définitif de la voiture électrique. Elle répond avant tout à un problème économique bien précis, lié à la gestion de sa flotte automobile en Allemagne.

Les salariés allemands sont concernés

D’après une info de Welt, repérée par nos confrères de l’Automobile Magazine, le groupe à la tête de Lidl et Kaufland a décidé de suspendre l’intégration de voitures 100 % électriques dans les nouvelles commandes de véhicules de fonction destinés à ses salariés allemands. Les collaborateurs qui doivent renouveler leur voiture devront donc se tourner vers d’autres motorisations, notamment thermiques ou hybrides.

Le groupe justifie cette décision par la « volatilité du marché automobile allemand » et par « les incertitudes qui entourent l’évolution de la réglementation ». La mesure ne concerne toutefois pas l’ensemble de ses activités européennes. Dans plusieurs autres pays, Schwarz continue de mettre en circulation des véhicules électriques.

Lidl ne fait pas de leasing

Pour comprendre ce choix, il faut se pencher sur le fonctionnement particulier de la flotte du groupe. Contrairement à la majorité des grandes entreprises, Schwarz ne loue pas ses voitures de fonction auprès de sociétés de leasing. Il les achète directement, les confie à ses salariés pendant quelques années, puis les revend sur le marché de l’occasion.

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Cette stratégie permet au groupe de conserver la maîtrise de ses véhicules, mais elle l’expose forcément à une perte de valeur. Et c’est tout le problème… La maison-mère de Lidl affirme que les voitures électriques se revendent « moins bien » que les thermiques comparables en Allemagne. La baisse de leur valeur résiduelle serait trop forte.

La fiscalité avantage l’électrique, mais…

Pourtant, les avantages fiscaux accordés aux voitures de fonction électriques sont importants. En Allemagne, un salarié qui dispose d’un véhicule électrique ne doit déclarer chaque mois que 0,25 % de son prix catalogue au titre de l’avantage en nature, contre 1 % pour une voiture thermique. Cette fiscalité encourage les entreprises et leurs employés à commander des véhicules neufs, mais cela ne change rien au problème de la revente.

Et en France ?

Cette décision prise en Allemagne n’a pas été généralisée à Lidl France. Au contraire, l’enseigne a même annoncé un investissement de 26 millions d’euros destiné au déploiement de 3 700 véhicules électriques dans l’Hexagone. Rappelons au passage que les entreprises françaises sont soumises à des obligations de verdissement de leurs flottes.

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Schwarz assure que cette décision prise sur le marché allemand est temporaire. Le groupe dit être prêt à réexaminer sa position si les conditions du marché de l’occasion s’améliorent. Il maintient parallèlement son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 et poursuit le développement de ses infrastructures de recharge. À la fin de son exercice 2025, il revendiquait plus de 24 000 points de recharge répartis sur près de 7 000 sites.

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