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Le marché automobile américain est suspendu aux décisions à venir de la deuxième administration Trump. Devant son projet de supprimer le bonus écologique, les constructeurs paniquent.
L’élection de Donald Trump en tant que 47e Président des États-Unis inquiète le marché automobile américain. Trois semaines après la victoire du candidat Républicain, ses mesures à venir mettent en péril la voiture électrique.
La situation de l’industrie est déjà précaire, face aux investissements nécessaires pour la voiture électrique. La conséquence de ces dépenses colossales est une série de fermetures d’usines et de reports de la transition.
Outre-Atlantique, ces difficultés pourraient s’amplifier dans les prochains mois avec le changement de Président. Un des objectifs de Donald Trump est d’aider l’industrie pétrolière, et cela inclut de ralentir la progression du marché de la voiture électrique.
Les constructeurs ont décidé de se mêler à la politique du futur Président et l’ont mis en garde. Ils ont écrit une lettre ouverte au milliardaire pour lui expliquer l’utilité du bonus fédéral pour les voitures électriques.
« Même si les constructeurs automobiles investissent dans une flotte de véhicules de plus en plus connectés, automatisés et électrifiés, ils sont confrontés à des pressions géopolitiques et commerciales sans précédent – un point que vous avez également régulièrement soulevé pendant la campagne », a écrit John Bozella, le PDG de l’Alliance pour l’Innovation Automobile.
La lettre explique à Trump que le bonus écologique a une grande utilité sociale et écologique. Les constructeurs lui rappellent que ce bonus permet d’investir davantage, et d’augmenter le nombre d’emplois avec un bon salaire.
Les marques s’inquiètent également de la suppression des objectifs en matière d’émissions polluantes. Selon elles, leur suppression empêchera le marché de rester « prévisible » pour l’industrie automobile.
« Nous demandons à votre administration de promouvoir la stabilité et la prévisibilité dans les standards d’émissions liés à l’automobile », peut-on notamment lire dans ce chapitre de la lettre.
La voiture électrique n’est pas le seul bastion que défendent les constructeurs automobiles. En effet, ils veulent que l’administration implémente un cadre pour la voiture autonome. Ils prennent l’exemple du développement de ces technologies en Chine, où le gouvernement les encadre.
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A propos du lobbying sur les voitures autonomes, une vidéo de Not just bikes qui prédit un bien sombre futur pour les USA (et les administrations qui se laisseront charmer) : https://www.youtube.com/watch?v=040ejWnFkj0
En résumé, la voiture autonome prétend résoudre des problèmes qui ne se posent que parce qu'on est dans une logique de "voiture d'abord".
Les VA vont même amplifier les problèmes, en rendant les centre-villes encore plus dangereux pour les gens à pied, et couteux pour les infrastructures publiques.A l'inverse, dans les villes qui ont appliqué le "pieton d'abord", il n'y a pas de problème de circulation ou d'accidentologie. Il n'y a donc pas besoin de VA tout court.
Deux points qui font réfléchir :
- Une ligne de tramway transporte davantage de personnes à l'heure qu'une autoroute pour beaucoup moins cher en polluant beaucoup moins
- General Motors a racheté les lignes de tramway électrique dans les années 50, pour les pousser à la faillite et imposer ainsi le véhicule personnel dans les villes, quitte ensuite à endetter ces mêmes villes tout en les rendant inutilisables par les autres modes de transports.
De toute façon, s’il avait un cerveau, les constructeurs n’ont pas à s’inquiéter . Elon, Musk va faire changer d’avis trump 🤷♂️