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C’est officiel : Stellantis a mis en place une nouvelle hiérarchie de ses marques. Et de nombreux labels européens ne seront plus prioritaires. Certains sont même remis sous tutelle !
Lorsque Stellantis a été créé en 2021 avec la fusion de PSA/Opel et FCA, cela a donné naissance à un méga-groupe de 14 marques. Carlos Tavares avait alors immédiatement rassuré : aucune n’était menacée. Et elles ont bien toutes eu leur chance. Antonio Filosa, qui a pris la relève, reste sur la même longueur d’onde.
Pourtant, cinq ans après la naissance de Stellantis, plusieurs marques ont un bilan mitigé et semblent même en mauvaise forme avec des ventes faibles. C’est ainsi le cas de Chrysler, DS ou encore Lancia. Mais pas question pour Antonio Filosa de faire le ménage. Sûrement parce qu’il est conscient du caractère explosif de la chose.
Mais pour lui, toutes les firmes gardent une raison d’être, en visant un secteur de marché précis et/ou une région précise. Cela permet ainsi de jouer la complémentarité, un aspect facilité par le fait que beaucoup de projets sont désormais partagés par différents labels. En clair, tout ce qui ne se voit pas est partagé, seul l’extérieur est adapté !
Toutefois, si Antonio Filosa n’a pas osé supprimer des labels, il a concocté une nouvelle organisation des marques avec une hiérarchie de priorités claire !
Stellantis s’appuie désormais sur quatre marques mondiales présentant le plus fort potentiel en termes de volume et de rentabilité : Jeep, Ram, Peugeot et Fiat. Ces marques « sont les premiers lanceurs naturels de tous les nouveaux programmes et technologies à vocation mondiale ». Preuve qu’elles seront favorisées, elles vont capter 70 % des investissements prévus dans le nouveau plan stratégique pour les marques et les produits !
On note quand même qu’une parité a été retenue pour ces constructeurs en haut de l’échelle, avec deux marques d’origine américaine et deux marques d’origine européenne. Aux étages inférieurs, on aura donc surtout des européens, mais il faut dire qu’ils sont en surnombre dans le groupe et n’ont plus la vocation mondiale, notamment après des essais ratés.
Chrysler, Dodge, Citroën, Opel et Alfa Romeo seront maintenant considérées comme des marques régionales, en étant ainsi concentrées sur un continent, voire presque quelques pays. Et DS et Lancia vont carrément être classées comme des « marques de spécialité », sous tutelle. Lancia sera ainsi géré par Fiat tandis que DS sera géré par Citroën, des labels qui sont déjà mine de rien dans la deuxième classification !
L’ensemble de ces constructeurs ne recevra que 30 % de l’investissement. Mais le chiffre reste à nuancer. La somme servira à adapter des véhicules pour ces marques, à partir d’investissements faits à l’étage supérieur. On ne peut pas dire que ce seront les parents pauvres, mais clairement ils ne seront plus des priorités.
Ce sera ainsi un retour à la raison pour certaines marques, comme on le devine avec l’idée qu’Alfa n’aura plus vocation à partir à la conquête de l’Amérique du Nord. On imagine aussi que les nouvelles Citroën découleront davantage de projets initiés chez Fiat, les deux labels ayant un positionnement proche, alors que c’était quasiment l’inverse à la création de Stellantis !
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Ultra modulaire, recharge rapide : voici la nouvelle plateforme qui va transformer StellantisUn autre chiffre interpelle toutefois : 60 % des investissements concerneront l’Amérique du Nord, 40 % le reste des régions, donc l’Europe. Voilà qui confirme que ce nouveau plan stratégique balance beaucoup vers les Etats-Unis. Il a d’ailleurs été présenté de l’autre côté de l’Atlantique.
Mais on peut aussi nuancer ce chiffre en soulignant que cette zone historique d’une partie du groupe est très en retard dans la refonte et la relance des marques. Chrysler, Dodge et RAM ont eu peu de nouveautés au cours des dernières années, alors que les labels européens ont été plutôt bien servis. Un des objectifs du plan est ainsi de passer de 60 à 90 % de couverture du marché en Amérique du Nord.
Au global, d’ici 2030, plus de 60 lancements de nouveaux véhicules et 50 restylages majeurs sont prévus sur l’ensemble des marques et des motorisations, dont 29 véhicules 100 % électriques, 15 véhicules hybrides rechargeables ou électriques à autonomie étendue, 24 véhicules hybrides et 39 véhicules thermiques ou hybrides légers.
L’Europe aura le droit à 25 nouveautés et autant de restylages, preuve que le Vieux Continent restera bien servi. A noter que Stellantis n’a pas l’intention d’abandonner Maserati, dont la gamme sera élargie de deux nouveaux véhicules. L’avenir de la firme au trident sera précisé en fin d’année.
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C'est con, il faut mieux lancer les nouveautés avec une marque de luxe puis envoyer cela dans les généralistes... comme renault et dacia...
Bref les italiens ils ont planté chrysler, fiat et maintenant peugeot