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Oui, il y a eu une grosse hausse des ventes de voitures électriques dans le monde en 2024

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Au cours de l’année qui vient de s’écouler, le marché mondial des voitures électrifiées a enregistré une progression remarquable (+ 25,6 %), démentant les rumeurs persistantes de ralentissement. En tout, les constructeurs automobiles ont écoulé 3,5 millions d’unités supplémentaires par rapport à 2023.

Des ventes en hausse de 25,6 %

Selon un rapport récent de Rho Motion relayé par Reuters, 17,1 millions de véhicules électrifiés (100 % électriques et hybrides rechargeables confondus) se sont vendus à l’échelle mondiale. C’est 3,5 millions d’unités de plus qu’en 2023. Cette croissance représente donc d’un côté une hausse continue, mais aussi une accélération du rythme de progression par rapport à l’année précédente, où l’augmentation était de 3,2 millions.

Mais ce n’était pas gagné. Durant toute l’année, une vague de désinformation médiatique a contribué à entretenir l’idée que les ventes de voitures électrifiées étaient en difficulté. Des titres alarmistes prétendaient que le marché était en ralentissement, voire en recul. Les chiffres révèlent une réalité tout autre. La Chine, par exemple, a enregistré une croissance impressionnante de 40 %. En Amérique du Nord, les ventes ont progressé de 9 %.

Une désinformation persistante

L’Europe, seule exception notable, a connu une légère baisse de 3 %, principalement attribuée à l’arrêt du bonus pour les voitures électriques en Allemagne à la fin de 2023. Ce retrait brutal des subventions a entraîné une diminution de la demande. La plupart des marques du Vieux continent ont d’ailleurs subi des revers. La part des voitures électriques a notamment reculé chez Volkswagen, Mercedes ou encore chez Porsche.

Les critiques ont également mis en avant une baisse apparente du taux de croissance en pourcentage, passé de 31 % en 2023 à 25 % en 2024. Pourtant, l’analyse des chiffres bruts démontre le contraire : la hausse de 3,5 millions d’unités en 2024 est supérieure à celle de 3,2 millions enregistrée l’année précédente. À mesure que le marché évolue et atteint des volumes plus élevés, les taux de croissance en pourcentage tendent à diminuer.

Il y a un autre facteur qui a contribué à la perception erronée d’un ralentissement : la baisse des ventes chez Tesla, leader historique des voitures électriques. Pour la première fois depuis 2011, le constructeur a enregistré un score en léger recul (-1 %). Cette contre-performance est davantage liée à des problèmes internes, modèles vieillissants et stratégies controversées, qu’à un désintérêt général pour les automobiles propres.

Les chiffres de Rho Motion ne donnent ni le score, ni la part exacte des 100 % électriques. Mais force est de constater que la courbe va dans le bon sens pour le 100 % électrique. La petite baisse en Europe est largement contre-balancée par la hausse dans les autres régions pour donner un bilan positif.

Le mois de décembre 2024 a d’ailleurs été le plus fort jamais enregistré avec un record à 1,92 million de modèles immatriculés. Des chiffres impressionnants, mais dopés par le marché chinois : l’empire du Milieu représente 60 % des ventes mondiales de voitures électrifiées.

Une tendance qui devrait s’accélérer en 2025

En parallèle, les ventes de voitures thermiques poursuivent leur déclin entamé en 2017. Depuis cette date, leurs immatriculations ont diminué d’environ 25 %. Et il est peu probable qu’elles retrouvent leurs niveaux antérieurs. Ce recul structurel reflète une transition globale vers des solutions plus propres. L’essence reste toutefois la motorisation préférée sur de nombreux marchés (en France), mais la tendance est en train de s’inverser.

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La propagation de fausses informations sur les ventes des voitures électriques n’est pas sans conséquence. Ces rumeurs influencent la perception des consommateurs. Elles peuvent même pousser les constructeurs automobiles et les gouvernements à réviser à la baisse leurs objectifs. Malgré ces obstacles, les données de 2024 confirment une tendance claire : la demande pour les voitures électrifiées est solide et continue de croître.

Les analystes s’attendent à une forte progression des ventes au cours de l’année qui vient de démarrer. L’arrivée de plusieurs modèles électriques abordables en Europe devrait permettre au marché de se relancer. Citons par exemple les Hyundai Inster, R5 électrique et Leapmotor T03. Volkswagen devrait aussi présenter l’ID.2 et Skoda lancera l’Epiq, un petit SUV électrique à 25 000 euros, dans le courant de l’année.

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Francztil y a un an

Pour l'intérêt de la planète, mais plus directement pour les poumons de mes concitoyens, les façades blanches dans les villes... j'accepte de garder ma voiture électrique pendant de nombreuses années, malgré son autonomie de (seulement) 420 km maxi en été (hors voies rapides), et quelques trajets vacanciers un peu plus longs. Et si les batteries évoluent, tant pis pour moi, je la garderai encore, et donc pas de pb de décote.
Ces quelques efforts (très relatifs) valent bien les bénéfices qui ne se limitent pas à mon seul intérêt.
Chacun est libre, certes, mais parfois il faudrait être un peu plus altruiste (même si je ne me sens pas modèle !).

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e-Lionelil y a un an

Le chiffre le plus important à suivre, c'est surtout les ventes de véhicules embarquant un moteur thermique : il faut que ce chiffre baisse drastiquement, peu importe la vente de BEV (Même si ce sont eux qui les remplacent).
Un schéma dans lequel les ventes de VT/PHEV/HEV augmentent en même temps que celles des BEV, c'est continuer à foncer droit dans le mur.
Et c'est pour cette raison que, en Europe, le dispositif CAFE et l'interdiction des moteurs thermiques en 2035 ne doivent plus jamais être remis en cause.

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Flip-7il y a un an

Complètement d’accord avec vous !

Et je voudrais ajouter la nécessité de suivre également en parallèle l’évolution de la décarbonation de la production électrique. En effet, ça ne sert à rien de rouler en électrique si l’électricité est produite à base de charbon, pétrole ou gaz.
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