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Les entreprises chinoises ont rapidement marqué leur désaccord avec les dernières orientations de Bruxelles pour favoriser le « made in Europe ». Sans doute ont-elles oublié que leur pays applique une politique encore plus stricte depuis les années 1980…
Bruxelles a dévoilé une proposition de loi majeure pour réindustrialiser le continent face à la concurrence chinoise. Cet Industrial Accelerator Act instaure en particulier des notions de préférence européenne dans certains secteurs, dont l’automobile. Pour profiter des divers avantages fiscaux, comme le bonus en France, les véhicules devront afficher un contenu local d’au moins 70 %, et une batterie de fabrication européenne.
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Comment cette future règle doit favoriser les voitures électriques produites en EuropeMais ce n’est pas tout, puisque la Commission Européenne prévoit d’instaurer des règles sur les investissements étrangers : restrictions d’actionnariat, transfert de technologies, obligations de retombées locales (investissement, emploi…). La Chine n’est pas spécifiquement nommée, mais personne n’est dupe.
Bien entendu, la réaction n’a pas tardé. La Chambre de commerce chinoise auprès de l’Union Européenne (CCCEU) a vivement critiqué ces dispositions, argumentant sur la nécessité de respecter les règles du libre-échange. La disposition qui fait bondir Pékin est surtout celle qui accorde des privilèges à certains pays partenaires.
Royaume-Uni, Japon, Canada sont ainsi évoqués et leurs produits pourraient bénéficier du label « Made in Europe », sous réserve de réciprocité. En clair, des composants électroniques produits au Japon pourraient entrer dans les 70 % de contenu Made in Europe d’une voiture électrique !
Cette disposition particulière mise à part, la Chine applique depuis longtemps des règles tout aussi strictes. Voire plus. Depuis les années 1980 et jusqu’en 2020, les constructeurs automobiles désireux de s’installer en Chine devaient nécessairement s’associer à une entreprise chinoise (choisie par le gouvernement) au sein d’une coentreprise. Cette dernière étant détenue en majorité par le partenaire chinois, qui bénéficiait d’un transfert de technologies automatique, toute production de cette entité commune lui appartenant de facto. Ces règles ont été fortement assouplies dans le secteur automobile, mais sont toujours en vigueur dans d’autres secteurs.
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La question de fond qui se pose c’est de savoir de quoi sommes nous le plus dépendants du pétrole où de voitures électriques ?
Une fois le pétrole est brûlé que reste-t-il ?
Une fois une fois une voiture electrique acheter les matériaux restént dans le pays.
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Si le gouvernement chinois nous demande de respecter le libre échange, nous on leur demande d'apprendre ce que sont les droits de l'homme, qu'ils ne semblent pas du tout connaitre, surtout dans la province du Xinjiang
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Le résultat de ces dispositions sera une accélération des implantations chinoises en Europe, avec le coté positif des usines encore présentes, mais cela n'empêchera nullement la reculade des constructeurs européens, et leur rachat partiel ou total par les groupes chinois pour certains, et la disparition pour d'autres.
On a déjà un exemple pour les batteries, avec CATL, Byd ou d'autres, qui montent des usines ( parfois, dans un premier temps, en joint venture ), mais on sait comment cela va se terminer, le savoir faire restant, LUI, Chinois.
La montée de Geely ( chez Mercedes et Renault) en est un bon exemple, l'investissement de CATL et Byd en Hongrie, en Espagne ( chez Stallantis ) également etc ...
En outre le rachat des usines Ford en Espagne, un autre exemple .
Dans le même temps, des boites comme Renault et Audi transfèrent leurs bureaux d'études ...en Chine .
Bref, le respect du libre échange aura ses limites ...financières et capitalistiques , comme c'est déjà le cas dans d'autres domaines comme l'électronique etc ...
Le retard des investissements de nos constructeurs, imposés aux gestionnaires par les actionnaires , dans les batteries, dans les plateformes dédiées, dans le 800V etc , a déjà des fortes conséquences, et cela a bien de fortes chances d'empirer, quand on observe les dernières annonces chinoises en matière de batterie et de superchargeurs ...
Il faut se souvenir que Diess a été viré pour cause de trop d'investissements pas rentables tout de suite, dans la plateforme MEB, les usines, les logiciels, les batterie, etc ...même si cette même plateforme permet au groupe de sortit des VE, non dépassés qui performent...maintenant (...) en Europe.
Penser que le retard pris, et ses obligations nouvelles suffira est à mon avis beaucoup trop optimiste .
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